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Les mines du Limousin : le tungstène de Puy-les-Vignes à Saint-Léonard-de-Noblat

Publié le par REVEL Stephane

Même si plus aucune mine n'est aujourd'hui en activité, l'exploitation minière fait partie de l'histoire du Limousin. A travers les millénaires, les hommes ont trouvé de l'or, de l'uranium, du cuivre, de l'étain, du plomb, du charbon... Retour sur ce passé, en partie oublié.

Les mines du Limousin : Puy-les-Vignes

A Saint-Léonard de Noblat, l'exploitation de la mine de Puy-les-Vignes a duré deux siècles, en raison d'un gisement de wolfram qui contient de l'étain, mais surtout du tungstène. La mine a fermé en 1957. Retour sur cette histoire, avec un ancien mineur Maurice Pradeau, et un géologue, passionné par le site, Bernard Mouthier. - France 3 Limousin - France Lemaire, Jean-Marie Arnal

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Aujourd'hui le site de Puy-les-Vignes à Saint-Léonard de Noblat semble abandonné. Tous les bâtiments de la mine, comme la laverie qui servait à nettoyer les minerais extraits du sous-sol, ont été détruits au début des années 2000, devenus trop dangereux. Ne subsistent que quelques rails, témoins de l'activité passée, et le puits Girod, fermé et transformé en abri pour les chauves-souris.

La mine a fermé il y a près de 60 ans, après deux siècles d'exploitation, entrecoupés de longues période d'interruption. On y a cherché le wolfram, dans un premier temps en raison de l'étain qu'il contient, puis pour le tungstène, un minerai stratégique qui servait à l'industrie de l'armement.

D'ailleurs un des épisodes de l'hstoire de la mine resté dans les mémoires concerne plusieurs vols de dynamite par Georges Guingouin, dans cette mine alors occupée par les allemands, d'une part pour en freiner l'activité, d'autre part pour l'utiliser dans son combat de maquisard.


Dans ce reportage, le 3ème d'une série sur les mines du Limousin, nous retournons sur l'histoire chaotique de cette mine, en compagnie d'un géologue, passionné par le site, et d'un ancien mineur.

  • Par France Lemaire
  • Publié le 10 août 2016

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Les mines du Limousin : la mine de plomb des Farges, à côté d'Ussel

Publié le par REVEL Stephane

Même si plus aucune mine n'est aujourd'hui en activité, l'exploitation minière fait partie de l'histoire du Limousin. A travers les millénaires, les hommes ont trouvé de l'or, de l'uranium, du cuivre, de l'étain, du plomb, du charbon... Retour sur ce passé, en partie oublié.

La mine de plomb des Farges à Saint-Fréjoux, à côté d'Ussel, a une histoire bien singulière.

Au début du XXeme siècle le filon de barytine plombeuse, connu dès l'époque gallo-romaine, fera l'objet de tentatives d'exploitation, sans succès, jusqu'à ce que le BRGM, le bureau de recherche géologique et minière, s'y intéresse en 1963 et commence son exploration. A partir de 1975, la Société Minière de Corrèze commence l'exploitation du gisement, à 250 mètres de profondeur. La rentabilité de la mine se fait grâce à l'argent associé au plomb, mais elle ferme rapidement, en 1981.

La mine de plomb des Farges

La mine de plomb des Farges a été exploitée six ans, de 1975 à 1981. Elle est pourtant une des plus connues au monde. Non pas grâce au plomb, mais grâce à la pyromorphite qui y a été découverte, recherchée par les collectionneurs. Intervenants : Robert Chassing et Georges Quantin

La mine des Farges connue dans le monde entier


Un des plus petits gisements de plomb de France n'aura donc connu que six ans d'exploitation. La mine des Farges est pourtant connue dans le monde entier. En plus duplomb, on y découvre de la pyromorphite, la plus belle de France dit-on, en raison de sa couleur verte. Ce minerai n'a aucune utilisation industrielle, mais passionne lescollectionneurs.

En 1998, les travaux pour le percement de l'A89, entre Bordeaux et Clermont-Ferrand, ont entamé une autre partie du filon. Les passionnés de géologie ont alors recueilli de nouveaux échantillons de pyromorphite.


Dans ce reportage, le 4ème d'une série sur les mines du Limousin, rencontre avec deux anciens mineurs des Farges, et un géologue amateur.

