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Albi. Ils reconstituent la mine

Publié le par REVEL Stephane

La mine comme si vous y étiez! Pour les journées du patrimoine, le week-end des 15 et 16 septembre, le Breuil ravive sa mémoire minière. Une initiative de l'association de sauvegarde du patrimoine industriel Carmaux-Cagnac (ASPICC), et des Gueules Noires d'Inde, avec l'association de quartier et la ville d'Albi. Durant 2 jours, et même 3, car les scolaires en auront la primeur vendredi, cette association d'anciens mineurs installe une exposition à la maison de quartier, 191 avenue de Pélissier, pour montrer Pélissier et la cité du Breuil au temps de l'exploitation du charbon : «L'occasion de mettre en avant notre métier, d'entretenir la mémoire minière et rendre hommage à une profession et à ses hommes qui ont contribué à l'essor économique local», explique Patrick Garcia de l'ASPICC. «Cette manifestation touche au vécu du quartier et son architecture ; il est important que les enfants en aient la perception», disent Michel Gaudefroy l'élu référent du secteur, et Laurent Vigroux, le président de l'association de quartier, «heureuse d'animer ces 2 jours en faisant connaître l'histoire locale».

Galerie de 36 mètres

A la maison de quartier (ex-écuries du château propriété des Mines), des kakemonos évoqueront les mines d'Albi à Pélissier, le périple des Gueules noires d'Inde, ces ouvriers d'ici qui ont exporté la méthode de la chambre soutirée, (qui permet d'exploiter 84% du gisement), les Théodolites de géomètres, et les lampes de mine. Dans la cour du château, une galerie de mine de 36 mètres de long, en bois sera reconstituée. Outils et objets issus de collections de passionnés seront visibles, et des mineurs en tenue expliqueront l'évolution de la profession, de 1946 (plan Marshall) à la fin des années 80, documents et films d'époque à l'appui.

En face, dans l'ex bâtiment de la direction des Mines d'Albi, l'historien Patrick Trouche donnera plusieurs conférences. La transmission orale compte chez les gueules noires. Elles invitent les anciens collègues car «c'est l'occasion rêvée pour qu'ils nous racontent leur expérience et qu'on transcrive leur mémoire».

Expo gratuite, ouverte les 15 et 16 septembre de 10h à 18h.


Albi. Un pan de l'histoire albigeoise

Ce retour sur le passé aide à comprendre l'aspect actuel des quartiers Pélissier, Breuil et Mazicou. C'est à partir de 1893 qu'ils changent. En 1883, l'ingénieur Emile-Grand de la Société des Mines de Carmaux découvre à Cagnac la partie sud du gisement de houille Carmaux-Cagnac. La Société minière du Tarn (SMT) concurrente de celle de Carmaux, exploitera cette concession, ce qui aura des répercussions économiques importantes sur la rive droite d'Albi. Car en 1893, l'exploitant (devenu entre-temps la Société des Mines d'Albi) implantera bureaux, ateliers de traitement et de transformation du charbon, à Pélissier, à la place de l'actuelle centrale. Ceci induira la construction de la Verrerie Ouvrière à Mazicou. Plus tard, en 1924, naitra la cité ouvrière du Breuil.

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Plongez dans la mine de « Germinal »

Publié le par REVEL Stephane

WAllers Arenberg

Sur la peau, il porte encore les stigmates du charbon, petites taches noires indélébiles. Il a le souffle court et la voix un peu éraillée de ceux qui ont passé un moment au fond. Et, parce que les clichés ont la vie dure, il a les yeux bleus un peu délavés des gens du Nord. Jusqu’à son nom, Lukasiewicz, tout droit venu de Pologne, qui ne laisse aucun doute.

