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Sous la friche PO, une poudrière des Houillères exhumée par un bulldozer

Publié le par REVEL Stephane

ON EN PARLERACHANTIER DE LA FRICHE PO1/2 |

Ça n'est pas un village de potiers gaulois mais la découverte d'une poudrière des Houillères sous Plastic Omnium est un événement qui méritait une petite visite. Les pelleteuses, sur le chantier de l'écoquartier, ont exhumé l'entrée d'un sous-terrain. Des escaliers qui mènent au coeur d'une poudrière où les boutefeux fabriquaient la dynamite utile aux mineurs.

 

PAR MATTHIEU BOTTE

 

bruay@info-artois.fr

Serge Gouillart a débuté sa carrière de mineur à la Fosse 4 en 1959. Plus de cinquante ans plus tard, il a redécouvert avec émotion sur son ancien lieu de travail, un vestige qui a échappé à la démolition dans les années 80 quand Plastic Omnium a pris ses quartiers.

Dix mètres sous terre

À deux pas de la rue Leroy, on peut descendre à dix mètres sous terre dans un lieu chargé d'histoire, dans un état de conservation exceptionnel.

Sous ces voûtes, transitait chaque jour la dynamite que le boutefeu et ses collègues fabriquaient et préservaient des flammes et des étincelles mais aussi des envieux : « On savait exactement ce qui sortait de cette poudrière, tout était numéroté. Pour en voler, il fallait y aller.

 » Alain Wacheux est attentif aux explications de son élu aux travaux. Le maire a grandi à deux pas de la Fosse 4 : « Je suis tout de même de ceux qui ont vécu Bruay au rythme de la mine. » Il a aussi perdu un cousin, boutefeu justement. « On a ici redécouvert un lieu à part. Avec un guide comme Serge qui avait les yeux allumés en redescendant, c'est passionnant et émouvant. » L'ancien mineur explique comment était stockée et répertoriée la dynamite, à quoi servaient tous ces culs de sac dans cette cave aux murs de béton... Il s'émerveille de voir comme les lieux sont encore sains. « Ça prouve que ça a été bien pensé à l'époque. Il y a même un air renouvelé en permanence, » Même l'éclairage est encore intact. Il ne manque que l'électricité. « L'interrupteur était à l'extérieur.

 » Il n'en reste rien bien sûr.

Mais que faire d'un tel site ? L'ensevelir à nouveau, l'ouvrir au public ? Alain Wacheux et l'architecte ont déjà leur idée sur la question. Évidemment, « on ne pouvait faire table rase du passé » selon l'expression de Serge Gouillart. « On ne peut pas non plus laisser ce lieu ouvert au public pour des raisons évidentes de sécurité », précise le maire. L'entrée de ces sous-terrains va donc être intégrée au projet urbain avec pourquoi pas une vitrine et des accès au public temporaires lors des Journées du patrimoine par exemple. Et pour guider les visiteurs, il ne faudra pas chercher bien loin pour trouver un volontaire. •

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L'histoire de la mine, aux Journées du patrimoine - Pont-Péan

Publié le par REVEL Stephane

La commune de Pont-Péan, riche de son histoire et de son patrimoine, propose de découvrir, ce week-end, le site de l'ancienne mine argentifère accompagné des membres de l'association « Galène » costumés en mineurs de l'époque.

Deux visites sont au programme de ce week-end, le samedi et dimanche, à 14 h 30. Durée de la visite environ 2 h 30, départ devant l'église.

Avant le départ de la visite, présentation commentée de la fresque peinte à l'intérieur de l'église illustrant la vie quotidienne de cette mine. Au retour à l'Espace Beausoleil, une exposition retrace tous les épisodes de cette mine jusqu'en 1904 où elle fut inondée. Vous pourrez bien sûr continuer à échanger, avec les responsables de l'association Galène, qui s'investissent dans la protection et la promotion de cet ancien site minier.