  • Par France Lemaire
  • Publié le 11 août 2016

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Les mines du Limousin : la mine d'or du Bourneix

Publié le par REVEL Stephane

Même si plus aucune mine n'est aujourd'hui en activité, l'exploitation minière fait partie de l'histoire du Limousin. A travers les millénaires, les hommes ont trouvé de l'or, de l'uranium, du cuivre, de l'étain, du plomb, du charbon... Retour sur ce passé, en partie oublié.

Les dernières mines en activité dans le Limousin ont fermé en 2002, ce sont les mines d'or du Bourneix, sur la commune du Chalard. L'exploitation moderne a duré 20 ans, mais le site était déjà connu, et exploité du temps des Gaulois, en témoignent les centaines d'aurières qui jalonnent le territoire, le long des gisements.

La ruée vers l'or


On a longtemps cru qu'il s'agissait d'exploitation d'étain, mais des tests réalisés en 1876 ont révélé que le minerai recherché par les Gaulois était bien l'or, d'ailleurs les archéologues estiment que les 2000 aurières du Limousin ont produit 70 tonnes d'or en 400 ans.

Après cette révélation, au début du XXème siècle, le territoire de Saint-Yrieix a connu une véritable ruée vers l'or, une quarantaine de compagnies minières se sont installées. L'activité a pris fin en partie en 1914, puis en 1944, quand le dernier site en activité à cette époque a été bombardé.

Aujourd'hui la maison de l'or en Limousin, au Chalard témoigne de tout ce passé, en mémoire des mineurs qui y ont travaillé.

La région Limousin est celle où l'on a trouvé le plus d'or en France.

Dans ce reportage, le 5ème d'une série sur les mines du Limousin, rencontre avec d'anciens mineurs et un ancien géologue du Chalard.

France 3 Limousin

  • ar France Lemaire
  • Publié le 12 août 2016

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Bruay-La Buissière : travail à la mine, ce que le Front populaire a changé

Publié le par REVEL Stephane

Cet été, ce sont les 80 ans du Front populaire. C’est tout un contexte social et économique qui a porté le gouvernement de Léon Blum aux affaires, en mai 1936. Retour sur les grèves des mineurs et leurs conditions de travail, exécrables.

Les ouvriers sous pression

Dans les années 30, le pays traverse une crise économique, secousse du krach de 1929 aux États-Unis. Dans la production de charbon, la concurrence de la Belgique et de l’Allemagne est rude. Il faut produire plus, à moindre coût. Pour donner l’exemple, les « maka » (ou stakhanovistes), des ouvriers modèles, sont envoyés dans les galeries. Le chômage partiel est imposé aux ouvriers et une nouvelle forme d’organisation du travail apparaît : c’est le système Bedaux de « rationalisation ». Au fond, les mineurs sont punis, déclassés, et surtout, chronométrés pour toutes leurs tâches. « Le chronométreur repère un ouvrier, il ne le quittera plus de la journée (…) Le chronométreur ne parle pas à l’ouvrier. Assis derrière lui, il observe et il note », rapporte Charles Toursel dans son livre Bruay-en-Artois et sa région, de 1918 à 1945. Les ouvriers sont désormais payés au prorata de ce qu’ils produisent. Pour beaucoup, ça signifie des pertes de salaire de 12 à 20 %. Les effectifs baissent aussi : des 126 200 mineurs dans le Pas-de-Calais en 1930, on passe à 94 500, en 1935. Ceux qui restent veulent gagner leur croûte, coûte que coûte. Au fond, on prend davantage de risques, et les accidents du travail se multiplient. La colère gronde.

Renouveau syndical

S’il ne faisait pas bon être syndiqué jusqu’à présent, la colère ouvrière fait sauter le verrou : les mineurs se syndiquent en masse pour réclamer de meilleures conditions de travail et un meilleur salaire. Au début de l’année 1936, la CGT et la CGTU s’unissent ce qui créé un appel d’air. L’union rassemble 28 000 adhérents pour 94 000 mineurs dans le département, soit 26 %. En avril, 40 % des mineurs auront leur carte... et 90 % en juin.

Politique friction

Dans ce marasme économique, les politiques s’embourbent. Certains trempent dans des scandales politico-financiers. La confiance du peuple se délite, favorisant une montée de l’anti-parlementarisme et des extrêmes, à gauche comme à droite. Le fascisme gagne du terrain. En Allemagne, Hitler a accédé au pouvoir. Une manifestation mortelle des ligues d’extrême droite en février 1934 poussera les partis divisés de la gauche à s’unir pour la défense de la démocratie autour du slogan « Le pain, la paix, la liberté » : c’est le Front populaire.

