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Mémoire de mine : une rétrospective et une exposition sur les chemins de fer miniers

Publié le par REVEL Stephane

| NOYELLES-SOUS-LENS |

Après la commémoration de la catastrophe des mines de Courrières et le spectacle « Buque à l'porte »

 

de la compagnie « La compagnie », vient d'avoir lieu le vernissage de la Semaine de la mine. En entrant dans le complexe, on est déjà dans l'ambiance des maisons minières avec une exposition de photos de Maisons et cités, réalisées parSam Bellet, une façon habile de se préparer à la visite d'une autre époque où 270 années d'une industrie ont marqué à jamais notre région.

 

Alain Roger l'a souligné : « Pour bien préparer l'avenir, il faut connaître son passé ».

Candidatureau label Unesco

La chorale « Les voix à l'unisson », dirigée par le chef de choeur Patricia Champalbert, a été le préambule à la prise de parole des officiels. Annie Delannoy dans son introduction n'a pas manqué de souligner les valeurs et les conditions de travail difficiles du mineur mais aussi la volonté d'esprits obtus, soi-disant bienveillants, d'effacer ou de gommer les vestiges de ces années d'industrialisation « comme si nous devions en avoir honte : Aujourd'hui, la région affiche avec fierté ses terrils et ses friches industrielles. La reconnaissance de leur valeur, inhérente à celle du monde du travail et de la condition ouvrière, est une victoire pour nous tous ».

En fait Mémoires de mine est le fruit d'une réflexion d'un groupe formé en 2002 grâce à des financements dans le cadre de la politique de la ville et a perduré grâce à la volonté municipale qui a rapidement pris le relais financier et logistique. C'est ce qui a permis à cette action de vivre, de continuer son travail de collecte de la mémoire et de transmission de son savoir. À l'origine l'association avait été créée pour être un instrument de la candidature au patrimoine mondial de l'Unesco, car le bassin minier est entré dans la catégorie des paysages évolutifs faisant référence à un patrimoine immatériel, la mémoire. •

Jusqu'au 22 mars, tous les jours de 10 h à 12 h et de 15 h à 18 h, au complexe sportif Léo-Lagrange.

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Le Magny. Rédigé à partir de souvenirs d’anciens, « Le Magny d’avant » fait revivre le quartier des années 1920-1930.

Publié le par REVEL Stephane

Le Magny continue à faire couler de l’encre. Après le succès de « La vie au Magny vers 1960 », les auteurs sortent un nouvel ouvrage sur le quartier cette fois consacré à l’entre-deux-guerres.

Le petit hameau du Magny, dont l’existence est bien antérieure à la ville de Montceau-les-Mines, est devenu une cité minière au développement fulgurant après le forage du puits en 1854. De 2 500 habitants en 1920, le quartier est passé à 3 500 dans les années 1960. Aujourd’hui, le Magny est dévasté et ne compte plus que près de 440 habitants*. Pourtant, l’étrange destin de ce quartier continue de passionner les foules. « Le jour où notre premier livre a été présenté au public ( La vie au Magny vers 1960, sorti en 2009), on s’attendait à avoir une cinquantaine de spectateurs, mais il a fallu trouver des places pour 300 personnes ! », se souvient Michel Billard. La rédaction d’un second ouvrage s’est alors imposée aux auteurs locaux, Michel Billard, Gilles Maccaglia et Guy Lazard.

Ils sortent aujourd’hui un nouvel opus intitulé Le Magny d’avant, consacré à la vie pendant l’entre-deux-guerres. Sur la base de témoignages des anciens du quartier (dont deux sont décédés depuis les interviews), les écrivains locaux ont passé un an et demi à confronter souvenirs et anecdotes et à recouper les informations en s’appuyant sur les documents de l’époque. Non exhaustif, le récit très imagé donne un aperçu de la vie du quartier des années 1920-1930, sans tomber dans les travers d’une fresque historique fastidieuse.

