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Les mines vont-elles refleurir en France avec Variscan mines ?

Publié le par REVEL Stephane

En 2030, dans le nord du département de la Sarthe, une mine de cuivre, embauchant 300 salariés, exploitée durant une quarantaine d'années. En comptant les emplois indirects, de quoi faire vivre 1.000 à 1.500 personnes.

Pour l'instant, ce projet est encore enfoui dans les cartons. Mais c'est l'objectif de Variscan, société orléanaise de cinq ingénieurs spécialisés dans la prospection minière. Fondée en 2010 par des anciens du BRGM, elle est détenue à 100 % par des capitaux australiens.

Le 17 juin, Variscan a reçu un permis exclusif de recherche pour une zone correspondant à 205 km ², dans le nord de la Sarthe et au sud de la Mayenne. Cette première autorisation, renouvelable, court jusqu'en 2018.

Un feu vert emblématique. Il illustre la volonté publique de relancer l'activité minière sur le territoire national, dont la France s'était détournée depuis une trentaine d'années.

Un choix gouvernemental lié à la nécessité de sécuriser l'approvisionnement en matières premières mais aussi à maintenir la présence d'une industrie lourde dans l'Hexagone. Un pari politique audacieux et gagnant.

Pour l'heure, l'équipe de l'entreprise orléanaise poursuit ses travaux de prospection. Il se décompose en travaux d'analyses du sous-sol et en constitution de documents pour obtenir les différentes autorisations administratives. « Nous avons trois autres dossiers à l'instruction, pour des secteurs situés dans l'ouest de la France, dans le Massif armoricain », explique Michel Bonnemaison, directeur général de Variscan. Zinc, or, étain… autant de gisements potentiellement exploitables.

Inscrites dans une démarche au long cours, ces différentes recherches sont particulièrement voraces en capitaux, près d'une dizaine de millions d'euros sur cinq ans. « Notre objectif est de déposer dix demandes de permis exclusifs de recherche en France. Nous avons 10 % de chances que l'un d'eux aboutisse à une production effective. » Si c'est le cas, les investissements de Variscan seront largement remboursés.

Pas de calendrier précis. Mais, dans trois ou quatre ans, l'entreprise orléanaise devrait savoir si le site de la Sarthe est susceptible ou non d'être intéressant pour extraire de l'or ou du cuivre. Viendront ensuite l'ultime instruction administrative puis un investissement conséquent, qui pourrait avoisiner les 300 millions d'euros.

Seule certitude, la demande en cuivre sur le marché mondial va croître. « Dans les trente prochaines années, on en consommera plus que ce nous avons produit depuis le début de l'humanité », rappelle Michel Bonnemaison.

Quant à la technique retenue pour produire, elle devrait être beaucoup plus respectueuse de l'environnement que celle retenue au XIX e et au XX e siècle en France.

Matthieu Villeroy
matthieu.villeroy@centrefrance.com

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