Dans le cadre de ces deux jours d'animation, La Compagnie Patrick Cosnet propose une pièce de théâtre « la Femme du Mineur », samedi 17 septembre, à 20 h 30, à l'Espace Beausoleil. L'histoire : « En hiver 1919, l'ombre de la guerre plane encore, Fernand et Rosie ne se retrouvent plus, ni dans le combat syndical, ni dans le douillet de leurs nuits... ». Tarifs adultes 12 €, réduit (enfant de 12 à 18 ans et étudiants).

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Au temps de la mine…

Publié le par REVEL Stephane

De même qu'il y a aujourd'hui les « docu-fictions », ces documentaires qui comblent les trous de l'Histoire par l'imagination, il faudrait parler de « roman documentaire ». Philippe Lemaire, grand reporter à France 3, auteur de nombreux romans, s'est attaché à nous faire revivre une époque pas si lointaine, le monde de la mine. Et pour ce faire, notre Ardennais a décidé de choisir Saint-Etienne qui n'est pas simplement la ville des Verts ou de Manufrance, mais fut aussi l'un des premiers bassins miniers de France. Rappelez-vous Bernard Lavilliers et sa chanson fétiche Saint-Etienne dans son premier disque célèbre, Le Stéphanois.

« On n'est pas d'un pays mais on est d'une ville
Où la rue artérielle limite le décor
Les cheminées d'usines hululent à la mort
La lampe du gardien rigole de mon style
La misère écrasant son mégot sur mon cœur
A laissé dans mon sang la trace indélébile
Qui a le même son et la même couleur
Que la suie du crassier du charbon inutile. »
Saint-Etienne donc, mais pas seulement. L'auteur, qui avoue avoir effectué de nombreux séjours dans la capitale du Forez, consulté les archives départementales et rencontré des mineurs, pousse même le vice à choisir le cadre de Côte-Chaude, l'un des quartiers les plus populaires de Saint-Etienne avec Terre-Noire et Tarentaize.
L'unité de lieu, c'est donc la mine. L'unité de temps : 1936, juste avant le front populaire qui apparaît néanmoins en fin de roman. L'unité d'action : Côte Chaude. Si tous les ingrédients du documentaire sont réunis (reconstitution du décor, des habits, du langage, des publicités de l'époque), Lemaire n'oublie pas l'histoire. Comme aujourd'hui, il y a le problème de l'immigration en filigrane. Le héros est un Polonais nommé Waldeck en situation irrégulière (on ne dit pas encore un sans-papier), qui débarque à Saint-Etienne. Accueilli bras ouvert par Lucien Gardel, un vieux mineur en retraite, il pénètre le monde de la mine. Si je dis un « monde », c'est que la mine est véritablement un monde en miniature. De nombreuses nationalités sont présentes : Français bien sûr, mais aussi Italiens, Polonais, Arabes. Monde encore, mais souterrain car on est dans le monde des ténèbres, presque dans les Enfers que décrivaient les anciens Grecs. Comme dans tout roman populaire, Philippe Lemaire ajoute une histoire sentimentale pour faire le liant. Au total un monde bien moins noir que chez Zola, un monde où les mots amour, solidarité, fierté même ont un sens. Finalement, à la lecture de ce roman qui n'est pas à l'eau de rose loin s'en faut, on ressort avec une conviction : en 1936, malgré les conditions extrêmement dures du travail, les mineurs gardaient en eux la foi, et l'envie de se battre pour un monde meilleur. Ce qui n'est pas le cas aujourd'hui où la compétition forcenée, l'individualisme et la précarité règnent en maître. A nous faire regretter cette période… un comble !
Bruno Testa
Rue de la Côte-Chaude, Philippe Lemaire, Calmann-Lévy.

