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Visite dans les entrailles de la terre

Publié le par REVEL Stephane

Robert Durand, ancien cheminot, est une mine de savoirs.

En 1999, il rencontre Émile Skarka. « Il souhaitait mon avis pour dresser un plan des mines des Hurtières. J’ai alors découvert un patrimoine insoupçonné. » Il s’agit d’une des plus grandes mines de fer de Savoie. Elle est constituée d’un labyrinthe de 22 kilomètres et de 700 carrefours.

« J’ai réalisé que la Savoie renfermait des centaines d’exploitations anciennes », souligne le spéléologue.

Il commence alors la découverte du Grand Filon, sur les hauteurs de Saint-Georges-d’Hurtières. Il participe à l’ouverture des mines des Hurtières au public. « Il a fallu concilier sécurité, intérêt, technique. La galerie Sainte-Barbe présentait le compromis optimal entre toutes les contraintes », indique-t-il.

Prévue pour 2014, l’ouverture de cette section souterraine représente plus qu’une performance technologique. « Nous entrons dans le monde des mineurs, alors que la galerie Saint-Louis, actuellement ouverte à la visite, était, à l’époque, un site d’exploration et de recherche. » Le site permet de découvrir également le Musée de l’école et la chapelle des mineurs.

Dans cette descente sous terre, Robert Durand décroche un sourire : «Il faut bien sûr bannir la claustrophobie». Quant à se perdre, c’est difficile. « En spéléo, il y a des combines. À un carrefour, on se retourne et on photographie mentalement l’endroit. On peut, sinon, réaliser une flèche. »

Sur les parois, le fléchage historique cohabite avec le plan des mines réalisé en 1964 par le thésard et spéléologue Bruno Chabrol. Les précautions restent cependant de mise : prévenir un membre de son parcours, s’assurer de la météo pour éviter les montées intempestives des eaux car, si l’accès aux cavités naturelles est libre, celui des mines est interdit, « sauf autorisations dûment complétées ».

La découverte des Hurtières minières n’est pas sans émotion. Outre l’abondance de stalagmites cuivreuses ou ferreuses, qui rappelle que la nature reprend vite ses droits, les vestiges sont partout présents. Vêtements, ustensiles de cuisine, outillages à main : deux siècles d’exploitation racontent la vie de ceux qui sont venus là.

« C’est étonnant, comme si l’exploitation s’était arrêtée soudainement. Pourtant, une cafetière, une pelle, un outil, c’étaient des accessoires utiles. » Autant de traces, de témoignages qui seront visibles ici dès l’été prochain.

Robert Durand sera de l’inauguration de “Sainte-Barbe”, juste pour revivre une nouvelle fois l’ambiance. « Le circuit part du site minier pour mieux se rendre compte de la marche d’approche. Le touriste reprendra ainsi l’itinéraire pénible du mineur qui montait par toute météo travailler dans l’obscurité, à la lueur de la bougie. » Une mise en situation unique en Savoie !

le 04/08/2013
Dauphine Libere

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La sortie du jour. Visite des fours de calcination de Dompierre

Publié le par REVEL Stephane

Cette visite guidée des fours de calcination de la mine de fer (1901-1938) permet de découvrir l’histoire de la mine, le travail des mineurs et des ouvriers.

Tout comme l’architecture et le fonctionnement du site de calcination du minerai.

Jeudi 1er août, à 15 h, à Dompierre. Tarif : 3 € ,gratuit pour les enfants. Renseignements au 02 33 38 03 25 ; e-mail : contact@lesavoiretlefer.fr

jeudi 01 août 2013 Ouest France

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Tourisme : le musée de la mine noir de monde

Publié le par REVEL Stephane

A Saint-Etienne, jusqu'en 1973, le Puits Couriot était en activité et les mineurs descendaient chaque jour extraire le charbon. Depuis 1991, le site est devenu un musée fréquenté chaque année par quelques 55 000 visiteurs qui font, eux aussi, le parcours vers le fond.

Le site du puits Couriot représente une superficie de 15 ha. Il constitue le vestige le mieux préservé et le plus complet témoignant de l'activité houillère du bassin stéphanois.

Ce musée présente les bâtiments authentiques de la mine : le grand lavabo (l'expression « salle des pendus » n'était pas employée dans la Loire, les mineurs parlant plutôt du « lavabo » pour désigner les vestiaires et les douches), la salle des machines et la lampisterie (atelier d'entretien des lampes).