René, 76 ans, est un ancien mineur et c’est lui, avec quelques-uns de ses copains, qui guide les visiteurs dans la mine de Wallers-Arenberg (Pas-de-Calais) qui propose un parcours exceptionnel pour ces Journées du patrimoine.
A mi-chemin entre Lille et Valenciennes, célèbre aussi pour sa trouée d’Arenberg qui a fait trembler tant de cyclistes dans le -Roubaix, l’endroit est classé monument historique depuis 1992. Et depuis cet été, comme l’ensemble du patrimoine minier du Nord-Pas-de-Calais, il est inscrit au Patrimoine mondial de l’Unesco.
Le site doit aussi beaucoup au . C’est là, en 1992, que Claude Berri a tourné son « Germinal », avec et Depardieu dans les rôles principaux. Un souvenir dont René reste très fier et qu’il évoque en préambule à la visite : « J’ai travaillé deux ans avec Berri, qui m’a emmené sur des castings, des rushs de films, annonce-t-il. J’ai aussi fait l’acteur dans d’autres choses, surtout dans des rôles de bagarreur. »
Autre souvenir du film : une partie des décors, notamment dans la galerie reconstituée du site. Car bien sûr la descente à la mine n’est ici que fictive. Les trois vrais puits du site sont fermés depuis 1989 et bien trop dangereux pour accueillir du public. N’empêche. Dans la longue galerie faiblement éclairée, baignée de l’odeur du charbon, l’émotion est bien réelle. Tout comme dans l’immense « salle des pendus », où les mineurs accrochaient leurs vêtements au plafond, grâce à un câble métallique. « Pour chacun, il y avait un jeton avec un numéro. On vous le donnait quand vous arriviez à la mine. Il servait à tout. Nous n’avions pas de nom mais un matricule… » Emotion encore devant la plaque aux morts de la mine victimes d’un coup de grisou, d’un éboulement ou d’une inondation. Le plus jeune a 13 ans. Parmi eux aussi, le père de René.
« C’est après sa mort que j’ai commencé à la mine, raconte l’héritier, les yeux brillants. Il fallait bien travailler. J’y ai passé trente-deux ans. Aujourd’hui, je suis fier de faire visiter. Fier qu’on ait pu sauver ce patrimoine. Quand la mine a fermé, tout le monde passait devant sans même regarder. Maintenant, des gens viennent de partout dans le monde pour la voir. »
Visite de la mine de Wallers-Arenberg, aujourd’hui et demain de 9h30 à 12 heures et de 13h30 à 17 heures. Gratuit. Circuit nocturne « La vie du mineur ». Aujourd’hui à 21h30. Tél. 03.27.48.39.65. Internet : www.tourisme- porteduhainaut.fr.

Le Parisien

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Visiter le sous-sol de l'église Ste-Barbe de La Sentinelle, ancien puits de mine

Publié le par REVEL Stephane

Dans le cadre des Journées du patrimoine, qui ont lieu ces samedi et dimanche, grâce à la municipalité, le public pourra exceptionnellement visiter le sous-sol de l'église Sainte-Barbe, un ancien puits de mine.

La Sentinelle est née de la mine. En effet, jusqu'au début du XIXe siècle, la commune se consacrait essentiellement à l'agriculture. Mais, la compagnie des mines d'Anzin cherchait alors de nouveaux gisements de charbon vers l'ouest de sa concession. Le 8 avril 1818 fut ouvert la fosse Sentinelle.

Aujourd'hui, il reste un remarquable témoin de l'histoire de la mine sur la commune, l'église, monument classé. Cette église de La Sentinelle est un ancien édifice minier qui a été cédé pour le franc symbolique à la commune en 1999.

Cette reconversion à usage religieux est sans doute unique dans la région, voire en France. Ouvert en 1818, le puits de mine fut fermé en 1852, et transformé en chapelle puis en église en 1858.

L'église actuelle est située à l'endroit où se trouvait le chevalement et le puits se situait exactement sous le porche. Les passionnés d'histoire pourront découvrir l'endroit où les mineurs se déshabillaient et la galerie de descente dans le puits. •  

À La Sentinelle : visite du sous-sol de l'église et de l'exposition « Mineurs du Monde » : aujourd'hui, de 14 h à 18 h ; dimanche, de 10 h à 18 h. Entrée libre.

