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Pyrénées: Une mine de tungstène controversée refait surface dans l'Ariège

Publié le par REVEL Stephane

Le ministère de l’Industrie vient d’accorder un permis d'« exploration » pour la mine de tungstène de Couflens, un petit village du Couserans ariégeois dont la population est hostile au projet…
La mine de tungstène du tout petit village de Couflens, dans les Pyrénées ariégeoises, a fermé en 1986 après 15 ans d’exploitation. Mais l’hypothèse d’une réouverture, redoutée par les habitants, vient d’être confortée.  Le ministère de l’Industrie vient en effet d’octroyer à la société Variscan Mines, à capitaux australiens, « un permis exclusif de recherches » d’une durée de cinq ans.
Des inquiets et des enthousiastes
Ce dernier ne permet pas à l’exploitant de rouvrir directement la mine mais c’est un pas vers ce scénario. « Si cette phase d’exploration met en évidence un gisement exploitable, l’entreprise devra solliciter une demande d’exploitation minière qui est soumise à consultation du public et étude d’impact environnemental », précise le ministère dans son communiqué. Variscan Mines devra prioritairement mener des études sur la présence d’amiante dans la mine désaffectée.
« Tout le monde sait qu’il y a de l’amiante » sur le site assure Henri Richl, le maire de la commune, qui ne décolère pas contre ce projet qui « ne tient pas debout ». Il fait partie de l’association d’opposants Couflens-Salau-Demain dont la pétition contre la réouverture de la mine a réuni près de 6.000 signatures.

 

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Sur cette ancienne mine, plus rien ne pousse

Publié le par REVEL Stephane

Sur le terril vieux d’un demi-siècle de la mine de plomb du Rhun, à Plélauff dans les Côtes-d’Armor, la végétation ne repousse pas… Les opposants à une relance de l’exploitation minière en Centre-Bretagne y voient la preuve d’un danger écologique.
Plélauff, commune costarmoricaine de 700 habitants, nichée aux confins du Morbihan, appartient pour partie au Bro kost ar c’hoad, le « Pays à côté du bois » en breton. Ce bois, c’est la magnifique forêt de Quénecan. Un massif de 3 000 hectares que les brochures touristiques baptisent aussi « Petite suisse bretonne ».

Dans ces paysages très vallonnés et verdoyants du Centre-Bretagne, le site du Rhun, à Plélauff, ressemblerait à un petit morceau de Lune tombé sur la terre !

« Terril pas stérile »

Ici, en 1959, le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) a ouvert une campagne de prospection sur un gisement de plomb. Mais dès 1963, le chantier est abandonné. Entre 80 et 130 mètres de profondeur, les mineurs sont en effet tombés sur une ancienne exploitation, datant de l’époque gallo-romaine. Cette mine de l’Antiquité aurait produit 3 000 tonnes de plomb. Jusqu’à l’épuisement du meilleur du filon, tout au moins dans les conditions d’extraction de l’époque.

Au Rhun, les stigmates de la prospection menée au début des années 1960, restent encore bien visibles. Le percement de puits et galeries a produit un imposant terril. Sur lequel, un demi-siècle plus tard, la végétation ne s’installe toujours pas, ou peu.

« Exposés à l’air et à l’eau, ces déchets s’oxydent et produisent des composés chimiques de la famille des sulfures. Très acides, ils empêchent la repousse des plantes », expliquent Claire Mériaux et Samuel Douarre, respectivement membres des collectifs Attention Mines et Mine de Rien, opposés aux permis de recherche minière sur quatorze communes, dites du « secteur de Silfiac ».