Dans une galerie souterraine reconstituée avec les différentes techniques de soutènements, le visiteur découvre l'histoire de la mine à Saint-Étienne. La visite retrace notamment l'évolution des techniques d'extraction, la vie quotidienne des ouvriers, l'avènement de l'âge industriel, l'emploi de la main-d'œuvre étrangère, les grèves et les progrès sociaux. La fin progressive de l'exploitation minière dans la région y est aussi évoquée.

Attestée depuis le XVIIIe siècle, l'exploitation du charbon dans ce secteur s'explique par la présence d'un anticlinal rejetant au jour trois couches exploitables à faible profondeur.

Dans sa configuration la plus récente, le puits pouvait accueillir près de 2 000 mineurs et plusieurs centaines d'ouvriers au jour.

Le site a été pendant longtemps le siège de la Société Anonyme des Mines de la Loire. Il fut le puits le plus important du bassin jusqu'aux années 1930 et resta après la nationalisation de 1946 le siège administratif du secteur Ouest.

Pour en savoir plus : http://www.saint-etienne.fr/culture/puits-couriot-parc-musee-mine

  • Par Sandra Méallier
  • Publié le 01/08/2013

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Pays de Châteaubriant. Partez à la découverte des mines et des forges samedi 3 août

Publié le par REVEL Stephane

La 3e édition de la « Journée de visite des sites remarquables de forges et de mines du territoire » a lieu samedi 3 août 2013 de 8 h 45 à 19 h dans le pays de Châteaubriant.

Dans ce cadre, le réseau « Fer et Forges » du Pays de Châteaubriant vous invite à découvrir avec des guides l’histoire de six sites exceptionnels :

- L’étonnante cuissage ferrugineuse de La Galivelais à Saint-Sulpice-des-Landes

- Les anciennes forges de la Hunaudière à Sion-les-Mines

- L’atelier de forge et ferronnerie d’art « La Forge Vive » au lieu-dit Boismain à Derval

- Le nouveau musée du site des forges de Moisdon-la-Rivière doté d’une scénographie originale

- Le parcours pédestre sur le site de l’ancienne mine d’étain d’Abbaretz

- La collection de machines agricoles du musée Agri Rétro au lieudit Le Houx à Abbaretz

Pratique. Samedi 3 août 2013. À 8 h 45 : accueil café place de l’Église à Lusanger et organisation du covoiturage. À 12 h : pique-nique champêtre sur le site des forges de Moisdon-la-Rivière. À 19 h : verre de l’amitié avec les guides et retour à Lusanger.

Tarif : 10 €. Inscription auprès des offices de tourisme de Châteaubriant (02 40 28 20 90), Bain-de-Bretagne (02 99 43 98 69), Derval (02 40 07 70 10) et Nozay (02 40 79 31 64). Possibilité de s’inscrire à la dernière minute sur le lieu de départ.

lundi 29 juillet 2013 Ouest France

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Découvrez la vie des mineurs au Val de Fer

Publié le par REVEL Stephane

Publié le lundi 29 juillet 2013 11:00 Écrit par Henon-Hilaire Quentin

La mine du Val de Fer, à côté de Neuves Maisons, Chaligny et Chavigny, vous propose des animations estivales : découvrez la vie des mineurs comme vous ne l'avez jamais connue, et profitez de marche nocturne pour des visites insolites !

La Mine du Val de Fer vous ouvre ses portes cet été de manière inattendue ! Profitez d'un été insolite à Neuves Maisons avec la compagnie du Théâtre de Cristal et participez à la découverte active de la vie des mineurs.

L'entrée sous terre sera préparée par une secouriste un peu spéciale. Un entraînement aux règles élémentaires de sécurité que vous n'oublierez pas de sitôt.

D'anciens mineurs prendront le relais pour une heure de dépaysement souterrain. Une sortie familiale drôle et émouvante.

L'été s'annonce chaud, alors venez sous terre, il y fait bien frais !

Infos pratiques Estivales de la mine du Val de Fer

- Verre des Côtes de Toul offert à l'arrivée.

- Prévoir des chaussures appropriées et des vêtements chauds (température à l'intérieur de la mine de 12 ° C)

- Casques et lampes fournis.