Les élections

Le peuple ouvrier aspire à plus de justice sociale. Dans le Pas-de-Calais, plus durement touché par la crise économique, et qui ne connaît pas de petite embellie comme le reste du pays en 1935, on serre les dents. Le vote des ouvriers se concentre sur les représentants du Front populaire (socialistes de la SFIO, communistes, radicaux et divers gauche), qui réclament une vraie lutte contre le chômage, des mesures contre la crise agricole, l’arrêt du pillage de l’épargne, l’endiguement de la fraude fiscale et la transparence des politiques, des financements des journaux... Entre les deux tours, au 1er-Mai, c’est la marée humaine à l’hôtel de ville de Bruay. Autour de politiques locaux, les syndicats sont rassemblés pour une démonstration de force. Le 3 mai, le Front populaire gagne les élections dont la participation est monstre : 87,73 % dans le Pas-de-Calais, plus forte que la moyenne nationale. Le score du Front populaire dans le département est de 49,04 %, 57,17 % dans le pays. Léon Blum forme son gouvernement, tandis qu’à Bruay, le maire Henri Cadot est élu député.

« Grèves de la joie »

À la victoire du Front populaire font suite les « grèves de la joie ». Les ouvriers, qui fondent beaucoup d’espoir sur le Front populaire, souhaitent des avancées sociales immédiates. En juin et juillet 1936, 181 entreprises de plus de cinquante ouvriers sont en grève dans le Pas-de-Calais. Dans les mines, le mouvement démarre le 4 juin à Wingles et Lens, un peu plus tard qu’ailleurs car des conventions collectives ont été signées avec les patrons et le gouvernement fin avril. Mais jusqu’au 8 juin, 94 000 mineurs sont en grève, dont 35 000 étrangers. Paul Ramadier, ministre des Travaux publics, accède à leurs revendications. Les accords de Matignon sont signés avec le patronat et les syndicats, le 7 juin, tard dans la nuit : hausse des salaires, arrêt du chronométrage, allocations de charbon... Mais surtout, pour tous les travailleurs, la semaine de 40 heures, des contrats collectifs et deux semaines de congés payés.

Vent de liberté

L’entière liberté syndicale est reconnue par les accords de Matignon. Le rapport de force s’inverse et, désormais, certains syndiqués exercent des pressions sur ceux qui n’ont pas leur carte. Les ouvriers sont étourdis de liberté. Dans les mines marlésiennes, « ils ne veulent pas reconnaître l’autorité des porions et arrêtent le travail à la moindre observation», est-il rapporté. Fin juin, l’activité reprend normalement. En juillet et août vient le temps des premières vacances...

La Voix Du Nord

PUBLIÉ LE 13/08/2016

PAR SARAH BINET

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Folschviller: la mine, témoin d'une ère prospère

Publié le par REVEL Stephane

En 1958, la mine de Folschviller employait plus de 2 000 personnes et atteignait une production annuelle de 956 000 tonnes de charbon dix ans plus tard. Hélas, peu à peu, toutes les mines de charbon lorraines ont fermé. Celle de Folschviller a cessé son activité le 2 mars 1979. Lorsque les Houillères du Bassin de Lorraine ont décidé de démonter le chevalement, les habitants de la commune se sont mobilisés pour sauver ce témoin d'un passé récent. À la demande de la municipalité, les HBL ont accepté, en août 1982, le maintien de l'ouvrage et sa cession à la commune au prix symbolique de 30 francs. En 1993, il a fait l'objet d'une inscription sur la liste complémentaire des monuments historiques. 4. Une ville dynamique

Le Republicain Lorrain 13/08/2016

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Bois du Cazier: la mine pour linceul

Publié le par REVEL Stephane

Le 8 août 1956, 262 gueules noires perdaient la vie dans l’incendie du Bois du Cazier. Soixante ans plus tard, cette catastrophe résonne encore dans les consciences.