« Qu’ils nettoient d’abord »

À leurs yeux, le plus grave ne serait cependant pas dans ce qui est ici visible. « Le terril, qui n’a rien de stérile, ne fait l’objet d’aucune mesure de contrôle et de protection, notent les militants en désignant quelques bouts de vieux fils de fer barbelés sur le sol, vestiges d’une ancienne clôture. Le fossé censé recueillir les eaux de ruissellement s’est comblé avec le temps, tout se déverse donc directement en contrebas, dans le Crennard, affluent du Blavet. » Lequel Blavet, rappellent-ils, file vers le lac de Guerlédan, réserve d’eau potable du Pays de Pontivy.

L’agriculteur exploitant les terres jouxtant le terril a fait faire, à son compte, des analyses. Elles révéleraient la présence de traces de plomb dans le voisinage.

« Germinal, c’est terminé, aujourd’hui, on gère bien mieux les aspects liés à la pollution minière et à l’hydrogéologie », ont assuré les dirigeants de la société Variscan Mines, détentrice des permis de recherche. Pas suffisant pour convaincre les opposants à la relance d’une activité minière en Bretagne : « Que les exploitants nettoient d’abord ce qu’ils ont laissé dans l’environnement ! » clame Claire Mériaux, persuadée que « la mine propre n’existe pas ».

Quant aux perspectives de créations d’emplois, elles laissent aussi dubitatif Luc Carité, maire de Perret, où le conseil municipal a voté à l’unanimité contre les projets de Variscan : « L’avenir de notre territoire repose sur une l’agriculture et le tourisme vert, incompatibles avec des mines, même censées être moins polluantes. »

Perret, qui va bientôt intégrer la commune nouvelle de Bon-Repos-Sur-Blavet n’est pas prêt à échanger les emplois durables de ces deux activités contre « des travailleurs détachés » qui repartiraient sitôt le filon exploité.

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La Grand-Combe : remonter le temps avec l’historien Laurent Aiglon

Publié le par REVEL Stephane

Une conférence sur l'immigration à la Compagnie des mines.

La conférence de l'historien Laurent Aiglon sur l'immigration au temps de la Compagnie des mines, devait tenir une large place dans le programme de la semaine bleue. Ce fut le cas. Remonter le temps jusqu'à la naissance de la ville, soit une manière de mieux comprendre et assimiler aujourd'hui ses différences.
Cette naissance coïncide avec l'arrivée du premier chemin de fer, grâce à Paulin Talabot, pour l'évacuation du charbon vers la vallée du Rhône en 1840 et la révolution industrielle, alors que P. Talabot s'inspire de l'essor technique anglais en avance de 5 ans. Tout ceci va changer la manière de vivre et il est fait appel à de la main-d'œuvre pour la mine, issue du monde rural qui a faim.
"Talabot (...) créeera son entreprise les Chemins de fer français entre Beaucaire, Alès et La Grand-Combe"  Laurent Aiglon, historien
Les Lozériens et Ardéchois sont concernés et le travail dans les mines des Cévennes offre des emplois. Il s'agira là d'une première immigration, celle des "gavots". Il sera cependant difficile de les fixer, car le travail est dur et un grand nombre d'entre eux retournent chez eux. Laurent Aiglon de faire référence à des notations relevées sur ces gavots dans les mines de Bessèges. Comment freiner cette population étrangère au métier de mineur ? Par le système de la retraite. "Quand un mineur retourne chez lui pour moissonner ou vendanger, il perd ses acquis. Une manière de fixer ces mains-d'œuvre, P. Talabot aidé par les Anglais, créera son entreprise les Chemins de fer français entre Beaucaire, Alès et La Grand-Combe. Le village de Ners sur cette ligne témoigne de l'ingérence anglaise en 1849. À cette époque, on notera l'arrivée massive en Cévennes de Piémontais, des ouvriers expérimentés et aptes à œuvrer sur les voies ferrées. Les premiers mineurs piémontais également, travaillent en famille, (père, fils, oncle) et bien souvent des familles entières se retrouvent décimées, suite à des accidents."
Ces familles ne sont pas toujours bien accueillies par la population locale. En 1852, des émeutes à caractères racistes se produiront. Puis 1914-1918, la Grande guerre vide les campagnes et les industries, (moins 400 ouvriers à La Grand-Combe). Il est fait appel par la suite à de la main d'œuvre déjà formée, Polonais, Espagnols, Italiens… Principalement d'obédience catholique. Mais les étrangers sont guettohisés, parqués dans des camps, Ravin, Nonnes, Fournier, Fougères. "L'arrivée massive d'Algériens au Camp des Nonnes pour casser la grande grève est mal venue." En 1930, un quart de l'effectif de mineurs est immigré, Tchèques, Polonais, Hongrois, Espagnols, Italiens, Algériens… la ville est considérée comme cosmopolite. Le témoignage de Maria Vayssade sur les mineurs Polonais sera édifiant.

