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Sallaumines: hommage aux 304 mineurs sallauminois disparus à Courrières

Publié le par REVEL Stephane

C’est place Ferrer, au mausolée dédié aux victimes de la catastrophe de Courrières, que le maire Christian Pedowski, accompagné des élus et sympathisants, a retracé la catastrophe minière du 10 mars 1906 qui a fait 1 099 victimes, dont 304 mineurs sallauminois.

À l’époque, un coup de grisou suivi d’un coup de poussier dévaste 110 kilomètres de galeries. Le souffle est si fort qu’un cheval est projeté en l’air, le chevalet a été soulevé et le moulinage a été ravagé. C’est est la plus importante catastrophe minière d’Europe.

Trois jours après l’explosion, les recherches pour retrouver les survivants sont abandonnées et une partie de la mine est condamnée, pour étouffer l’incendie et préserver le gisement. Cette gestion de la crise par la compagnie minière a été particulièrement mal vécue par les mineurs et par leurs familles. Le 30 mars, soit vingt jours après l’explosion, treize rescapés réussissent à retrouver le puits par leurs propres moyens après avoir erré dans le noir total sur des kilomètres, un quatorzième fut retrouvé quatre jours plus tard.

La catastrophe provoque une crise politique et un mouvement social qui débouchent sur l’instauration du repos hebdomadaire.

Hommage à Jaurès Cambray et Jules Tell

À l’occasion de la Sainte-Barbe, patronne des mineurs, une minute de silence a été observée en mémoire des mineurs disparus. La délégation sallauminoise s’est ensuite rendue au cimetière pour se recueillir sur la stèle de Jaurès Cambray, ancien mineur de fond de 1952 à 1984, conseiller municipal de 1965 à 1971 et adjoint au maire de 1977 à 2008.

Un hommage fut également rendu à Jules Tell, maire de 1953 à 1986, conseiller général de 1966 à 1988. Jules Tell, qui nous a quittés en 2001, est à l’origine de nombreuses avancées : création de la coopérative centrale du pays minier, construction de plus de deux cents logements sociaux dans le quartier de l’Epinette, restructuration du centre ville et des équipements publics, etc.

Publié le 05/12/2015

La Voix du Nord

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Mines de lignite : les contradictions du modèle écologique allemand

Publié le par REVEL Stephane

Dans l’est de l’Allemagne, des pelleteuses grignotent maisons et villages entiers. Christian Penk, habitant de la commune de Rohne, se désespère de voir disparaître des pans de culture sorabe, du nom de la minorité slave qui vit sur ces terres. Des destructions causées par l’essor d’une industrie qui semble d’un autre temps : non loin de là, des mines de lignite – un type de charbon – continuent de s‘étendre.

La famille Penk est entrée en résistance ; elle refuse de quitter les lieux. “Dans le secteur, ils veulent déplacer 1 700 personnes, avec ces forages et excavations à grande échelle. Nous perdons nos habitations, notre histoire, nos paysages,“ déplore Edith Penk. Dans la forêt à proximité, le petit cimetière où est enterrée la grand-mère de Christian sera-t-il détruit lui aussi pour permettre l’exploitation du lignite qui se trouve à quelques mètres sous terre ? Les villageois craignent pour leurs morts, mais aussi pour leur vie. “On vit entouré de trois centrales électriques alimentées au lignite, explique Christian Penk avant d’ajouter : ce qui est le plus important dans la vie, c’est la santé ; mais dans le secteur, beaucoup de gens ont un cancer.“ C’est le cas du père de Christian.

Des villages et des vies brisées

Mais y a-t-il un lien entre le nombre de cas de cancers dans la région et l’exploitation à ciel ouvert du lignite, un minerai très polluant ? Alors que les chiffres suscitent la controverse, les familles réclament la réalisation d‘études approfondies.