- Réservation conseillée, 45 personnes maximum par horaire

Dates estivales de la Mine

Date : 3 août et 31 août 2013
Horaires : 16h30 - 18h30 - 20h30

> Réservation en ligne Estivales mine du Val de Fer

Marches nocturnes des estivales de la mine

Dans le cadre des estivales de la mine, deux marches nocturnes vous sont également proposées. Elles vous feront emprunter un chemin chargé d'histoire. Un casse croûte du mineur vous sera offert à l'arrivée.

- Présentation et visite de l'église Ste Barbe de Chaligny

- Visite du lavoir et traversée du village

- Chemin des mineurs (quelques dénivelés importants)

- Arrivée sur le carreau de la mine du Val de Fer aux alentours de 22h

Publié le lundi 29 juillet 2013 11:00 Écrit par Henon-Hilaire Quentin

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14-18 : À Vauquois, la guerre des rats

Publié le par REVEL Stephane

TOUR DU FRONT - Ils sont bénévoles. Depuis 1985, quasiment sans subvention, ils creusent. Ils aménagent. Ils entretiennent les lieux aussi bien que la mémoire des 15.000 soldats tombés sur le "mont des morts". Le résultat est à la hauteur : la butte de Vauquois et ses galeries souterraines rouvertes au public offrent la plus spectaculaire étape de tout le front de 1914. Les visites sont rares. Seulement quelques jours dans l'année et sur rendez-vous. Mais grâce à ces guides passionnés, on plonge en sous-sol dans les entrailles de la guerre. Au milieu des fantômes de poilus et d'Allemands. À Vauquois, les galeries des soldats-rats sont intactes. Elles témoigneront pour longtemps encore.

Un concentré de toute la Grande Guerre. Un concentré de tous les casse-tête de la reconstruction après-guerre. Un concentré de toutes les questions de mémoire depuis cent ans. La butte de Vauquois résume tout. Comme un livre centenaire à ciel ouvert, une butte posée sur le front, à droite de la forêt de l'Argonne, à gauche de Verdun. Une butte de 70 m de haut, de 500 m de long et de 100 m de large. Un vaisseau flottant sur la plaine. Intact. Tous les moyens de tuer, ou presque, ont été testés, ici lors des 1.500 jours de guerre. Les mines. Les lance-flammes. Les gaz. Les engins explosifs en tout genre. Le bilan ? 15.000 morts environ. Ici, les soldats se sont transformés en rats, ils ont creusé des souterrains dans la gaize de la montagne, une sorte d'argile, pour venir déposer des bombes en sous-sol, sous les tranchées adverses.

Cent ans après, la butte, laissée à l'abandon pendant des décennies, comme la plupart des sites du front, a été prise en main par l'association des Amis de Vauquois. En 2013, ils sont 740, à jour de cotisations, sous la présidence d'un ancien artilleur de l'armée, Alain Jeannesson, et réaménagent le site avec les moyens du bord. Zéro subvention. Ou presque. L'État leur réclame même 40 euros annuels au titre d'occupation des lieux. C'est dire si ces bénévoles ne comptent que sur eux-mêmes. Et le travail qu'en moins de dix ans ils ont déjà réalisé est proprement stupéfiant. "Une équipe chantier vient tous les samedis. On creuse…", résume modestement Alain Jeannesson. À Vauquois, les moyens du bord font des miracles. Des kilomètres de galeries souterraines ont été rouverts, repris aux gravats et à la broussaille. Les visiteurs, 6.000 par an, se bousculent le premier dimanche de chaque mois. Uniquement sur rendez-vous. Difficile d'en accueillir davantage : chacun doit avoir un casque de chantier et une lampe. Mais la visite est à couper le souffle. Peut-être la plus émouvante des 700 km de front. On rentre sous terre, par de petits escaliers au fond de "tranchée", et on arpente ces galeries à la découverte de véritables casernes… sous-marines. La butte est un sous-marin dans le roc. Les soldats semblent avoir quitté les lieux la veille. Leurs objets épars sont toujours là. Le sol n'a guère été piétiné depuis. Les murs suintent de la même eau. La roche conserve les traces des pics et des pioches comme s'ils étaient frais. Une sorte de caverne, avec ses inscriptions dans les deux langues. Une cathédrale noire de la guerre que ce "mont des morts", comme l'appelaient les Allemands. Sur ce mont des hommes-rats, on s'est entre-tué jusqu'aux limites du possible : "Quand les Américains ont donné le dernier assaut, nettoyant à la grenade les dernières galeries, les derniers combattants ne se sont pas rendus… À court de munitions, ils se sont battus avec des cailloux", raconte Alain Jeannesson. La folie de la guerre, ici, était enracinée profondément.