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Presque un siècle d'Histoire au fond des mines dans l’Orne

Publié le par REVEL Stephane

Début 1900, les premiers coups de pioches résonnent dans l’Orne et les premières volutes de fumée s’échappent au-dessus des trois concessions accordées à l’époque.

À Saint-Clair-de-Halouze, Larchamp et la Ferrière-aux-Etangs, l’activité se poursuivra ainsi jusqu’en 1978, pour la dernière mine, où la concurrence avec les mines d’Afrique de l’Ouest fit perdre toute compétitivité aux mines ornaises et la dernière mine en activité, à Saint-Clair-de-Halouze, mit la clef sous la porte.

Aujourd’hui, il ne s’agit plus que de sites historiques, avec des routes touristiques et des panneaux d’explication qui jalonnent les parcours.

Le secteur minier a eu un fort impact sur le département pendant près d’un siècle, maintenant il ne reste que des souvenirs et quelques lieux à visiter.

L’enfer de la mine

L’Histoire commence par un besoin. Nous sommes au début du XXe siècle et il est nécessaire d’accroître la production de fer afin de construire les réseaux de chemins de fer, de mécaniser les usines et pour toutes sortes de constructions. Pour y arriver, les hauts fourneaux du Nord-Pas-de-Calais tournent à plein régime.

Une fois que les sondages géologiques eurent révélé la présence de fer sous le Bocage ornais, les trois concessions commencèrent à être exploitées. La production est envoyée dans le nord.

Les premiers puits sont forés jusqu’à 100 ou 200 m de profondeur. Les plus récents, après les années 50, descendent jusqu’à 400 m dans la couche terrestre.

Les mineurs doivent descendre au fond, placer de la dynamite et récupérer le minerai en vrac une fois l’explosion passée. Le tout est ensuite chargé à coups de pelles dans des wagonnets qui seront tirés par des petites locomotives jusqu’aux fours de calcination, notamment ceux de la Butte Rouge.

Les « ouvriers au fond », comme on les appelle, subirent de nombreuses conséquences physiques dues à la pénibilité et la précarité de leur travail : problèmes de dos, défaut respiratoire, surdité…

Une fois le minerai arrivé en haut des fours de calcination, les « ouvriers au jour »prennent le relais. Après avoir concassé, criblé et lavé le minerai, ils versent la totalité du contenu des wagonnets dans un brasier chauffant jusqu’à 800 °C. Le minerai ainsi traité était calciné pour augmenter sa teneur en fer et diminuer son poids, ce qui représente un avantage en terme de coût de transport, puisque le prix est fixé en fonction du poids des marchandises. Le minerai est ensuite chargé dans les wagons de trains installés au pied des fours.

Les « ouvriers au jour » n’avaient pas des conditions de travail plus enviable qu’au fond de la mine. La pluie, le froid, la poussière de minerai et les émanations de soufre ont provoqué de désastreuses conséquences physiques.