Empêcher la destruction imminente d’autres villages du fait de nouveaux projets d’exploitation ou de l’agrandissement de sites existants, c’est le combat de la population sur place. A Proschim, nous nous rendons dans l’entreprise d’Hagen Rösch qui mêle agriculture et énergies renouvelables. Ironie du sort : des installations d‘électricité verte sont ici menacées par l’extension d’une mine de lignite. La société même pourrait devoir mettre la clé sous la porte, laissant 80 salariés sans emploi. “Ces dernières décennies, on a perdu énormément de surfaces agricoles utiles et environ 200 emplois sur notre exploitation avec l’agrandissement de la mine, souligne Hagen Rösch. Aujourd’hui en Allemagne, près de 30% de l‘énergie est issue de sources renouvelables ; on n’a plus besoin du lignite. On a une surproduction d‘électricité ; le prix de l‘électricité est très faible et donc, on n’a plus besoin d’extraire le lignite, ni de détruire l’environnement,“ insiste-t-il.

Le village d’Horno détruit à cause de l’exploitation minière a été reconstruit à quelques kilomètres de là il y a quelques années. Les rues ont retrouvé leur signalétique en allemand et en sorabe et une nouvelle église a été bâtie. A l’intérieur, nous découvrons avec un militant associatif, les maquettes de huit églises qui ont été démolies ces dernières décennies. Jusqu‘à présent, l’essor minier a entraîné la destruction de 29 édifices religieux dans la région.

“J’ai vu le village d’Horno mourir : quand les travaux de démolition ont commencé, ils ont arraché les arbres dans les rues ; ensuite, ils ont cassé la chaussée, les trottoirs, ils ont démembré le village, c’est quelque chose qui touche vraiment, confie Thomas Burchardt, de l’ONG Klinger Runde. On n’a pas besoin de cela : l’Allemagne exporte massivement son électricité ; notre région ne doit pas disparaître à cause des exportations et en plus, cela nuit au climat : le lignite est la source d‘énergie la plus polluante qui soit,“ renchérit-il.

Dans le musée local, une installation interactive permet d’entretenir la mémoire des villages disparus.Thomas Burchardt, lui-même sorabe, siège au comité régional du lignite. “Sur les 136 villages qui ont été dévastés, un grand nombre étaient des villages sorabes : sur place, des trésors uniques ont été perdus à jamais, fait-il remarquer.
Deuxièmement, les zones de peuplement sorabe sont protégées par le droit constitutionnel : chaque fois qu’on attaque ces zones, le gouvernement régional porte atteinte à la Constitution,“ assure le militant.

“La production de lignite et d‘électricité va continuer après 2020”

Les mines et les centrales sont détenues par Vattenfall. Cette entreprise publique suédoise veut se désengager de l’exploitation du lignite et essaie de vendre ses installations. En attendant, ses représentants assurent qu’on a encore besoin de ce minerai, au moins pour une période transitoire.

“Qui va produire de l‘électricité quand il n’y a pas de vent, pas de soleil ? Comment stocker les énergies renouvelables ? On n’a pas encore vraiment répondu à toutes ces questions selon moi, indique
Thoralf Schirmer, porte-parole de Vattenfall à Cottbus. Donc on tient pour acquis, poursuit-il, que la production de lignite et d‘électricité à partir de ce minerai va très probablement continuer après 2020, jusqu’en 2030 ou peut-être même jusqu’en 2050.“

L’Allemagne s’est donné pour objectif de réduire ses émissions de CO2 de 40% d’ici à 2020 par rapport à 1990. Sous la pression des énergéticiens et des syndicats, le gouvernement fédéral a renoncé à surtaxer la production des centrales au lignite et décidé d’injecter des fonds publics pour mettre quelques sites à l’arrêt. Une attitude que dénoncent les spécialistes du climat tels que Claudia Kemfert, responsable du département énergie à l’Institut allemand de recherche sur l‘économie et experte indépendante auprès du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l‘évolution du climat). “L’Allemagne a un problème : l’influence du lobby du charbon est très forte, affirme-t-elle, il se pourrait que l’accord sur le charbon implique des subventions déguisées et ce serait en contradiction avec la législation européenne.“