Retour en surface en 1914. Il faut imaginer un village millénaire, posé en haut de cette butte. Au centre, une église. Devant elle, planté depuis 1789, un marronnier de la Révolution française. Majestueux. Des fermes, de part et d'autre de la grande rue. Depuis la préhistoire, la butte de Vauquois a déjà vu passer toutes les invasions. L'église a sa relique de l'an 886, la statue d'une Vierge qui a sauvé un roi franc d'une invasion oubliée. Au nord, le village a sa fontaine miraculeuse à qui toutes les femmes du pays viennent demander si leur enfant malade survivra. Si le linge flotte, l'enfant aura la vie sauve. S'il coule, il mourra. Ou l'inverse. Bref, un village loin du reste du monde. Le 4 septembre 1914, les Allemands passent là en coup de vent. Ils foncent vers Reims. Puis reculent après la contre-offensive de la Marne et repassent la butte en sens inverse. Les Français la réoccupent dans la foulée, le 14 septembre. "Mais les Allemands ont désobéi aux ordres, ils ont trop reculé. Ils auraient dû s'arrêter à Vauquois", raconte le guide Jeannesson. L'état-major français ne réalise pas assez tôt le cadeau involontaire. La butte offre une vue sur tout le secteur. Elle permet de contrôler la ligne de chemin de fer Châlons-Verdun. Autrement dit, un endroit stratégique. Le sommet est repris par les Allemands le 24 septembre. À partir de là, les combats ne cesseront jamais : "On s'est battu ici, du 24 septembre 1914 au 26 septembre 1918, soit quatre ans et deux jours… On parle toujours de l'enfer de Verdun, ses 300 jours et 300 nuits, ici, cela a duré 1.500 jours sans discontinuer", raconte le guide.

60 tonnes d'explosifs pulvérisent 108 poilus

En quatre mois, les Français réoccupent la face sud. Au prix de pertes impressionnantes. Chaque camp s'enterre dans des tranchées sur le sommet. "Comme c'est une butte, et que les tranchées étaient très proches les unes des autres, chacun a eu l'idée de creuser des tunnels, en partant de leur versant, pour venir poser des mines sous les tranchées adverses", poursuit Jeannesson. Le bilan est titanesque : il y aura sur ce monticule de 500 m de long 519 mines… plus d'une au mètre! La plus grosse, allemande, a explosé le 14 mai 1916. 60 tonnes d'explosifs pulvérisent 108 poilus. "Énorme comme toute la terre, un monstre bondit et gronde : un monstre de tumulte, qui fait s'entre-heurter et tressaillir les entrailles de la butte", écrit André Pézard *, un écrivain combattant. Mine après mine, le sommet se transforme en terrain lunaire. Les maisons disparaissent, englouties. L'église coule à son tour. "Le marronnier de la Révolution a résisté longtemps… les Allemands l'ont mitraillé à la base pendant une semaine avant qu'il ne tombe", raconte le guide. La mélodie des bombes va se poursuivre en sous-sol. Les Prussiens installent une véritable caserne. Du bas de la butte, de leur côté, un train blindé décharge les matériaux. Des téléphériques montent les charges. Dans le dédale allemand, on tombe encore sur des chaudières, pour le chauffage de l'eau. Chaque officier a sa chambre, creusée dans le roc, avec son petit poêle. Une ville de taupes, avec des boyaux de communication où l'on avance tête baissée. De ce dédale partent les boyaux d'attaque. Parfois des mineurs de chaque camp se tombent dessus et s'entre-tuent à l'arme blanche…