La Voix Du Nord

Publié le 15/09/2012

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La mine et d'autres trésors français s'exposent à la mairie

Publié le par REVEL Stephane

Deux expos et un diaporama sont installés au salon de la mairie aujourd'hui, pour les Journées du patrimoine, réunissant patrimoine national, régional, avec la mine, et local. La géante Odette M'Lampiste accueille les visiteurs au pied de l'escalier.

Les Armentiérois retrouveront avec bonheur les cartes postales anciennes défilant en diaporama du circuit du patrimoine local.

Quant à la mine, elle semble, dans un premier temps, un thème assez étonnant pour Armentières. Y en aurait-il une cachée ? Non. En revanche, « le peuple de la mine et le peule du textile se retrouvent sous le regard de Jaurès », selon les mots du maire. Le tableau de Jacques Chérigié, accroché au salon de la mairie, permet de faire le lien entre ces deux mondes : « Mon père travaillait à la mine et ma mère dans le textile », se souviennent ceux de l'association « Le 8 d'Évin » (numéro de la fosse d'Évin-Malmaison), qui ont apporté leur géante, Odette M'Lampiste, celle qui tenait la lampe. Poitrine généreuse, visage bien dessiné, elle rend visite à Jacques et Françoise de Luxembourg qui sont frère et soeur. Mais il est un peu tôt pour la marier ! « Elle n'a que deux ans », relève sa marraine. « Textile et charbon, ça fait un beau brassage ! » lance Alain Rambeau, président du 8 d'Évin, venu avec « une gueule noire » en effigie à offrir à la ville.

Michel Pillaert, avec l'association Mémoire du fond, expose lampes, casques, piolets, tous ces objets de la vie quotidienne du mineur, du briquet (le casse-croûte) au « gouttelot », d'eau et de café, se souvient Carole Casier, dont le papa était mineur. Un moment d'émotion a saisi l'assistance à la lecture d'un poème de Bertrand Cocq, L' taillette, du nom de la plaque ronde où s'inscrivait le numéro du mineur. Silicose ou coup de grisou, la mort n'était jamais loin...

Si L'UNESCO a élu au patrimoine le bassin minier, le maire a lancé l'idée d'y inscrire le textile comme « aventure humaine » aussi. François-Xavier Muylaert, président de Beffrois et patrimoine, opinait en présentant l'exposition des sites répertoriés au patrimoine français : « Des photos qui vont vous faire rêver », choisies parmi les 38 sites retenus, a-t-il noté, en citant nos géants et la cuisine française. À déguster : une balade en couleurs, du mont Saint-Michel au canal du midi en passant par les calanques de Piana en Corse.0

L •  

De 10 h à midi et de 14 h à 18 h.

PAR CATHERINE QUÉTELARD

La Voix Du Nord

Publié le 16/09/2012

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À l'école ou à la mine, la mémoire ravivée avec les Journées du patrimoine

Publié le par REVEL Stephane

| NŒUX-LES-MINES | Nombreux sont les bénévoles mobilisés pour cette journée dédiée au patrimoine d

e la commune. Répartis sur deux lieux, à savoir le musée de la mine et l'ancienne école Camus. Hier, ils ont évoqué les souvenirs et ont mis en avant le fruit de leur recherche.