Cette date-là est sans doute la plus triste de l’industrie minière belge. Un moment de douleur de l’histoire ouvrière. Pris au piège au fond du puits, les victimes surtout italiennes mais aussi belges du Bois du Cazier ont ému toute l’Europe en ce jour maudit de l’été 56. Tous ensevelis dans les entrailles de la mine, le prix à payer, celui du charbon à extraire, une vie rude soldée par une mort injuste et choquante. Le quotidien des mineurs, en ce temps-là, c’était de la suie, du labeur et cette fois-là des larmes, des larmes amères et noires à la vue des fumées âcres envahissant le ciel de Marcinelle. Il était 8h10 quand sonna le glas. Un incendie avait pris au fond d’une galerie. Un wagonnet mal engagé durant la remontée sectionne des câbles électriques au contact d’huile qui prend feu immédiatement. Celui-ci transforme le conduit en torche surchauffée qui ne laissera aucune chance aux hommes descendus à 1.035 mètres sous terre. La circulation d’air indispensable au fonctionnement de la mine amplifie le désastre. Tous mourront carbonisés, à peine reconnaissables, «Comme du charbon de bois tellement c’était dantesque », décrit Marcel Leroy, qui grandit sur ces terres avec le souvenir du drame. Le Bois du Cazier se transforme en mouroir, avec un impact démultiplié par les médias naissants, télés et radios accourus en masse dans une ambiance de deuil et de tension. Pierre Bellemare débarque pour Europe nº 1. Impressionné par ce qu’il découvre, il lance un appel à l’aide sur les ondes, livrant au passage des émissions qui passeront à la postérité. Onze survivants sont parvenus à s’échapper, profitant d’une dernière cage qui remonte. Ils laissent derrière eux leurs compagnons «dans un four sans oxygène». Ils sont les seuls miraculés du jour «tandis que les familles attendent dans l’angoisse, les mains accrochées aux grilles». «Le brasier durera des jours et des jours, obscurcissant l’horizon», rajoute Marcel Leroy.

Le roi Baudouin accompagné du Premier ministre de l’époque, Achille Van Acker, se rendra sur les lieux. Il faut attendre pour remonter les corps, procéder à la lente évacuation des victimes. Le 23 août, le verdict tombe de la bouche d’un sauveteur: «Tutti cadaveri». La foule reçoit la nouvelle tant redoutée entre silence et désespoir. Le pays se drape de noir. Les cercueils seront alignés, qui partiront soit pour le cimetière de Marcinelle soit pour le pays d’origine de cette chair à charbon. Car si les Italiens fournissent le plus gros contingent (136 morts), venant des régions les plus pauvres de la Botte, on compte aussi d’autres nationalités (95 Belges, huit Polonais, six Grecs, cinq Allemands, trois Hongrois, trois Algériens, deux Français, un Anglais, un Néerlandais, un Russe et un Ukrainien), une sorte d’Internationale de la misère. La mine a prélevé son dû, brisé des familles, laissé des veuves et des orphelins et un pays sous le choc. Des ténèbres surgiront bien des questions: la catastrophe était-elle évitable? La sécurité était-elle suffisante? Quelles leçons tirer? Qui est responsable? «En fait, on ne pouvait pas mettre en cause le système car il servait à faire tourner l’industrie. Le charbon, c’était le pétrole de l’époque. Il est d’ailleurs toujours la première énergie dans de nombreux pays. On était en pleine reconstruction d’après-guerre; il fallait du charbon pour la sidérurgie, les verreries, les usines. On ne pouvait pas condamner la mine, alors on a condamné l’ingénieur en chef Calicis qui a payé pour tout le monde. On a “puni ” un lampiste de haut niveau mais on n’a pas condamné la mine», estime Marcel Leroy. Celle-ci fermera plus tard avec l’émergence d’une autre économie basée sur le pétrole justement. Les mineurs ont été sortis un à un. Angelo Galvan, le “Renard du Bois du Cazier ”, n’y est pas étranger. Cet homme sec et noueux, chef porion de nuit et sauveteur, déjà silicosé, n’a pas hésité à descendre dans le boyau par une galerie parallèle rouverte pour la circonstance. Il connaissait les lieux comme sa poche. Il a rampé «comme un animal» durant un temps infini pour secourir ses camarades. Au fond, il n’a trouvé que les corps calcinés «de gars durs à la tâche, de véritables forçats morts sous terre». Un procès s’ouvrira pour établir les responsabilités, aux multiples recours, tribunal correctionnel de Charleroi d’abord, puis appel et cassation. Les familles recevront 5.000 FB en guise de dédommagement.