En face, les poilus du Génie ont aussi creusé de larges galeries. Mais les Français ne casernent pas en sous-sol. Leurs tunnels sont exclusivement destinés à aller poser des mines. Devant une salle, creusée pour les officiers du Génie, une photo d'époque : "Elle a été faite par le lieutenant Dardonville, que l'on voit ici, indique Alain Jeannesson. En 2011, toute sa famille est venue ici, cinq générations, 90 personnes en tout…" La fille du lieutenant, en apercevant une cage à souris, s'est souvenue que son père lui racontait que ces animaux étaient utilisés pour savoir si l'air était respirable au fond des boyaux. Les Allemands utilisaient des bougies… si elles s'éteignaient, il fallait remonter vite. Depuis 1985, l'association a collecté quantité de témoignages de cette guerre des hommes-rats **. Autre découverte tue pendant longtemps, chaque camp, sur la fin de la guerre, s'était entendu tacitement pour que les mines sautent toutes à la même heure, le matin vers 7 heures. Ainsi, les stocks d'explosifs étaient écoulés, et chaque camp limitait un peu ses pertes en évacuant ses tranchées de surface à l'heure dite. "Cet accord tacite souligne bien l'inutilité de cette guerre des mines", a témoigné un poilu, Léon Foy… en 1976. C'était le dernier grand secret de Vauquois.

Après-guerre, quelques familles reconstruisent leur maison en bas de la butte. Des cahutes en bois et en ferraille de récupération. La ville d'Orléans, en raison du grand nombre d'Orléanais du 131e RI morts ici, décide de parrainer la reconstruction. Elle envoie des volailles, des matelas, mille produits de première nécessité. Un système D se met en place. En 1925, un monument est inauguré au sommet. Puis les broussailles reprennent le dessus. Ce n'est qu'en 1964, qu'un ancien poilu, un instituteur marseillais, Hilarion Platz, pour les 50 ans, vient prendre sa retraite à Vauquois. "Juste après-guerre, il y a eu les “pèlerins”, des combattants qui venaient montrer les lieux ou des familles qui venaient chercher leur mort, confie Jeannesson. Puis Hilarion Platz, avec une corde, a fait descendre les premiers touristes dans les galeries."

Depuis 1985, l'association a pris le relais. La nouvelle église a même récupéré sa statue de la Vierge, qu'un poilu avait emportée et a rendu après sa mort, en 1989. Aujourd'hui, une salle musée enterrée regroupe une collection impressionnante. À longueur d'année, les guides bénévoles accueillent des scolaires (dont 440 allemands l'an dernier) : "On ne veut que des élèves un peu sensibilisés au préalable, confesse Alain Jeannesson. La guerre de 14 n'est plus enseignée qu'une semaine en classe de troisième. Il nous arrive de renvoyer des cars parce qu'on voit bien que certains élèves ne sont pas prêts…" Le seront-ils tous l'an prochain?

Le JDD le 27 juillet 2013

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L'histoire de Potigny la minière se découvre à pied - Potigny

Publié le par REVEL Stephane

L'initiative

Des bornes en granit en guise de pupitre, pour supporter des plaques en lave émaillée, racontant chacune l'histoire d'un « site éloquent » de la commune : esthétiquement « la mise en scène » du patrimoine local a de l'allure.

Ces 20 bornes jalonnant un circuit d'un peu plus de six kilomètres constituent un parcours de découverte du patrimoine intitulé « Potigny mine d'histoires ».

Cette réalisation s'inscrit dans une démarche de la municipalité visant à « affirmer la particularité culturelle de Potigny » et à « revendiquer cette identité tellement originale dans le paysage traditionnel de la Normandie rurale ».

Une « différence » qui tient pour beaucoup dans « l'aventure minière » presque centenaire qui aura laissé d'innombrables empreintes. Rien de surprenant, dès lors, à ce que l'essentiel des lieux balisés se rapporte à Potigny la minière. D'ailleurs, c'est à une association formée autour de ce passé qu'a été confiée la conception du projet : Mémoire de fer.

Mine et histoires

Cependant, avant d'entrer dans le siècle des Gueules Rouges, c'est au pied de l'édifice le plus ancien de la commune que s'ouvre le parcours : l'église Notre-Dame-du-Rosaire. Datant du XIII e siècle pour sa partie principale, elle est classée au titre des Monuments historiques depuis 1930. Face à elle, sur le parking, un grand panneau porte les tracés de plusieurs circuits de randonnée conduisant vers la Brèche-au-Diable et le Mont-Joly.

Le cheminement mène dans la rue du Village où se trouve toujours un lavoir alimenté par une source. Un peu plus loin une borne évoque l'ancien bourg et le Manoir.