Acquis sociaux adoucissants

Dans les premières années d’exploitation, la main-d’œuvre embauchée est essentiellement locale. La production ne suffisant plus, les dirigeants font appel au travail de populations d’immigrés. On retrouve jusqu’à 42 nationalités différentes : Italiens, Espagnols, Polonais, Russes, Chinois… « Jusqu’à la fin 1930, un mineur sur deux est d’origine étrangère », explique Michaël Herbulot, agent de développement de l’association le Savoir & le Fer.

La plupart des mineurs sont des jeunes célibataires. Ils gagnent un peu de sous et repartent ensuite. Le turn-over est énorme et pose problème aux compagnies minières. C’est à partir de ce constat que se développent les premières cités minières : au Gué-Plat et à Saint-Clair-de-Halouze, entre autres.

Le travail est si pénible et difficile qu’une forte solidarité s’installe entre les mineurs, soudés face à l’adversité.

En plus d’être peu payé, la tâche est dangereuse. Les mouvements syndicaux de mineurs et l’essor du paternalisme permettent de palier à cette difficulté pendant un temps. Les mineurs obtiennent des équipements sportifs, du charbon pour se chauffer, des logements gratuits, des médecins, des écoles et des coopératives pour acheter quelques biens moins cher.

Des clichés et des blagues tournent autour de la communauté de mineurs de l’époque telle que : « pour pousser un wagonnet de minerai, il faut un russe, deux Français ou quatre chinois. »

Finalement, le travail de mineur devient intéressant dans les années 50. Entre le salaire et les avantages sociaux, il y a de quoi tirer son épingle du jeu. « Ce sont d’ailleurs les mineurs qui, les premiers, auront une voiture », ajoute Michaël Herbulot.

Dans les campagnes, les paysans sont « jaloux » de la réussite des mineurs et considèrent que les mineurs sont des « gens bizarres ». Pourtant, lorsque le recrutement étranger s’arrête, ce sont les fils de paysans et d’artisans qui se lancent dans l’aventure.

« Le métier finit par attirer ! », conclu Michaël Herbulot.

La fin d’une époque

Dans les meilleures années, il y a 12 mines actives en Normandie. La fin des exploitations minières françaises sonne dès lors qu’une production à moindre coût est mise en place à l’étranger.

Pour le cas Normand, c’est notamment l’exploitation des mines en Mauritanie (Afrique de l’Ouest) qui provoque la fin de cette époque. La mine est à ciel ouvert, la main-d’œuvre est moins chère et le transport aussi. L’exploitation des populations peu développées permet l’enrichissement des compagnies minières, alors que la Mauritanie subit coups d’État et putschs.

Les trois sites miniers ornais sont démantelés, provoquant un « grand traumatisme »dans les communes : des recettes en moins et du chômage élevé. « Il ne reste plus que le patrimoine qui raconte une belle histoire », conclu Michaël Herbulot.

Saint-Clair-de-Halouze est le seul chevalement encore debout. À sa fermeture, un groupe de mineur a installé une champignonnière dans la mine. « Il provient d’une mine allemande, nous recherchons laquelle et dans quelles circonstances il est arrivé à Saint-Clair », précise l’agent de développement de l’association le Savoir & le Fer. Il s’agit d’un « témoin majeur du passé, construit avec la même technique que la Tour Eiffel : des poutrelles rivetées à chaud. »

Les fours de la Butte Rouge sont laissés en friche jusqu’à leur restauration complète entre 2012 et 2016. Il ne reste a priori que « 3 fours du même type » : un en Isère, un dans le nord de l’Espagne et un dans les pays Basques.

L’association le Savoir & le Fer a centralisé toutes les informations sur ce passé au point d’accueil de la Maison du fer à Dompierre. Pour « redonner l’occasion de découvrir le patrimoine et attirer les touristes » de nombreux aménagements ont été faits. Trois circuits touristiques ont été mis en place : le circuit des forges et des mines (34 km), à faire en voiture, et puis deux circuits de randonnées. « Tous les sites sont en accès libre toute l’année », explique l’agent de développement de l’association.