La Mine Image a ouvert ses portes à 10 heures, pour des visites d'environ une heure aux côtés de guides chevronnés dont Patrick Guillemant, érudit de l'histoire minière ; Jim Duty et Henri Pasternak, tous deux anciens mineurs. Ils se sont relayés hier et poursuivent aujourd'hui l'évocation de ce qu'était le quotidien des mineurs. Ils sont même assistés pour l'occasion par un certain Grisou. Pas de mauvaise blague et aucun risque pour les visiteurs, le bien nommé Grisou n'est autre que le chat adopté par les bénévoles du musée. Ces derniers expliquent le travail titanesque accompli au fil des décennies à plusieurs centaines de mètres de profondeur. Les chiffres suffisent à imager : quelques 120 000 km de galeries ont été creusées, soit l'équivalent de trois fois le tour de la Terre. Le musée de la mine permet d'observer les techniques de creusement et leur évolution, grâce à des reconstitutions de situations avec des mannequins, mais aide aussi à mettre un terme aux légendes tenaces. Ainsi les chevaux employés au fond de la fosse ne finissaient pas leurs jours aveugles et sans revoir la lumière du jour, sauf accident.

Une fois remontés à la surface, les visiteurs ont pu se diriger vers les locaux de l'association Noeux Mémoire, à l'ancienne école Camus. L'occasion pour les historiens locaux de replacer dans ce lieu de mémoire de nombreux documents évoquant l'école d'autrefois jusqu'à nos jours : par de nombreuses photos de classes et la liste des enseignants noeuxois depuis 1837.

Photos de classe et certif'

Des coupures de journaux datées du 1er janvier 2000 permettent de voir les écoles toujours existantes actuellement.

D'autres panneaux reprennent les thèmes habituellement abordés par l'association comme les rues, les commerces et les entreprises qui ont joué un rôle important pour la commune, comme le magasin Leroy Merlin ou l'entreprise Tipret.

Mais les visiteurs ne sont pas conviés qu'à observer, les bénévoles leur ont prévu une surprise. Pourquoi ne pas repasser le certificat d'étude dans les mêmes conditions qu'auparavant ? Dictée, calcul, histoire-géo, et science sont les matières obligatoires, le dessin et le chant restent facultatifs. Les épreuves ont débuté hier à 15 h, les résultats seront transmis prochainement. •

 

La Voix Du Nord

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La chapelle Sainte-Barbe, bijou local des Journées du patrimoine

Publié le par REVEL Stephane

| BULLY-LES-MINES | Ce week-end, pour les journées du patrimoine, c'est la chapelle Sainte-Barbe de la cité des Brebis,

à cheval sur les communes de Bully-les-Mines et Mazingarbe, qui décrocha l'intérêt des deux villes pour mettre à l'honneur cette zone urbaine sensible.

La chapelle est le catalyseur du patrimoine de cette cité. Savez-vous qu'en 1889, la maquette « des Brebis » a été présentée à l'exposition universelle de Paris.

Car, à l'époque, c'était la première fois qu'une cité des mines comportait un WC par logement !

Une autre page du patrimoine fut écrite par les 935 mineurs oubliés de la Grande Guerre, issus des huit communes de la compagnie de Béthune aujourd'hui rassemblées par leurs sept clochers.

L'exposition proposée a ravi le public et les autorités. Composée d'objets religieux (ciboires, ostensoirs, calices, encensoirs...), habits sacerdotaux et bannières, ceci grâce au dévouement de Pierre Huchette, responsable immobilier de l'évêché, tous ces trésors sont entreposés dans les bâtiments de l'art sacré au 103 rue d'Amiens.

« La cité des Brebis au fil du temps ». « L'histoire du quartier des Brebis et la vie des mineurs ». « La vie quotidienne à la mine et l'habitat minier » : ces trois thèmes sont développés par les deux communes, sous l'égide d'Alain Chaupin de l'atelier de recherche historique de Bully et de Gérard Delporte de Mazingarbe.

Il est à noter la forte motivation des enseignants donc des enfants des écoles et aussi ceux du catéchisme par le concours de dessin « Nuits des églises  ».

La classe de Mme Chalot de l'école Georges Sand chanta lors de la cérémonie d'ouverture de belles chansons patoisantes narrant le bien vivre dans les corons de la cité.