En Pologne aussi…

De l’autre côté de la frontière, en Pologne, nous découvrons des lieux où c’est la même désolation : il y a quelques années, un château aujourd’hui en ruines accueillait un jardin d’enfants dans lequel Anna Dziadek travaillait. Des investisseurs avaient voulu l’acquérir pour le transformer en hôtel, mais les autorités les en ont empêché en raison de projets miniers. “Cela fait des années que le bâtiment est abandonné, indique Anna Dziadek, d’une association locale opposée aux mines de lignite. L’agence de l’Etat qui en a la charge a refusé de le vendre à cause des projets de mines de lignite : les hommes politiques et les représentants du lobby du lignite promettent de creuser des puits, de construire une nouvelle centrale, de créer de la richesse, mais les petits investissements ne sont pas autorisés.“

Anna Dziadek croit encore pouvoir empêcher l’entreprise minière polonaise PGE de détruire leurs villages. La construction d’une mine et d’une centrale coûterait sept milliards d’euros d’après la jeune femme. Mais l’argent n’est pas là, le soutien des habitants non plus d’ailleurs. “En 2009, on a eu deux référendums locaux. Les gens ne veulent plus qu’on investisse dans le lignite, indique Anna Dziadek, tôt ou tard, le lobby du lignite devra arrêter ces projets de malheur.“

Sortons de l‘énergie fossile dès maintenant ! Laissons le charbon là où il est et cessons d’investir dans des sources d‘énergie polluantes ! Ce sont les messages que veulent faire passer les militants de 350.org. Et ils sont notamment entendus par de grands acteurs : la famille Rockefeller ou encore des sociétés d’assurance allemandes et françaises. “On a déjà convaincu de gros investisseurs de renoncer comme le fonds souverain norvégien qui est l’un des fonds de ce type parmi les plus importants au monde, déclare Melanie Mattauch, représentante de l’organisation, actuellement, il est en train de retirer son argent de l’industrie du charbon.“

Quels résultats à la Conférence sur le climat ?

En attendant des avancées d’ampleur, des villageois vivent toujours sous la menace de voir leur environnement détruit. Mais, à Rohne, la famille Penk garde espoir : elle appelle les dirigeants du monde entier réunis actuellement à Paris à mettre un terme à l’exploitation du lignite. “Si à cette conférence sur le climat, les décideurs commencent à céder devant les intérêts des industriels, alors nos perspectives d’avenir seront sombres pour le climat, comme pour nous, indique Edith Penk. Si on ne se bat pas, le combat est perdu d’avance, je vais continuer de lutter pour mes droits, de me battre pour stopper les projets d’extraction minière,“ ajoute-t-elle.

Pour les riverains de ces mines, l’Allemagne a certes pris un virage radical en matière d‘énergies renouvelables, mais elle doit encore décider d’une sortie du charbon avant de vouloir montrer l’exemple au sommet sur le climat.

Euronews le 01/12/15

Par Hans von der Brelie | Avec STéPHANIE LAFOURCATèRE

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De Beers vend sa plus ancienne mine de diamants

Publié le par REVEL Stephane

Epicentre de la ruée vers les diamants en Afrique du Sud au XIX e siècle, le site de Kimberley a été cédé pour 7,2 millions de dollars.

C’est une vente qui marque la fin d’une histoire longue de 127 ans. Le producteur de diamants bruts De Beers a annoncé mardi la cession de ses derniers actifs sur le site minier de Kimberley, en Afrique du Sud. La filiale du groupe Anglo American, qui cherchait un repreneur depuis le printemps, a signé un accord avec Petra Diamonds et Ekapa Mining.