Aujourd’hui, il reste toujours d’importants gisements de fer qui dorment sous le sol ornais. Ils portent en eux la trace d’un passé florissant, partagé entre de nombreuses nationalités.

E.B.D.B. L'orne Combattante le 01/09/2016

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Chantonnay. La mine de la Marzelle sera ouverte au public

Publié le par REVEL Stephane

Pour la première fois, le site de la mine de la Marzelle, dont on a commencé à extraire du charbon à la fin du XIXe siècle, sera ouvert au public pour les journées du patrimoine.

L’exploitation de la mine a débuté en 1878. En 1881, on pouvait dénombrer un puits de 50 m et un de 207 m, quelques centaines de mètres de galeries, et deux machines à vapeur pour remonter les bennes, et divers bâtiments. 53 ouvriers travaillaient sur le site et huit chevaux servaient au transport des bennes.

En août 2014, des jeunes de Familles rurales ont participé à la restauration du mur et des piliers d’entrée, envahis par la végétation. Jointoiement, enduit et couronnement ont été réhabilités à l’identique.

Samedi 17 septembre, de 14 h à 18 h, et dimanche 18 septembre, de 10 h à 18 h, la mine de la Marzelle sera ouverte au public.

Ouest France Chantonnay - Publié le 15/09/2016

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Ils ont retrouvé l’entrée de la mine du Claray

Publié le par REVEL Stephane

Aux Rendez-vous d’automne, le 1er octobre, l’Association rurale culturelle sionnaise évoquera les anciennes mines. La balade expo sur les lieux d’extraction sera suivie d’un repas champêtre.

PatrimoineComme son nom l’indique, la commune, riche en minerai de fer, a abrité, par le passé, des exploitations minières. « Il faut distinguer les descenderies constituées de galeries sous terre, et les minières à ciel ouvert », explique Pierre Roul, membre de l’association.Les minières exploitées de la fin du XIXe au début XXe étaient situées à la Haute-Noë. On retrouve trace des souterraines au Puits-Camus, près des éoliennes ou à Limèle, où subsistent encore les anciens bâtiments. Cette dernière mine a été ouverte de 1912 à 1914, puis a refonctionné de 1928 à 1931, avant sa fermeture définitive.

Samedi 1er octobre, balade exposition à 16 h, salle du Breil. À 20 h, repas. Tarifs : adulte, 13 € ; enfants, 6,50 €. Réservations au 02 40 28 98 96 ou au 02 40 07 84 16.

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LE CREUSOT : Conférence sur les dangers de la mine à l'Ecomusée

Publié le par REVEL Stephane

Dans le cadre du cycle de conférences de l’Écomusée Creusot Montceau, Jean-Philippe Passaqui, enseignant et chercheur, proposera une conférence sur les dangers de la mine, mercredi 21 septembre à 2016 au château de la Verrerie, au Creusot.
Au milieu du XIXe siècle, la transformation des techniques minières est frappante, pour ce qui concerne les grandes houillères de charbon comme Blanzy, Le Creusot, voire Épinac. Pour autant, les dangers auxquels sont confrontés les mineurs sont loin de diminuer. Face à la répétition des drames, l’administration des Mines mène des enquêtes rigoureuses qui débouchent sur la création des procès-verbaux d’accidents, source remarquable pour aborder les risques du monde minier, leur renouvellement, ainsi que l’efficacité croissante de la surveillance à l’encontre des exploitants. Loin de rester de simples constats d’accident, ils conseillent l’exploitant et permettent à l’administration de proposer des mesures préventives. La question du respect du mineur figure en bonne place dans les traités, comme l’atteste cette citation extraite d’un ouvrage d’Étienne Dupont, un des grands acteurs de la formation des ingénieurs : « La vie de l’ouvrier mineur est un long combat, et les périls de son existence laborieuse imposent aux concessionnaires de mines des devoirs spéciaux ».