Mme Gruson, déléguée à la Culture, lança ces Journées du patrimoine et remercia tous les protagonistes de cette manifestation sans oublier l'abbé Levray.

En plus des expositions, une visite guidée de la cité a été assurée par le Pays d'art et d'histoire de Lens-Liévin, et une autre par le comité historique de Mazingarbe.

Durant ces deux journées, le souvenir de soeur Monique fut présent car elle consacra sa vie de religieuse au service des habitants de la cité et fut durant des années la cheville ouvrière de la cité des Brebis. •  

La Voix Du Nord

Publié le 18/09/2012

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La mine : un patrimoine impressionnant, émouvant et à l'impitoyable bruit

Publié le par REVEL Stephane

Pour les Journées du patrimoine, la mine-image sur le carreau de la fosse 2 a ouvert

ses installations à un public toujours avide de connaître cet univers souterrain.

Dès que la porte de la lampisterie est franchie, la température ambiante et le bruit d'un compresseur surprennent les visiteurs. « C'est dans ces conditions que nous travaillions au fond de la mine », relève Émile Bossu, ancien agent de maîtrise des Houillères. Plus loin, il invite le groupe à découvrir le soutènement d'une galerie. « Ce boisage anglé remonte au temps de Germinal. Le pin avait la qualité d'être fort résistant pour soutenir le toit de la galerie. À cette époque, c'était un élément de sécurité capital car au moindre craquement, il mettait le mineur en garde contre un danger imminent », précise le sociétaire des Amis de la mine.

« Cet univers est impressionnant et émouvant, constate Michèle, une quinquagénaire de Bruay-la-Buissière. J'ai une pensée profonde pour mon père qui est mort de silicose à l'âge de 51 ans. J'ai un frère qui est descendu au fond de la mine après avoir obtenu son certificat d'études à 14 ans. Au retour du service militaire, il a changé de métier. » Dans le chantier de creusement, la mise en route des machines de foration et d'un engin de chargement abasourdissent les visiteurs. Instinctivement, William, 7 ans, se bouche les oreilles et se réfugie dans les bras de sa maman. Le bruit est impitoyable, le petit phalempinois ne souhaite pas poursuivre la visite. •

 

La Voix Du Nord

Publié le 18/09/2012

 

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Inauguration du Musée de la mine de Petite-Rosselle sans Aurélie Filippetti

Publié le par REVEL Stephane

Une chaise est restée vide lors de l'inauguration du musée "Les mineurs Wendel", à Petite-Rosselle : celle de la ministre de la Culture Aurélie Philipetti. L'élue lorraine n'aurait pas souhaité se montrer dans ce lieu alors que l'un des dirigeants du groupe Wendel, le baron Seillère, est potentiellement lié à une affaire financière... Tout cela n'a pas empêché la célébration de cet endroit de mémoire.

 

En Lorraine, il y avait les "gueules jaunes", les mineurs qui remontaient du fer, et les "gueules noires", ceux qui extrayaient le charbon. L'épopée de cette dernière exploitation a commencé au mieu du XIXème siècle. Depuis bien longtemps le combustible était utilisé, mais de nombreux écueils techniques avaient du être résolus avant de débuter les forages de manière industrielle.  Les mines s'étendirent progressivement sur 50 000 hectares, on dénombrait 58 puits en 1987. Tous sont aujourd'hui fermés. Le musée qui vient d'être inauguré permet de découvrir la vie des mineurs et de leurs familles, le quotidien sur et sous terre. Il y avai les bons moments, et les catastrophes, assez  fréquentes. Le pire à craindre était le fameux "coup de grisou", le stockage et l'inflammation du gaz contenu dans le charbon. Sur cette seule mine on dénombra des centaines de morts. 83 pour le seul 15 mars  1907.