Les deux producteurs regroupés en consortium, qui prennent le premier 49,9%, le second 50,1%, vont débourser environ 7,2 millions de dollars pour racheter notamment « un certain nombre » d’amas de résidus. Ces déblais, les sociétés vont les exploiter car ils contiennent encore, selon Petra Diamonds, 2,8 millions de carats. Et il y aurait la possibilité d’extraire de ces « déchets » miniers 4,4 autres millions de carats, assure le producteur. Le consortium compte ainsi produire 700.000 carats de diamants par an au cours des trois premières années, avec un revenu escompté de 65 millions de dollars.

Un site historique

De Beers avait cessé il y a neuf ans de creuser sur le site de Kimberley, qui fût au cœur de la ruée vers les diamants sud-africains à partir de la fin du XIXe siècle. Il n’en exploitait depuis que les résidus. L’an passé, la production a atteint 722.000 carats, ce qui en faisait encore la source de gemmes la plus importantes pour De Beers en Afrique du Sud après le site de Venetia. Le groupe rappelle qu’il avait étudié ces dernières années différentes options pour prolonger la durée de vie de la mine de diamants au-delà de 2018.


En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/industrie-services/industrie-lourde/021524871121-de-beers-vend-sa-plus-ancienne-mine-de-diamants-1180500.php?wBry6ScKrGlfi4jp.99

Les Echos Le 01/12 Muryel Jacque

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Dix ans après l’ennoyage du bassin ferrifère nord, l’histoire continue

Publié le par REVEL Stephane

Effondrement brutal, inondations… L’ennoyage des galeries minières du sous bassin ferrifère nord, lancé le 30 novembre 2005, laissait craindre le pire. Dix ans après, les dégâts semblent limités mais les associations veillent.

C’était le 30 novembre 2005. Au fond des galeries de la mine de la Paix, à Fontoy, les ingénieurs de l’Arbed coupent les deux dernières pompes d’exhaure, ultime étape marquant la fin de l’exploitation minière du bassin ferrifère lorrain. Les eaux d’infiltration, jusqu’alors pompées par l’exploitant minier, vont peu à peu envahir les galeries.

Sur le carreau de la mine, visages graves, les opposants à l’ennoyage et les militants du Collectif des communes minières, déploient encore leurs banderoles. Tous ont en tête les conséquences dramatiques de l’ennoyage des bassins voisins et les effondrements successifs à Auboué, Moutiers…, qui ont fait des centaines de sinistrés. « Compte tenu de ces précédents, on devait empêcher l’ennoyage, se battre pour la consolidation », relate Daniel Benedetti, secrétaire de l’association de sauvegarde d’Ottange.

Dix ans de bataille collective, la reconnaissance de l’ennoyage comme facteur aggravant des désordres miniers, deux reports successifs, de nouvelles études… mais l’État confirme son choix. L’ennoyage est une solution moins coûteuse que le comblement des galeries ou le maintien de l’exhaure.

Sur le périmètre des neuf communes du sous-bassin nord (Fontoy, Havange, Ottange, Tressange, Angevillers, Rochonvillers, Aumetz, Audun-le-Tiche, Boulange), seul le secteur de la rue de Longwy à Fontoy est finalement classé en risque d’effondrement brutal. Dix-neuf familles seront expropriées et les bâtiments détruits par principe de précaution.

Mais le retour de l’eau dans les galeries inquiète aussi en amont, car une fois la cote maximale atteinte, le débord se fera dans la rivière Fensch. En partie canalisé par l’industrie, le cours d’eau au cœur de la vallée ne sera pas en mesure d’absorber ce surplus.

De lourds travaux d’aménagements devront être mis en œuvre pour éviter un scénario d’inondations catastrophe.

En mars 2008, ces premières inquiétudes vont s’estomper. Le débordement prévu dans le déversoir de Knutange marque la fin du processus d’ennoyage.

