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En Aure, c'étaient les mineurs

Publié le par REVEL Stephane

Ils y passaient douze heures par jour. Vous y restez quelques dizaines de minutes. Autant dire que vous allez beaucoup apprendre, en peu de temps, sur ce que vivaient les mineurs de Vielle-Aure. Munis d’un casque, nous pénétrons la mine réhabilitée de Coustou. Le plafond est bas : «Il ne faut pas oublier que les hommes d’il y a un siècle mesuraient 1,60 m en moyenne», rappelle notre guide temporaire. Temporaire car il laisse place à une visite automatisée au bout de quelques mètres. C’est parti pour 4 hectomètres de galeries où rien ne vous échappe sur les vies croisées de la mine et des mineurs. Ici, pas de coup de grisou, c’est une mine de manganèse, un métal utilisé dans la fabrication du chlore, notamment. Chaque galerie traversée a un rôle dédié. La première est l’artère principale, c’est la galerie d’allongement, la suivante «de recoupe» : l’accès aux cheminées et l’écoulement progressif du minerai. Enfin, les galeries de recherche où le minerai était peu à peu découvert et exploité. Au passage des visiteurs, les lumières s’allument et s’éteignent progressivement. Le temps de révéler les galeries reproduites et les représentations de mineurs. Leur teint grisâtre et leur visage famélique leur donnent un aspect fantomatique. Des faces de zombies en harmonie avec leurs dures conditions de travail. La voix automatique enchaîne les anecdotes sur les amendes grotesques dont ils écopaient pour «avoir fait leurs ordures dans la mine» ou «avoir laissé sa lampe allumée pendant le repos» : «Germinal», de Zola, criant de vérité. Vient la zone de tir «Gare à la mine», beugle la voix automatique précédant une explosion de dynamite imminente. Un procédé pour venir à bout du manganèse récalcitrant. Une réalité pour ceux qui en périssaient parfois : «Un mineur était resté sur un chantier dont les mines étaient allumées» car «la photo de sa promise était restée dans sa veste». La visite s’achève en chanson. «Quand les mineurs seront partis, nous les suivrons sans doute.» Les visiteurs, eux, les ont accompagnés avec un brin d’émotion.

Informations pratiques

Espace muséographique et boutique à la fin du parcours.

Aller vers Saint-Lary-Soulan, puis suivre la route départementale 123.

Informations au 05.62.39.46.19 . Ouvert tous les jours, de 10 heures à 12 heures et de 14 heures à 19 heures. Tarif: adultes, 7,50 € ; enfants de 6 à moins de 12 ans, 5 €.

Publié le 03/08/2013

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