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Visite guidée sur le site de la maison du Mineur - Saint-Crespin-sur-Moine

Publié le par REVEL Stephane

A l'occasion des journées du Patrimoine européen, la maison du Mineur et des énergies a ouvert ses portes, dimanche dernier. Les bénévoles qui gèrent le site, se sont mobilisés pour offrir aux nombreux visiteurs un riche aperçu du métier de mineur et de son environnement..

Plusieurs activités étaient au programme : une exposition de 15 panneaux dédiée au métier des hommes de l'ombre (chargeur, porion, etc.), de même qu'une grande maquette du site Ecarpier indiquant la mine, l'usine de traitement et les habitats. Étaient également proposés, une intervention sur l'expérience de mineur par un ancien ouvrier ; des visites guidées à la découverte du travail dans la mine ; un spectacle « Bons baisers d'hier », relatant la cohabitation qui n'a pas été toujours facile entre les paysans et les ouvriers de la mine. Un stand était réservé aux ateliers et aux jeux à l'endroit des enfants (expériences électriques, circuits, électricité statique, petits moteurs, etc.). Enfin et comme l'indique le nom du site, à cette journée, il a été également question d'énergies ; en collaboration avec l'association Bolivia Inti, un autre stand a été consacré aux énergies renouvelables, avec des démonstrations de cuissons solaires et écologiques d'aliments variés (gâteaux, céréales,...).

 

Ouest-France / Pays de la Loire / Cholet / Saint-Crespin-sur-Moine / Archives du mercredi 21-09-2011

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Alain Gauthier creuse l'histoire des mines et des mineurs de Corse

Publié le par REVEL Stephane

Alain Gauthier creuse l'histoire des mines et - 14389052.jpg La cicatrice des travaux miniers à l'Argentella, formée de la « grande tranchée » et du « grand couloir », avec, sur la gauche, les vestiges des maisons des mineurs et à droite, dans la partie supérieure, une plateforme où était la forge. En dessous, les imposantes coulées de stérile. (Photo DR)

Une fois par an, au mois de septembre, la société des sciences historiques et naturelles de la Corse propose à ses adhérents de Corse-du-Sud une conférence à Ajaccio. La prochaine se déroulera ce vendredi à 18 heures dans la salle de cinéma du lycée Lætitia. Pour la circonstance, la Sshnc a demandé à Alain Gauthier, géologue et ancien enseignant de sciences naturelles, de se pencher sur l'histoire des mines et des mineurs de l'île. En voici un petit aperçu.

« La présence de plus de 400 indices minéralisés recensés à ce jour en Corse, et l'existence à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle, de quelques exploitations momentanément rentables ont pu faire croire à l'importance du potentiel minier de l'île, indique Alain Gauthier. La diversité des formations géologiques insulaires, l'histoire complexe de leur mise en place expliquent l'extrême variété des minerais découverts en Corse. »

À l'exception de l'or, qui n'a jamais été mis en évidence de façon formelle, et du diamant, inexistant, on trouve dans l'île tous les minerais, au moins à l'état de traces : cuivre, plomb, zinc, argent, antimoine, arsenic, bien sûr, mais aussi nickel, magnésium, fer, manganèse, sans oublier molybdène, tungstène, étain, bismuth, fluor, baryum, terres rares, cobalt, minerais uranifères, etc. On recense également un gisement d'anthracite à Osani et de l'amiante, longtemps exploitée en carrière, en particulier à Canari, dans le Cap Corse. Cette énumération ne doit toutefois pas faire oublier que la dernière exploitation minière a fermé ses portes en 1965…

Déjà il y a 3 000 ans…

L'exploitation minière renvoie en Corse à une longue histoire. Les archéologues ont prouvé que du cuivre était fondu dans les environs d'Aleria, il y a plus de 3 000 ans. Si rien ne permet d'affirmer l'utilisation de minerais corses, rien ne vient l'infirmer. La présence de sites d'utilisation proches des gîtes miniers - cas du gisement de cuivre de Linguizetta - plaide pour l'utilisation de minerais autochtones. Cependant, l'absence dans les textes de l'Antiquité de toutes références aux richesses minérales de l'île et l'inexistence de vestiges de travaux miniers antiques en font douter.