Puis s'ouvre l'ère du Potigny industrieux, avec ses différents quartiers et cités construites pour y loger les populations venues de tous horizons pour travailler à la mine : la rue de la Libération, la Sente-aux-Ânes, les Blocs, le Clos-Michel. le Suvez.

Mine et histoires se fondent aussi dans la présentation d'autres lieux emblématiques comme la chapelle polonaise, la chapelle Sainte-Barbe, le château d'eau, la coopérative... Et bien sûr le carreau et les Grands bureaux de la Mine.

Pour faciliter la découverte de « Potigny mine d'histoires », un plan gratuit est disponible en mairie. On peut aussi se procurer le livret (8 €) reprenant l'ensemble des textes et de l'iconographie présents sur les panneaux. Avec une traduction résumée en Polonais et en Anglais.

Ouest France samedi 27 juillet 2013

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Carmaux-Cagnac-les-Mines. Un pass pour visiter le bassin minier

Publié le par REVEL Stephane

Un nouveau pass, «le pass’ mines» a été lancé. Ce dernier permet au public de découvrir deux anciens sites miniers du département avec un tarif attractif.

Pour ceux qui souhaitent découvrir le bassin minier de Carmaux-Cagnac où l’on trouve deux anciens sites d’exploitations exceptionnels, il existe désormais le «pass’ mines». Ce dernier permet au public de bénéficier d’un tarif attractif pour visiter le musée départemental de la mine à Cagnac ainsi que l’ancien site de Sainte-Marie, situé à Cap Découverte. Pour 8 €, vous pourrez donc bénéficier de la visite guidée «Si la découverte m’était contée» à l’espace mémoire de Cap Découverte et de la visite guidée du Musée-mine (visite prépayée ne valant pas réservation). Ce pass a été créé dans le but de faire découvrir au public le bassin minier au nord du département, qui a la particularité d’offrir deux modes d’exploitation du charbon à quelques kilomètres de distance : exploitation par le fond et en découverte.

Au programme des visites

En ce qui concerne les visites, le musée départemental de la mine apportera à la fois un éclairage technique mais également social sur l’histoire du charbon depuis plusieurs siècles. 350 mètres de galeries ont été reconstitués afin que les visiteurs soient en immersion avec le monde de la mine et découvrir le quotidien des «gueules noires» : conditions de vie, explications sur le travail du minier avec les machines et outils utilisés, etc. Des expositions temporaires sont également programmées au musée et, actuellement, deux expositions sont consacrées à la dentelle : «Dentelles d’architecture» et l’installation «Les grandes demoiselles» d’Annick Picchio, hommage aux femmes de miniers du bassin de St-Étienne.

À Cap Découverte, l’animation «Si la découverte m’était contée» mettra, quant à elle en lumière, l’histoire du site. De l’extraction dans les galeries jusqu’à sa reconversion après la fermeture en 1997, d’anciens mineurs témoignent et vous accompagnent tout au long du parcours émaillé d’anecdotes au cœur d’un bassin minier.

Pour 8 €, le pass permet de visiter le site de Cap Découverte et le musée de la mine

Informations Pratiques

Visite du Musée-mine départemental, à Cagnac-les-Mines : tous les jours, de 10 heures à 19 heures (dernier départ 1 heure avant la fermeture). Rens : 05 63 53 91 70. Visite «Si la découverte m’était contée», à Cap Découverte (Parc des Titans, fosse Sainte- Marie, Parc du carbonifère) : tous les jeudis à 17 heures Rens : 05 63 80 29 00.

Le pass mines est disponible au musée de la mine et à Cap Découverte.

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Millau : Les mines perdues du Minier

Publié le par REVEL Stephane

Les trésors cachés du Sud-Aveyron (3/8) Le hameau de Viala-du-Tarn était riche et prospère, mais son histoire s’est enfouie dans le sol, quand les veines d’argent ont disparu avec leurs exploitants.

Perdu au fond d’une vallée encaissée à quelques pas des Raspes du Tarn, Le Minier se révèle d’abord par ses quatorze moulins sur les bords des ruisseaux de Saint-Symphorien et du Minier. Et au détour d’un virage, le hameau se révèle enfin par une poignée de grandes bâtisses cossues du XIIIe siècle à fenêtres géminées et portes d’ogive. Un paradoxe quand on s’aperçoit qu’autour du petit pont et de l’église, il n’y a qu’une quinzaine d’habitations.