«Le Bois du Cazier fut une affaire d’hommes, rien qu’une affaire d’hommes, rappellent Alain Forti et Christian Joosten dans leur livre, un scénario écrit dans une dramatique simplicité». Il s’est inscrit dans la mémoire locale et universelle, devenant le symbole d’un temps où les hommes ne comptaient pas ou guère. «C’est sans doute son seul bienfait: le Bois du Cazier a révélé la nécessité d’une Europe humaine au moment même où se mettait en place la Ceca (la Communauté européenne du charbon et de l’acier, ndlr). Les droits des travailleurs étaient inexistants, tout comme leur sécurité. On s’en est enfin préoccupé, les syndicats en tête», rajoute celui qui fut journaliste au “Soir illustré ” et qui reste ardent militant de la fraternité. Le Bois du Cazier est devenu “site de conscience ” de l’humanité au même titre que quelques grands sites majeurs dans le monde, témoins d’une page essentielle de la condition humaine. Il a son mémorial. On le visite mais en surface seulement. La galerie a définitivement été obturée et noyée sous les eaux par Angelo Galvan lui-même. Désigné Italien de l’année en 1956, il fut reçu et congratulé par le pape Pie XII au Vatican et par le président italien. Pour son courage et sa détermination, au péril de sa vie. La dernière mine wallonne du Roton à Farciennes a fermé en 1984. Mais il se produit encore beaucoup d’autres Bois du Cazier dans le monde actuel, en Chine, en Inde, en Ukraine ou au Chili. «Il faut se battre pour garder la mémoire vivante de ce qui s’est passé, se prononce Marcel Leroy. Pour que les jeunes générations, qui ne voient plus des terrils mais des collines verdoyantes sur lesquelles jouer, sans même imaginer le passé, n’oublient pas et prennent la mesure du sacrifice des anciens.» À Marcinelle, le 8 août, la cloche sonnera en souvenir des 262 disparus. «Une des dernières grandes commémorations avec les quelques témoins du drame encore vivants

A lire:

“La catastrophe du Bois du Cazier ”, par Alain Forti & Christian Joosten, Renaissance du Livre, 148 p.

“Angelo Galvan. Le Renard du Bois du Cazier ”, par Marcel Leroy, lucpire éditions, 135 p., 18€

“Le Bois du Cazier, patrimoine mondial ”, Renaissance du Livre, collectif d’auteurs, 175 p.

“Marcinelle 1956 ” au Musée de la Photo de Charleroi jusqu’au 4/12 –www.museephoto.be

Le Bois du Cazier – 6001 Marcinelle – 071-88.08.56. Expo “Mineur aujourd’hui dans le monde ”, jusqu’au 11 décembre – www.leboisducazier.be

Soir m

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Un projet pour la mine d’étain de la Villeder au Roc-Saint-André

Publié le par REVEL Stephane

L’association des Amis de la Villeder, créée dans les années 80, est relancée. Elle a comme projet phare la remise en état du site de la mine d'étain du Roc-Saint-André (Val-d'Oust), avec la création d'une salle d'exposition pour présenter l'histoire du site.

L’association des Amis de la Villeder, créée dans les années 80, est relancée. Elle prépare des animations pour les journées du patrimoine, les 17 et 18 septembre, et souhaite mettre en place un cycle de visites régulières et commentées à partir de 2017. Christian Chardola est le président de l’association, avec un bureau constitué en partie d’élus municipaux.La mine d’étain de la Villeder était exploitée du temps des Celtes et des Romains. Puis elle a été exploitée à partir de 1834 et fermée définitivement vers 1913. Près de 160 tonnes d’étain y ont été extraites. Sur 3 km, des galeries ont été percées autour du puits Saint-Michel qui faisait 256 m de profondeur. Une salle d’exposition présentera le site, son histoire et ses minéraux, comme la cassitérite, un des plus beaux cristaux au monde.

Ouest France Val-d'Oust - Publié le 07/08/2016

Renseignements : en mairie au 02 97 74 93 53.

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L’église où d’abord les mineurs sont descendus au fond

Publié le par REVEL Stephane

A priori, elle serait presque modeste. Et sa seule particularité visible, c’est un clocher étrange avec ses airs de campanile romain. Mais c’est un trésor. L’église de la Sentinelle est un puits de mine reconverti en lieu de culte et inscrit au patrimoine mondial. Grâce à la mairie, on peut la visiter en août.

LA SENTINELLE. L’élu Patrick Watiau pilote le petit groupe de visiteurs à travers le chœur, orné de jolis vitraux qui par miracle ont résisté à deux guerres. Direction la vraie rareté, qui fait tout le sel du lieu. Juste à l’entrée de la nef, un carreau de pierre bleue a été descellé, remplacé par une plaque mentionnant ce qui a été la première raison d’être de l’église. «Puits de mine de la Sentinelle, 1818-1852 ». Ici, avant que de prier, on a d’abord bossé dur. « Un cas unique au monde », selon l’élu sentinellois, de puits de mine de la première époque charbonnière repris par le diocèse de Cambrai, et reconverti par l’exploitant lui-même, la toute-puissante (à l’époque) Compagnie des mines d’Anzin.