« Les premières preuves écrites de l'exploitation des minerais insulaires datent du milieu du XVIe siècle, lors des tentatives de mise en valeur de la mine de fer de Farinole, indique Alain Gauthier. Au XVIIe et XVIIIe siècles, les écrits sur les mines se multiplient. L'exploitation ou la volonté d'exploitation de plusieurs gisements sont successivement attribuées au Roi Théodore puis à Pascal Paoli. Les minerais recherchés sont alors le fer, le cuivre, le plomb et l'argent. »

Après l'annexion de la Corse en 1768, plusieurs « missions minières » sont envoyées dans l'île. En 1771, la mission Besson découvre l'antimoine à Ersa. En 1820, la mission Gueymard examine plusieurs gisements. En 1810, la publication du Code Minier permet de mieux connaître la suite de cette longue histoire. Vingt et un gisements ont ainsi fait l'objet d'une concession et/ou d'une exploitation entre 1840 et 1958, et dix gisements supplémentaires ont fait l'objet de recherches sérieuses. Par ailleurs, plusieurs gisements sont exploités par des capitaux étrangers.

Pour réduire le surcoût du transport du minerai peu riche, on crée une fonderie à Francardo et une d'antimoine à Toga.

« Les deux guerres mondiales portent un coup fatal à l'exploitation minière. Seules subsistent un temps les mines de plomb argentifère de la Finosa (fermée en 1958) et d'amiante de Canari1 (fermée en 1965 bien que non épuisée), précise le géologue. Le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) a réexaminé l'ensemble des sites miniers au cours des années soixante-dix. L'avenir de la recherche minière en Corse, du moins à court terme, ne paraît guère prometteur. La notion de minerai étant essentiellement économique, certains gisements, tel celui de la Finosa, pourraient peut-être devenir rentables un jour, en cas de hausse importante de cours du minerai (réserves estimées à 600 000 tonnes à 2,8 % de plomb et 2 % de zinc). »

La recherche de nouveaux filons d'antimoine pourrait être un autre objectif.

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Blaye-les-Mines. La lampe des mineurs ouverte au public

Publié le par REVEL Stephane

Les journées du patrimoine sont toujours une occasion de découvrir la richesse d'une région. L'école des mineurs comme on avait l'habitude de dire au temps de la splendeur rappelant à des générations des souvenirs impérissables, notamment au moment de fêtes de Noël quand les enfants de mineurs passaient un après midi récréatif avant de repartir avec leurs cadeaux après le goûter et la séance de cinéma.

En 2011,après le succès de la découverte de la galerie secrète du directeur des mines en 2010,le président de l'ASPICC, Patrick Garcia a choisi l'emplacement de l'école des mineurs (actuellement l'ASEI) pour les différentes manifestations organisées à l'occasion des journées du patrimoine de ce week end.

Le bâtiment,sera ouvert les 17 et 18 septembre et,les curieux pourront visiter la partie représentant la lampe tout en bénéficiant d'une vue exceptionnelle sur les environs.

Le point d'orgue de ces journées sera la simulation d'un « coup de poussier» consécutif à l'explosion du grisou, gaz méthane du fond de la mine responsable de tant de drames, par Patrick Garcia.

Programme des journées:

Samedi 17 : 10 à 18h, ouverture au public. Expos: LGNI, leur périple en Inde, les Théodolites à travers les âges, la lampe de Carmaux, histoire, l'évolution des lampes, histoire du centre de formation.

Visites: bureau du directeur comme à sa construction,

La lampe: Carmaux comme vous ne l'avez jamais vue.

15h, conférence Patrick Trouche, 17h, démonstration, chambres soutirées avec camions ST2B 2500, coup de poussier.