Une fresque vivante

En remontant le temps, les écrivains ont retrouvé les personnages emblématiques de l’époque. On y croise Charles Guingand, l’homme à tout faire du café-épicerie mutualiste « l’Ouvrière du Magny », rue de la coopérative, une figure du quartier. « Il réparait aussi les vélos parce que les habitants du Magny n’avaient pas le « tacot » (train) pour descendre à Montceau », raconte Michel Baillard. La rue de Chez Leguin, aujourd’hui désertée, comptait des dizaines de commerces dont la quincaillerie de Madame « la Blanche ». « Toute la journée, sa mère trônait sans bouger au milieu du magasin. Et comme elle adorait se faire coiffer, elle était surnommée “la marquise au chignon blanc !”», détaille Guy Lazard. Au fil des pages, on découvre également des petits métiers aujourd’hui disparus : les repasseuses, les laveuses ou les rebouteux chez qui ont se rendait quand on se « faisait sauter un fil ». Pendant des années, une marchande de journaux à la criée est descendue chercher la presse à Montceau en vélo et remontait au Magny les nombreuses publications locales ( Le Progrès, la Tribune, Le Dauphiné et Le Courrier de Saône-et-Loire pour ne citer que les quotidiens).

La vie autour de la mine

Au bout de la « rue de la Coopé », des centaines de jardins de mineurs s’étendaient sur plusieurs hectares, alimentés par deux points d’eau, le « Puits de la Coopé » et le ruisseau des Marais. La mine assurait également l’instruction scolaire et religieuse, ces apprentissages étant confiés aux religieuses. « Symboliquement, les deux groupes scolaires d’une dizaine de classes chacun étaient construits de chaque côté de la place de l’Église, au cœur du quartier. La maison de l’ingénieur divisionnaire dominait l’ensemble », illustre Michel Baillard qui rappelle que la solidarité entre les habitants était aussi souvent teintée de surveillance mutuelle.

« D’ailleurs quand nous sommes allés voir les anciens, ils commençaient leur récit par “je vais vous raconter mais il ne faut pas le répéter !” » s’amusent les auteurs.

( *) 220 foyers de deux habitants en moyenne.

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n livre sur l'histoire du charbon en Normandie - Le Molay-Littry

Publié le par REVEL Stephane

C'est l'histoire du charbon à Littry avec la seule mine de charbon exploitée en Normandie pendant deux siècles.

Le Musée de la mine et un récent ouvrage retracent cette histoire du charbon au Molay-Littry. « Un complément pour le visiteur avec la moitié de textes et d'images avec 100 photographies, plans et reconstitutions », explique Philippe Bernouis, l'auteur du livre Le charbon en Normandie.

Archéologue, responsable des fouilles archéologiques entreprises sur le site du musée et attaché de conservation au service patrimoine du conseil général du Calvados, Philippe Bernouis s'adresse à un large public à travers cet ouvrage illustré de 32 pages. « Un résumé sur l'histoire de Littry et la vie du mineur de fond jusqu'au retour au jour, enchaîne l'auteur. Et avec un zoom sur des objets phares. »

Un ouvrage didactique réalisé en collaboration avec l'association des Amis des musées du Molay-Littry et de Philippe Pique, directeur des éditions Orep. Livre disponible sur le site du musée et la librairie-presse du Molay-Littry au prix de 5,70 €. Renseignements aux éditions Orep.

Contact. Tél. 02 31 51 81 31 ou site Internet. www.orepeditions.com

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Musée de la Mine : la saison démarre bien

Publié le par REVEL Stephane

Aujourd'hui, les anciens mineurs se font, malheureusement, de plus en plus rares, pour expliquer le dur métier qu'ils ont exercé pendant des années.

Dimanche dernier, lors du lancement de la nouvelle saison et de la réouverture du musée de la Mine, toute l'équipe, avec les membres de l'Amacosmi, ont eu une pensée pour l'ensemble des mineurs, en particulier pour Camille Bonnot, décédé le 31 décembre dernier.

La saison a bien démarré : cinquante et un visiteurs contre treize, l'an dernier. « Cela laisse présager, comme tout le monde l'espère, une bonne année. Par un temps gris, les visiteurs sont venus, en famille, puisque ce sont les vacances scolaires (38 adultes et 13 enfants) : 29 sont venus de la Nièvre, 4 du Cher, 4 de la Saône-et-Loire et 14 d'autres départements non limitrophes à la Nièvre », constate Marline Barbier.