Le plomb argentifère

L’explication est un minerai qu’il faut arracher à la montagne. Vers 1250, avec la mine d’Orzals, des écrits du comte de Rodez relatent l’extraction de plomb argentifère autour du village. Près de 50 kg en 1267 et 98 en 1268, selon les recherches d’Emmanuel Johans, enseignant à l’université du Maine. Et le seigneur ruthénois n’en prélevait que 6 %. Alain Carrière, entrepreneur de son état, s’est passionné pour son pays dans les années 80. Les bribes d’histoire parvenues jusqu’à nous ne sont que l’accumulation d’anecdotes et de trouvailles d’amateurs.

La mine d’Orzal en 1250

Avec le Foyer rural d’éducation populaire, il a sillonné les contreforts à la recherche de ces trous de mine. Ils en ont recensé une vingtaine. La plus vieille, Orzals, qui se trouve sur un terrain privé, est fermée par une porte maçonnée. Pourtant, à l’intérieur, ce n’est qu’un étroit goulot. Deux, trois personnes au maximum pouvaient s’y mouvoir. On comprend mieux la modestie du hameau en nombre d’habitants, mais pas par sa richesse. Le pigeonnier comporte pas moins de 400 volets. Et tous ces moulins servaient-ils à moudre le grain ou plutôt à concasser la roche extraite pour en retirer l’argent si précieux ? Battaient-ils monnaie ? À côté du pont, se dresse également la maison de Jean-Pierre Caylar. Il faut tourner les yeux vers le ciel pour remarquer la lanterne des morts, hissée comme un tour au sommet de l’édifice moyenâgeux. Sorte de cheminée avec un chapeau pointu, on se perd en conjectures sur sa signification. Cela servait-il à prévenir de la mort d’un mineur, d’un éboulement ou simplement marquer l’appartenance à une corporation du propriétaire ? Que de questions sans réponse. Chacun au village a ses hypothèses, fort des vestiges qu’il a pu glaner en bêchant le jardin, lors d’une rénovation ou d’une promenade dans les bois environnants.

Disparition en 1956

Mais le mystère de ce joli petit village a continué bien après ces temps reculés. Les mines se sont arrêtées en 1956. Toujours exploitées par une poignée d’hommes, c’était des indépendants qui creusaient la roche. Il reste un survivant, mais ce dernier est malheureusement bien incapable de raconter ce morceau de vie. Dans les années 80 déjà, Alain Carrière avait essayé de lui faire dessiner les galeries, expliquer, mais en vain. Les galeries s’enfonceraient tout de même à plus d’un kilomètre et très étroite.

Métal Europ

La dernière en activité se situait à une trentaine de mètres d’une ruelle partant de l’église. L’entrée, obturée par précaution et recouverte de broussailles, donne toujours de l’eau. Les plus anciens racontent encore qu’une pompe à eau tournait en permanence. Toujours est-il, que même sur ce passé récent, les informations manquent. Les droits d’exploitation et les terrains appartenaient à Métal Europ, société dont la fermeture, du jour au lendemain, de sa fonderie de plomb à Noyelles-Godault dans le Pas-de-Calais avait défrayé la chronique en 2003. N’ayant fait que peu de cas des 800 employés, quelques arpents de terres en Sud-Aveyron n’étaient plus une priorité.

25/07/2013

Midi Libre

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Au cœur d’une mine

Publié le par REVEL Stephane

BLÉGNY/MORTIER/TREMBLEUR/BARCHON/HOUSSE/SAIVE/SAINT-REMY - Situé entre Liège et Maastricht, le site de Blegny-Mines est l’un des 4 sites authentiques de mines dont les galeries sont accessibles au public depuis le puits central.

Si cette visite vaut effectivement le détour, une fois à la surface vous pouvez vous désaltérer et vous restaurer tout à loisir pendant que les petits bouts s’amuseront sur une vaste plaine de jeux. Si l’idée vous tente, vous pouvez y prendre le petit-déjeuner et plus tard un apéro régional ou l’un des nombreux plats concoctés à partir de produits locaux.

Blegny-Mines est l’endroit idéal pour une escapade en famille.

Blegny-Mines - Rue Lambert Marlet 23 à Blegny - 04 387 43 33

lundi 22 juillet 2013

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