Dimanche 18 : 10 à 18h, ouverture au public. Expos et visites, idem samedi. 11h/15h/17h: Démonstration, chambres soutirées et coup de poussier. Ecole des mineurs, (aujourd'hui CMPro Bellevue), rue Michel Rondet à Blaye les Mines.

Entrée gratuite.

Contacts:

ASPICC/LGNI, 06.82.88.00.13

Histocarm.free.fr

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Il y a cent ans, la mine de charbon de La Rouxière était fermée

Publié le par REVEL Stephane

Pour marquer le centième anniversaire de la fermeture de la mine de charbon de la Gautellerie, à la Rouxière, l'Association de recherches sur la région d'Ancenis propose une visite guidée du site samedi et dimanche de 14 h à 18 h. Exposition et vidéo conférence par le spécialiste Christian Naud, dans l'écurie de la mine, route de Varades.

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Un ancien reservoir d'eau au Versoud

Publié le par REVEL Stephane

Nous voici parti ce jour pour explorer les anciens réservoir d'eau potable du Versoud.
Ceux-ci sont répertoriés sur les cartes au 1/25000 eme comme source captée juste en dessous de Rousillon.
Attention à ne pas le confondre les réservoirs portés sur la carte.
La source captée se présente comme un bâtiment en béton au bord du chemin.
La date de construction de celui-ci figure au dessus de la porte métallique service des eaux le Versoud 1939.
En nous approchant du bâtiment nous remarquons le mur de façade avec une porte encadrée de deux petites fenêtres.
En regardant par celle-ci nous constatons que le redevoir est constituée de deux cuves en ciment enterrée.
On peut aussi voir les robinets et la tuyauterie.

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Carmaux. Des wagons miniers flambant neufs

Publié le par REVEL Stephane

Les jeunes du centre médico professionnel (CMPro) Bellevue, sont devenus des constructeurs de wagons miniers.

Singulière initiative de l'association de sauvegarde du patrimoine industriel Carmaux-Cagnac (l'ASPICC), toujours active pour valoriser, protéger et faire connaître le patrimoine minier et industriel du territoire. Elle mène depuis le début du mois de mars un projet pédagogique et culturel original avec le CMpro Bellevue situé à Blaye-les-Mines.

«Nous avons tout d'abord récupérer des vieux wagonnets de la mine, sur lesquels nous avons prélevé les roues et les galets, puis les élèves du CMpro ont réalisé la structure, d'après les plans originaux fournis par les archives municipales de Carmaux», explique Danièle Schmitt, membre de l'ASPICC.

Sous la houlette de Didier Privat, éducateur technique spécialisé, les deux Cédric, les deux Nicolas et Julien ont réalisé deux wagonnets de «type Carmaux».

Ils ont soudé, percé, mesuré, assemblé et le résultat est exceptionnel, il ne manque plus que le charbon, l'odeur et les bruits de la mine.

Le s wagons exposés pour les journées du patrimoine

Après plusieurs mois de travail, leur ouvrage vient de se terminer . Le public pourra alors apprécier le résultat et féliciter les cinq compères à l'occasion des journées du patrimoine, samedi et dimanche.

«Les élèves ont su relever ce défi avec beaucoup d'enthousiasme pour réaliser un travail de grande qualité», se réjouit Danièle Schmitt.

Enfin, quant à Bernard Chambosse, aussi membre de l'association de sauvegarde, celui qui a su fédérer autour de ce projet les entreprises locales qui ont accepté le challenge et fourni gracieusement les matériaux, il tient à les en remercier. Il s'agit des entreprises Bompart pour la boulonnerie, Gimenez pour les cornières, Vedel pour le bois et BPS pour la tôle.

Rendez-vous donc ce week-end samedi 17 et dimanche 18 septembre pour les 28èmes journées du patrimoine, au CMPro Bellevue.

CMpro 20, rue Michel-Rondet, à Blaye-les-Mines. www.cmprobellevue.asei.asso.fr

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Corse – Mine d’amiante de Canari : Les travaux doivent reprendre en octobre.