Pratique. Les guides : Camille Bulfay et Laura Ferré (personnel communautaire Entre Loire et Forêt) ; Alain Pages (ancien mineur) ; Nadine Loriot a assuré l'accueil au Puits des Glénons et Marline Barbier l'accueil général. À noter, aussi, la présence de Gary Wesolek, président de l'Amacosmi, et Roger Pasquet, ancien mineur.

 

Nièvre > Sud Nivernais > Machine 07/03/12

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Brassac-les-Mines : un environnement naturel somptueux, un patrimoine minier exceptionnel

Publié le par REVEL Stephane

Brassac-les-Mines est l'une des communes principales d'un important bassin minier qui a permis le développement de la ville à partir du XVIIe siècle. Brassac est une petite ville du Puy-de-Dôme, en Auvergne, située entre Brioude et Issoire, tout près du département de la Haute-Loire. Grâce à la rivière de l'Allier, elle desservait en charbon la région parisienne ainsi que la vallée de la Loire, gage de son développement économique. Lors d'un séjour à Brassac, on découvre d'abord un paysage urbain fortement marqué par le passé minier: le chevalement du puits de Bayard, encore en place aujourd'hui, mais fermé depuis 1978 (c'est d'ailleurs le dernier puits du bassin minier à avoir fonctionné), ainsi que tous ses bâtiments attenants, à l'exemple de la salle des machines, où est installé le Musée de la Mine, et, pour finir, les maisons de mineurs, à l'architecture très caractéristique, sont étroitement liés à l'identité minière de la ville. Brassac se trouve également au cœur d'un paysage de collines et à proximité de deux rivières, l'Allier et l'Alagnon, qui ont permis le développement d'une riche biodiversité: milans noirs, canards colverts, loutres et castors rappellent au visiteur que Brassac n'est pas seulement une ville industrielle, mais accorde également une place très importante à la préservation de son environnement naturel.

Le Bassin Minier, une facette originale du tourisme en Auvergne

Le sud de l'Auvergne est très marqué par son passé minier, qui a, depuis le XVIIe siècle, fortement contribué au développement économique de la région, et qui fait donc partie des éléments constitutifs de son patrimoine et de son identité.

De passage à Brassac-les-Mines, vos visites touristiques s'orienteront principalement vers le chevalement du puits de Bayard, qui a fonctionné jusqu'à la fermeture du bassin minier en 1978, et dont la salle des machines abrite aujourd'hui le Musée de la Mine, exposition fort intéressante sur l'histoire des mines de charbon de la région et les conditions de travail des mineurs. Brassac-les-Mines est aussi la ville d'origine de Raymond Peynet, le créateur en 1942 des désormais mondialement célèbres petits "Amoureux". Ainsi, vous pourrez visiter le Musée Peynet, où vous découvrirez ces Amoureux sous de nombreuses formes: en poupées, en peinture, en gravure, souvent entourés d'éléments symbolisant l'amour et la paix, tels que des anges et des oiseaux. Le musée retrace également la vie de Raymond Peynet et expose quelques-unes de ses photos, ainsi que ses carnets de dessins. L'entrée au tarif adulte est de 6€ pour chacun des deux musées (Musée de la Mine et Musée Peynet), mais il est recommandé, si vous souhaitez voir les deux, de prendre le Pass'Musées (8€), qui vous ouvrira les portes des deux musées.

Enfin, et pour une expérience plus complète du tourisme en Auvergne, vous pourrez profiter de votre séjour à Brassac pour découvrir son environnement naturel sur les rives de l'Allier et de l'Alagnon: ne manquez pas la confluence entre les deux rivières, qui offre des paysages particulièrement pittoresques.