 

 

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Les mineurs sont unanimes, le magasin à explosif de la Fosse 4 est une poudrière

Publié le par REVEL Stephane

Ce week-end, lors des Journées du patrimoine, la poudrière exhumée i

l y a quelques mois sur le chantier de l'écoquartier des Alouettes a reçu ses premiers visiteurs. On a présenté ce magasin à explosif comme une dynamitière. Comme on pouvait s'y attendre, les anciens mineurs ont tiqué et les réactions sont arrivées jusqu'à nous comme une traînée de poudre.

Ce local sous-terrain n'est donc pas une dynamitière. Quatre anciens mineurs ont pris la plume ou se sont manifestés comme Alfred, un Bruaysien qui est descendu à la fosse 6 pour ensuite aller jusqu'à la fosse 7. Comme les autres, il est catégorique : « Dynamitière, ce n'est même pas dans le dico. Nous, on appelait ça une poudrière. » Serge Gouillart, lui, explique qu'il faut « respecter le vocabulaire des mineurs qui appelaient ce lieu poudrière. » Sur cette question, tout le monde se rejoint. On appellera donc ça la poudrière de la fosse 4. Fini la dynamitière. D'ailleurs, on ne parlait à l'époque que d'explosif, car il en existait de plusieurs sortes selon la nature de la roche à casser. Donc pas de pains de dynamite mais « des cartouches, explique Alfred. On enfonçait la cartouche qui mesurait une trentaine de centimètres, on mettait une amorce avec des fils numérotés, du fil à buquer. » Ainsi, l'explosion, à retardement, se faisait par à-coups très rapprochés. «  D'ailleurs, on entendait qu'une déflagration. » Tout ça était géré par le boutefeux, un mineur artificier qui devait suivre une formation très poussée. Notamment pour éviter tout accident. Les cartouches et les amorces n'étaient jamais associées dans la poudrière. « Quand j'étais galibot, j'allais à la poudrière avec le boutefeux. Je portais les sacs de cartouches et lui, les amorces dans une petite boîte en bois et la clé. »

Le lavabo

Sans se concerter, trois des mineurs qui sont montés aux créneaux ont élargi le débat sur la terminologie de la mine et tous s'offusquent d'entendre, de voir ou de lire que les mineurs fréquentaient la salle des pendus : « Ça n'a jamais existé », s'étonne Alfred.

Serge Gouillart, lui, affirme ne jamais avoir entendu ça, « d'Auchel à Valenciennes où je suis descendu en tant que délégué syndical central.

 » Les mineurs ont toujours appelé cette pièce le lavabo.

C'est qu'on ne joue pas avec le vocabulaire des mineurs. Quant à la poudrière de la fosse 4, si son boutefeux de l'époque nous lit, qu'il se manifeste. On pourra ainsi clore le débat ou tout au moins l'éclairer comme l'ont fait Serge, Alfred, Thadée ou Daniel. •

 

La Voix du Nord Publié le 19/09/2012

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Une mine de diamants cachée sous un astéroïde

Publié le par REVEL Stephane

Cette mine se trouve en Sibérie orientale, dans un cratère appelé Popigai Astroblem, formé par un astéroïde tombé sur terre il y a 35 millions d’années. Les milliards de carats de brillants que renfermerait l’endroit devraient suffire pour les besoins du marché des trois millénaires à venir, selon des sites spécialisés.

Moscou avoue connaître l’existence de cette mine depuis plus de 60 ans. Mais le régime soviétique, qui était déjà à l’époque l’un des plus grands exportateurs de diamants grâce à d’autres filons en Iakoutie, n’avait pas divulgué l’information pour ne pas affoler les marchés.

Les nouvelles pierres ne seront d’ailleurs pas destinées à l’industrie bijoutière. Elles seront utilisées à des fins technologiques. Les brillants de Popigai Astroblem ont en effet une particularité: ils sont nettement plus durs que les pierres terrestres. Selon l’agence russe RIA Novosti, il s’agit en effet de diamants extraterrestres, amenés sur terre par une météorite géante.

 

Le Matin

Par Laszlo Molnar. Mis à jour le 18.09.2012

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