Publié le par REVEL Stephane

Les risques sanitaires sont très importants et non maîtrisés. Si l’ADEME et VINCI ne s’astreignent pas à appliquer strictement la législation qui protège les travailleurs actuels sur le site, il est à craindre que la triste liste des morts par mésothéliome, cancer du poumon, s’allongera encore.

L’état des lieux en 2009-2010

Photographie, avril 2010

Etat des lieux 2009-2010

Une «friche industrielle» constituée par le flanc abrupt d’une montagne recouvert de dépôts amiantifères sur 600 mètres de hauteur pour un dénivelé important de 460 mètres, deux profondes excavations d’une centaine de mètres de diamètre, deux anciennes usines de traitement et leurs annexes, une route départementale qui passe entre les pentes chargées de rebuts amiantifères de l’exploitation et l’ancienne usine et des stériles et les éboulis amiantifères léchés par la mer, 100 000 m3 de rebuts constituant un cône côtier, un golfe (celui de San Fiurenzu) dans lequel ont été déversés 12 millions de tonnes de déchets, sans oublier les plages d’Albo et de Nonza constituées de galets de serpentinite amiantifère,

En plus des risques de glissement de terrains, les risques sanitaires d’exposition par inhalation d’amiante y sont très importants,

Les acteurs :

L’État et l’ADEME : Agence De l’Environnement Et de la Maîtrise de l’Environnement

A partir de septembre 2009, l’ADEME, maître d’ouvrage, a pris en charge, NON la réhabilitation de la mine, mais la réalisation d’une piste afin d’enlever par camions les déblais, de freiner le ruissellement des eaux pluviales et d’empêcher les éboulements sur la route.

 

Projet de piste de l’ADEME

Projet de piste de l’ADEME

 

Canalisation pour humidification.

Canalisation pour humidification

Les travaux prévus par l’État et l’ADEME ne portent ni sur la sécurisation du site pour la santé (seuls des ESSAIS de revégétalisation sont prévus en fin des travaux), ni sur l’usine en ruine, ni sur les rebuts côtiers.

INERIS : Institut National de l’Environnement Industriel et des Risques

Dès 1996, INERIS avait souligné que les travaux de mise en sécurité du site et les travaux routiers devaient être étudiés conjointement et tous les envols et relargages atmosphériques des fibres d’amiante être réduits au maximum et maîtrisés afin que soit contrôlé l’envol des poussières et que soient assurées l’hygiène et la sécurité des travailleurs. INERIS est chargée d’évaluer la pollution engendrée.

VINCI CONSTRUCTIONS : entreprise principale chargée des travaux

2010-2011

Le choix de créer une piste, les travaux de terrassement et l’utilisation d’un hélicoptère pour héliportages ont été à l’origine d’une dispersion très importante des fibres d’amiante dont le taux réel n’est pas mesuré et qui a mis en danger les ouvriers comme les automobilistes. Le système d’arrosage prévu est inadapté et, d’ores et déjà, avant même la réalisation de la piste dans les pentes du site, les travailleurs ont, de manière certaine, été exposés à d’énormes quantités d’amiante allant jusqu’à plusieurs milliers de fibres par litre d’air et cela dans un milieu ouvert…

La valeur limite légale actuelle est de 100 fibres par litre pour les travailleurs et de 5 fibres par litre pour la population. Sans oublier que le rapport de l’ANSES de novembre 2010 demande que ces taux soient respectivement divisés par 10 et par 5 !

A Canari, l’exploitation de l’amiante, substance hautement cancérogène, a été la cause de nombreux décès. Si l’ADEME et VINCI ne s’astreignent pas à appliquer strictement la législation qui protège les travailleurs actuels sur le site, il est à craindre que la triste liste des morts par mésothéliome, cancer du poumon, s’allongera encore.

U Levante

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