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La galerie de reconnaissance des Ruines de Sechilienne

Publié le par REVEL Stephane

Les Ruines de Sechilienne sont une zone d’éboulement connu depuis plusieurs siècles pour ces effondrements.
Mais la zone n’a jamais connu d’éboulements massifs ayant entraîné une obstruction du lit de la Romanche.
Au cours de l’hiver 1985-1986 on assiste à des chutes importantes de blocs alertant les pouvoirs publics.
La zone n’est pas soumise à un glissement mais à une rupture interne progressive entraînant l’affaissement à la désagrégation du massif sur lui-même, ce processus est irréversible et continu.
Ceci est du au retrait il y a 15 000 ans du glacier de la Romanche qui a entraîné une décompression du massif de Mont Sec avec ouverture de fractures et affaissement.
A cela il faut ajouter les phénomènes climatiques eau gel dégel qui contribuent a fragiliser encore plus la zone.
La vitesse de déformation de certaines fractures atteint le chiffre de 1,50 m par an ce qui est énorme, ces vitesses de déformation fluctue au cours des saisons mais aussi au cours de années.
Le CETE de Lyon est en charge d’effectuer le suivi géologique des Ruines pour cela la zone est bardée de capteurs on peut voir des trièdres de visée par radar, des boules jaunes sur des piquets qui sont des cibles de visée pour les satellites GPS, des ronds rouges qui sont des cibles de visée pour la station de géodésie automatique situé en face.
On peut voir aussi des extensomètres, des capteurs piézométriques et des hydromètres.
En 1992-1993 une galerie de reconnaissance de 200 metres de long sera foncé dans le versant des Ruines afin d’étudier la morphologie du versant.

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Voyage dans une ancienne mine devenue dortoir hivernal à chauves-souris

Publié le par REVEL Stephane

On recense aussi les chauves-souris : il y a quelques jours, environ 150 sites d’hibernation alsaciens ont été visités simultanément. Récit d’une exploration dans les entrailles de la vallée de Sainte-Marie-aux-Mines.

Ça possède un côté aventure et ça fait indéniablement partie du plaisir. Matin glacial, sur le versant abrupt d’une forêt de la vallée de Sainte-Marie-aux-Mines. Trois « compteurs », Bruce Ronchi, Victoria Michel, bénévoles du Groupe d’étude et de protection des mammifères d’Alsace (Gepma), et Xavier Barthod, agent forestier en charge de cette forêt domaniale de Saint-Pierremont, installent leurs lampes frontales. Devant eux, une bouche d’ombre : l’entrée de la mine Hénon 3, filon argentifère creusé au XVI e siècle.

Un gros tuyau a été enfourné dans l’ouverture, pour éviter que des éboulis ne finissent, à terme, par l’obstruer. Il faut ramper dans cette buse, avant de se retrouver devant une grille, aux mailles très larges, installée au début de l’été (lire encadré ci-contre). Petit imprévu : la serrure est gelée ; or la consigne est claire : à partir de maintenant, il faut produire un minimum de bruit, de chaleur et de lumière…

Le mécanisme finit par céder sous la caresse d’une flamme de briquet. S’ouvre la porte d’un autre monde. Bien moins froid que celui du dehors, mais bien moins rassurant. Deux galeries se présentent. Le groupe débute par celle de droite. C’est un boyau, ou plutôt une fente, une déchirure dans la roche. On tient à peine de face. De l’eau s’accumule dans les parties basses. On s’enfonce sans un mot dans les ténèbres. Le noir, le vide… mais pas le rien : assez vite, on trouve ce que l’on est venu chercher ; une chauve-souris, là, en hauteur, pendue mécaniquement (donc sans effort) par ses pattes. Immobile, comme morte. Bruce gribouille quelques mots et invite d’un geste les autres à poursuivre leur route, sans s’attarder : il ne faut surtout pas réveiller la bête au bois dormant. Pour cet animal, maintenant, se réveiller, c’est risquer la mort.