Jean-Philippe Passaqui est enseignant et chercheur affilié au Centre d’histoire des techniques-Institut d’histoire moderne et contemporaine-Paris I Panthéon-Sorbonne, ENS, CNRS.

Informations pratiques
Mercredi 21 septembre à 18h30
Salle à manger du château de la Verrerie – Le Creusot

Renseignements : 03 85 73 92 00 - www.ecomusee-creusot-montceau.fr

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NEUVES-MAISONS : FÊTE DU FER AU VAL-DE-FER DU 22 AU 27 AOÛT

Publié le par REVEL Stephane

La seconde fête du Fer redonnera vie aux techniques traditionnelles d’extraction de la minette et de réduction du minerai en bas-fourneaux, du 22 au 27 août, sur le site du Val-de-Fer

« La fête du Fer, c’est proposer un événement à la fois scientifique et d’éducation populaire », résument le maire, Jean-Paul Vinchelin, et Vincent Ferry, président de l’Agence du patrimoine et de la culture des industries néodomiennes (APCI).

Depuis 2011, tous les deux partagent le même dessein : faire revivre le passé et entretenir la mémoire du carreau de la mine du Val-de-fer dont la galerie historique de 1874 a été rouverte en 1993. C’est dans cet esprit, qu’avec la contribution de 120 bénévoles, dont d’anciens mineurs du site, ils préparent la deuxième fête du Fer, intégrée dans le projet global de réhabilitation du carreau de la mine du Val-de-Fer, seul témoin aujourd’hui en Meurthe-et-Moselle de l’extraction du minerai de fer lorrain.

« Les métiers du fer ont de l’avenir et il est essentiel de les valoriser en créant un tourisme industriel », souligne Jean-Paul Vinchelin, tout en saluant le travail des jeunes de l’école de la 2e chance qui ont participé à la sécurisation du site en construisant des garde-corps pour le carreau de la mine.

Une fois encore, la deuxième édition, organisée en partenariat avec le Laboratoire d’archéologie des métaux et programmée du 22 août au 27 août, mettra à l’honneur les métiers de la forge et du fer. Durant une semaine, le public sera invité à découvrir les « savoir-fer » de passionnés, universitaires, métallurgistes, forgerons, français, tchèques, slovènes…

« Les forgerons compareront leurs méthodes et leurs talents en forgeant les aciers obtenus sur le thème de la lame de lance », précise Vincent Ferry. Pour l’occasion, l’invité tchèque Dominil Talla a construit une charbonnière traditionnelle pour la production de charbon de bois qui sera allumée lundi, à partir de 9 h 30, en même temps que les fours reconstitués. « Le premier défi pour les artisans sera de produire des objets tels qu’on le faisait à la fin du Moyen Âge, avec des matières premières extraites du site », reprend le président de l’APCI. « Le second sera de retrouver les techniques préindustrielles qui ont été perdues ».

Concrètement, du mardi au vendredi, les artisans animeront la fête avec des réductions de minerai, des productions de loupes de fer, du travail de forge, des démonstrations de poterie sur tour et cuisson de céramiques, à partir de l’argile présent sur le site.

Les organisateurs ont aussi prévu une balade nocturne jeudi 25 août empruntant le chemin des mineurs (voir encadré). Enfin, samedi 27 août, les visiteurs auront droit, en prime, à des démonstrations de maréchalerie sur chevaux de trait, une expo-vente de produits forgés et de céramiques, une exposition montrant la vie des femmes sur le carreau en 1916, à un bal populaire, et aussi à un concert donné par un groupe de métal, évidemment. L’entrée libre sur l’ensemble du site toute la semaine sera libre. Seules les visites guidées de la mine et la balade nocturne seront payantes (brasserie et petite restauration sur place).

L’inauguration est prévue samedi 20 août, à 10 h 30.