Il y a d’autres perles à découvrir dans l’édifice. Un tableau de Sainte-Barbe, forcément, à qui l’église est dédiée, délicieusement naïf. Un joli chemin de croix, inscrit à l’inventaire des Monuments historiques. Et pile au-dessus de l’autel… un blason qui accueillait sans doute des armoiries (en hommage à la Compagnie ?) aujourd’hui effacées. Pas banal au fronton d’un tel lieu. Car toute l’église a été conservée dans son jus, jusqu’au détail, la main courante en fer forgé qui sert à grimper les marches hautes menant dans la nef.

Cet été-ci, l’église, qui sort de travaux mais en connaîtra d’autres encore, peut être visitée, sur rendez-vous. Derrière le bâtiment, dans une extension jouxtant l’actuelle église, une première salle était équipée d’un puits pour l’eau. Les mineurs s’y lavaient dans des baquets. Plus bas, une magnifique pièce voûtée avec des piliers en pierre bleue servait-elle de vestiaire. Car ce qui est aujourd’hui l’église de la Sentinelle témoigne aussi des premiers pas… de la mine. La fosse n’a été en exploitation que durant une trentaine d’années, jusqu’en 1852, deux années avant sa réaffectation. Pas encore de salle des pendus, ici. C’est dans de simples coffres en bois que les mineurs laissaient leurs affaires.

Rdv pour visite au 03 27 28 22

22. Tous les jours de 14 h à 17 h.

par Théodore TERSCHLUSEN

valenciennes@lavoixdunord.fr

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Patrimoine industriel : la mine de fer d'Hussigny-Godbrange (54)

Publié le par REVEL Stephane

Voilà 20 ans de jeunes passionnés d'histoire soutenus par la municipalité ont décidé de réveiller la mine endormie pour l'ouvrir au public.
Pari aujourd'hui réussi. Chaque année le site accueille des centaines de visiteurs.

Située à l'extrême nord de la Meurthe-et-Moselle, à la frontière avec le Luxembourg, la mine de fer d'Hussigny-Godbrange a été exploitée durant un siècle.

Elle a été fermée en 1978.

Il faut savoir que le bassin ferrifère lorrain était très productif, puisqu'il était le deuxième du monde, avec 4 milliard de tonnes extraites et
40 000 kilomètres de galeri
es.

Ce passé, et le désir de préserver ce patrimoine industriel ont poussé quatre passionnés a vouloir remettre en état la mine.
C'était en 1996.

Aujourd'hui, le projet bat son plein. Les bénévoles restaurent, achètent le matériel nécessaire, et passent la quasi totalité de leur temps libre à bichonner "leur" mine.

Passionnés qui avouent "avoir leur histoire au coeur".






Celle de ceux qui oeuvraient par 30 mètres de fond à l'exploitation de la mine.

Lors de la visite, on peut même assister à une simulation de tir de mine.
Rien n'y manque avec sirène, cordon de sécurité et pétards plus vrais que nature.

38 ans après sa fermeture, la mine reprend du service !
Accessible au public quelques week-end sur réservations, elle connaît un succès grandissant.

En 2015, 800 visiteurs ont pu découvrir ces métiers aujourd'hui disparus, qui ont donné à la Lorraine une des plus belles pages de son épopée industrielle.

  • Par Didier Vincenot
  • Publié le 01 août 2016 France 3 Chmapagne Ardenne

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VOSGES : LE CHARIOT DE LA MINE, UN OBJET À DÉCOUVRIR AUX HAUTES-MYNES DU THILLOT

Publié le par REVEL Stephane

Marchez sur les traces des mineurs des ducs de Lorraine et découvrez un patrimoine étonnant creusé dans le granite entre 1560 et 1761. Dans la mine de la Rouge-Montagne au Thillot, équipés d’un casque et d’une lampe frontale, vous accéderez au cœur du réseau souterrain. La visite de la mine est complétée par une exposition (photo Hautes-Mynes).

Les Hautes-Mynes du Thillot, 47, rue de la Gare au Thillot. Tél. 03 29 25 03 33. Ouvert tous les jours du 1er avril au 30 septembre de 10 h à 19 h.

Vosges Matin le 03/08/2016

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