En hiver, les chauves-souris dorment parce qu’elles ne peuvent plus manger : les insectes dont elles se nourrissent ont disparu. « Elles ne sortent de leur léthargie qu’une fois par mois, pour uriner, expliquera le naturaliste dès qu’il pourra reparler. Des efforts supplémentaires leur font consommer trop d’énergie, et compromettent leur survie… »

Pas le temps d’observer, donc, même si l’espèce doit être répertoriée : il faut la grande expérience d’un Bruce Ronchi pour savoir ainsi, sans trop s’approcher, dans la quasi-obscurité, si ce murin-là est « grand », « à oreilles échancrées » ou « de Daubenton »… «Si on n’y arrive pas, on n’insiste pas. » Mieux vaut une bête non identifiée qu’une bête en danger.

L’expédition ne croise pas de grandes colonies : juste, régulièrement, quelques bêtes isolées, voire en « grappes » de deux. Le boyau se termine en cul-de-sac. Il faut faire demi-tour, toujours faire attention aux dormeurs, puis explorer la galerie de gauche.

Au total, en cet hiver 2012, 19 chauves-souris endormies ont été recensées dans Hénon 3. C’est trois de mieux que l’an dernier. Une observation locale en accord avec le constat général : en Alsace, ces dernières années, les effectifs de chiroptères sont stables (lire ci-contre).

Le jour, l’air froid réapparaissent. La grille est refermée à clé. Elle peut de nouveau geler : c’est promis, plus personne ne viendra la rouvrir avant les beaux jours.

le 28/02/2012 à 05:00 par Textes : Hervé de Chalendar

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En hommage à sa région et ses aïeux mineurs, un passionné reconstitue une mine dans le sous-sol de son domicile

Publié le par REVEL Stephane

| HERSIN-COUPIGNY |

Dans la rue Émile-Zola, un homme a décidé d'écrire son propre « Germinal ». ...

 

Ce n'est pas un livre que Jean-Luc Coquery a commencé à réaliser il y a maintenant six ans, mais un morceau d'histoire. L'histoire de sa région entrecoupée à celle de sa famille.

Lorsqu'on observe la maison, rien d'extraordinaire, à part quelques objets d'antan en guise de décoration. Mais à mesure qu'on s'enfonce dans le sous-sol, l'ambiance se fait plus feutrée. On pénètre dans un nouvel univers, emprunt de nostalgie. Le couloir, entièrement boisé, ressemble davantage à une galerie.

En levant la tête, on aperçoit des morceaux de schiste et de charbon, qui semblent maintenus par les morceaux de bois. Une porte munie d'une grille évoque l'entrée d'une lampisterie.

C'est dans cette première pièce que tout a commencé. À l'entrée, un panneau contient les jetons qu'échangeaient les mineurs contre leur lampe avant de descendre au fond. Une manière d'annoncer une plongée dans un autre univers. Un pan de mur est recouvert d'outils anciens et de barrettes, morceaux de cuir façonnés par les mineurs en guise de casques. De l'autre côté, des outils plus « modernes » comme un piqueur ou des lampes à batterie. Mais c'est lorsqu'on plonge le regard au fond de la pièce que l'oeuvre prend toute sa dimension. Un tableau en trois dimensions reconstitue une taille étroite où trois mineurs semblent s'affairer. Des mannequins en tenues de lin spécialement reproduite par une couturière comme à la fin du XIXe siècle. Tout comme le boisage qui évoque les mines de l'époque.

On peut s'interroger sur ce qui a poussé ce passionné à se lancer dans une entreprise aussi originale. Il l'explique très simplement : « Dans ma jeunesse, j'ai été marqué par mes grands-pères. L'un était mineur de jour, l'autre travaillait au fond de la fosse. Ce dernier, Louis, ne faisait qu'une sortie par jour, entre son fauteuil et la barrière de son jardin, où il s'accoudait pour faire entrer l'air dans ses poumons sillicosés. » Une image marquante qui explique sans doute la présence d'un portrait du mineur dans le sous-sol. « J'avais la barette fin XIX e de mon arrière-grand-père ainsi que la rivelaine (pic double) et la hache de mon grand-père. De là, j'ai acheté d'autres outils que j'ai décidé de mettre en valeur. » En s'inspirant de musées de la région (Noeux, Auchel, Lewarde...), il entreprend de réaliser une taille de mine style fin XIXe et début XXe siècles.