Jean-Christophe VINCENT

L'Est Republicain le 18/08/2016

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Les mines du Limousin : du charbon et du wolfram en Corrèze

Publié le par REVEL Stephane

Même si plus aucune mine n'est aujourd'hui en activité, l'exploitation minière fait partie de l'histoire du Limousin. A travers les millénaires, les hommes ont trouvé de l'or, de l'uranium, du cuivre, de l'étain, du plomb, du charbon... Retour sur ce passé, en partie oublié.

es mines du Limousin : charbon et wolfram en Corrèze

Depuis l'antiquité, les hommes connaissent les richesses du sous-sol du Limousin. Ils y ont exploité l'or, le plomb, l'étain, l'uranium. A Maussac et à Meymac, un géologue amateur, Bruno Gratia, nous entraîne dans d'anciennes galeries de charbon et de wolfram. - France 3 Limousin - France Lemaire, Nassuf Djailani

Dans le sous-sol du pays de Meymac, plus de 136 espèces minérales sont recensées, comme la meymacite, qui a pris le nom de la ville dans laquelle elle a été identifée pour la première fois, le bismuth, le wolfram, ou encore le charbon.

Certaines de ces ressources ont fait l'objet d'une exploitation industrielle. C'est le cas par exemple du charbon à Maussac, ou du wolfram à Meymac. Les mines sont fermées, mais elles ont laissé derrière elles quelques traces, connues des seuls initiés.

Dans ce reportage, le premier d'une série sur les mines du Limousin, nous vous proposons de suivre un géologue amateur dans des galeries abandonnées, souvenir d'un passé florissant.

  • Par France Lemaire
  • Publié le 08 août 201

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Les mines du Limousin : le charbon à Lavaveix-les-Mines en Creuse

Publié le par REVEL Stephane

Même si plus aucune mine n'est aujourd'hui en activité, l'exploitation minière fait partie de l'histoire du Limousin. A travers les millénaires, les hommes ont trouvé de l'or, de l'uranium, du cuivre, de l'étain, du plomb, du charbon... Retour sur ce passé, en partie oublié.

Les Mines en Limousin : le charbon à Lavaveix

Pendant deux siècles, la commune de Lavaveix a vécu de l'exploitation du charbon, jusqu'à la fermeture du dernier puits, en 1969. Un ancien mineur de 95 ans nous raconte sa vie au fond. Intervenants : Edmond Lecam, un ancien mineur et Pierre Jeannot, designer, membre de l'Association des Ateliers de Lavaveix - France 3 Limousin - France Lemaire, Nassuf Djailani

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La commune de Lavaveix-les-Mines dans la Creuse, porte l'histoire de son passé dans son nom. Elle a été créée en mars 1868 à la demande de la société des Houillères d’Ahun. Elle grignotte alors un peu du territoire de Saint-Pardoux-les-Cards, Saint-Martial-le-Mont et le Moutier d’Ahun. La société des Houillères veut ainsi donner une existence administrative au centre de vie autour de l’exploitation minière.

Durant deux siècles, à Lavaveix, le travail, le commerce, la vie sociale, tout tourne autour de la mine. C'est l'âge d'or de la commune, jusqu'à la fermeture du dernier puits, il y à 47 ans.

Les puits, les bâtiments de la mine tombent alors peu à peu dans l'abandon et l'oubli. Mais il y a dix ans, la commune rachète ce patrimoine. Une partie est détruite, trop vétuste et trop dangereuse. D'autres bâtiments sont peu à peu réhabilités, comme les anciens ateliers, avec la forge, qui accueilleront bientôt des bureaux en espace partagé, avec un regard avant gardiste sur le travail.

Dans ce reportage, le 2ème d'une série sur les mines du Limousin, nous allons à la rencontre d'un ancien mineur. Edmond Lecam a 95 ans. Il nous raconte sa vie de gueule noire. Nous nous tournons également vers l'avenir, avec la réhabilitation des anciens bâtiments de la mine.

  • Par France Lemaire
  • Publié le 09 août 2016

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