Un chantier qui dépasse vite le cadre initialement fixé au fil des acquisitions du collectionneur. Une berline vient compléter la première pièce tandis qu'un cuffat le pousse à en créer une seconde. À l'instar de la cage, ce tonneau d'acier acheminait les mineurs au fond de la fosse et servait à l'entretien des conduits.

Aujourd'hui achevé, le projet pharamineux fait la fierté de son architecte. Il continue néanmoins d'y apporter quelques améliorations. Jean-Luc Coquery ne passe pas ses vacances « tout in haut de ch'terril » mais aime bricoler tout au fond de sa mine. • LUCIEN BONNEL (CLP)

 

 

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Recherche d'une emergence miniere à la Molière

Publié le par REVEL Stephane

Nous avions repéré sur les cartes du BRGM une émergence minière situé à La Molière.
Dans un premier temps nous nz savions pas a quoi correspond ce termes mais nous reviendrons dessus,
Donc nous voici parti ce jour afin de chercher ce point noter 08204X0050/EMER2.
Après un premier repérage en voiture de la zone a explorer, nous nous garons au bord de la route.
Nous nous équipons puis nous partons à la recherche de ce point GPS en main.
Nous longeons le champ juste au dessus de la route afin de nous rapprocher de la zone boisée ou se trouve le point.
Une fois sur zone nous commençons notre exploration en fouillant méthodiquement l'endroit.
Plusieurs semble correspondre mais a chaque fois nous faisons chou blanc.
Une zone semble intéressante sur la colline il semble y avoir des paliers nous montons la colline juste un peu en dessous du sommet nous remarquons une zone assez plate sur laquelle du schiste affleure nettement.
Mais nous ne remarquons rien de particulier de plus le gps nous indique que nous ne sommes pas sur la bonne zone.
Nous redescendons la la crête pour revenir au pied de celle-ci et là nous remarquons une zone intéressante qui ressemble a un ancien lit de ruisseau.
Là sur notre gauche nous remarquons une excavation qui n'a rien de naturel en examinant attentivement la zone nous remarquons au milieu des feuilles un morceau de mur en béton.
En enlevant les feuilles nous mettons à jour un muret de forme carré surmontée par un caillebotis métallique.
L'endroit est assez humide mais nous ne comprenons pas a quoi peut servir cette construction.
Après avoir fait des photos et un relevé de position nous retournons à notre véhicule.
En recherchant la de finition du terme émergence minière nous apprenons que cela correspond à une exhaure d’où l'utilité de la construction en ciment.
En examinant une carte topo nous mettons en relation notre découverte de ce jour avec la mine des Bethoux, nous sommes sur une ancienne sortie d'exhaure aujourd'hui condamnée.
En réexaminant les données BRGM nous remarquons une deuxième émergence minière notée EMER1 qu'il nous faudra découvrir afin de pouvoir faire le lien complet avec les points que nous avons trouver sur la concession des Bethoux.

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La mine d'amiante de Canari toujours en chantier

Publié le par REVEL Stephane

Le chantier de réhabilitation de l'ancienne mine d'amiante de Canari se poursuit sous très haute sécurité.

Débuté depuis deux ans, interrompus chaque été, les travaux repris il y a quatre mois, entrent désormais dans leur dernière phase. Objectif, stabiliser les abords de l’usine, en y terrassant les roches amiantifères. Il s’agit de protéger la route départementale de tout glissement de terrain et des milliards de fibres qui seraient alors soulevées.

 

Les travaux, d’une nature complexe, imposent une réglementation très stricte pour la sécurité des personnels, soumis à des temps limites d’exposition, rythmés par la prise de plusieurs douches quotidiennes. Des analyses et des prélèvements sont également   réalisés aux abords du chantier, continuellement arrosés, pour fixer les éventuels particules d’amiante échappées dans l’air.

 

D’ici mai, ce chantier de six millions d’euros devrait permettre également d’achever la piste sur laquelle les camions transporteront les déblais. L’avenir de la mine, réhabilitation ou démolition, ne sera décidé que bien plus tard.

 

Par Grégoire Bezie France 3

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