Dix ans après l’arrêt des pompes, « il ne s’est rien passé et c’est tant mieux , soufflent les membres de l’association d’Ottange. Mais le combat continue, on n’est pas au bout, on n’est pas à l’abri… »

De nouveaux affaissements ont été constatés en février 2008 à Rochonvillers, puis en 2009 à Angevillers, entraînant des dégâts apparents sur plusieurs maisons et routes. Des affaissements seulement « concomitants » à l’ennoyage, notent les experts. De nouvelles zones à risques ont encore été identifiées en 2013.

Aujourd’hui, pour les autorités, « la situation est stabilisée ». Si l’aléa minier reste – ennoyage ou pas – « la surveillance est adaptée et les études ont permis d’affiner les cartes. Notre objectif principal est la sécurité des personnes. Cela ne veut pas dire qu’il n’y aura pas de désordres, mais t outes les zones à risque d’effondrement brutal sous bâti ont été traitées [ soit par des travaux de consolidation soit par expropriation, N.D.L.R.] », relève Pascale Hanocq, responsable des risques miniers à la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (Dreal). Les militants ne sont pas aussi tranquilles. « On a le sentiment que les pouvoirs publics veulent lever le pied sur la surveillance », glisse Bernard Boczkowski. Mais, à 89 ans, le président de l’association Ottangeoise (forte de plus de 300 membres et toujours en progression), comme tous les membres du Collectif des communes minières, n’est pas prêt à se laisser oublier. « Notre bataille est aussi de pouvoir rassurer. Si, toutefois, il devait y avoir un désordre, il faut tout faire pour que les personnes et les collectivités puissent être indemnisées , insiste Colette Goeuriot, présidente fondatrice du Collectif. L’histoire continue… »

Lucie BOUVAREL.

Le Republicain Lorrain Le 29/11/2015

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Audun-le-Tiche : la démolition de la mine Saint-Michel est amorcée

Publié le par REVEL Stephane

Les ultimes vestiges audunois du carreau de la mine Saint-Michel partent en lambeaux. Une entreprise a commencé la démolition. Seule subsistera l’armature métallique du puits.

Ce jeudi 12 novembre 2015 restera gravé dans les mémoires des anciens mineurs des mines de fer de l’Arbed. C’est en effet à cette date que des engins de démolition ont entrepris de démonter le bâtiment entourant le puits Saint-Michel et ainsi débuter la renaturation du terrain.

Sitôt la nouvelle connue, les anciens étaient nombreux à venir constater ce « lynchage » comme l’appelaient certains, car pour nombre d’entre eux, cette démolition va complètement dénaturer le site.

Pour rappel, ce bâtiment était réservé à la recette et quand les mineurs descendaient, ils accrochaient leur jeton au panneau. Par la suite, il a également servi au stockage d’engins et ces derniers temps, c’est la toile du chapiteau qui y avait trouvé refuge.

Pour ceux qui étaient présents aux abords de ce chantier, la colère a vite remplacé l’incrédulité et les commentaires étaient plutôt virulents vis-à-vis de la mairie. Pour Jean-Baptiste Ferraï, membre de l’association des anciens mineurs, « c’est une destruction du patrimoine minier de la localité. Tout a été fait sans consultation. Personne n’était au courant que les travaux allaient commencer aujourd’hui ».

Lucien Piovano, le maire, rectifie : « La démolition était prévue de longue date mais on a appris ce jeudi matin que les travaux débuteraient aujourd’hui. Quant à dire que personne n’était au courant, c’est faux. Les anciens mineurs avaient même demandé que ces travaux débutent après la Sainte-Barbe ».

Le premier magistrat a également évoqué les problèmes de pollution qui concernent ce bâtiment et le site dans son intégralité.

En attendant, le nettoyage a déjà bien commencé et il est trop tard pour revenir en arrière. Du côté de la Ville, on évoque également le coût de l’entretien d’un tel bâtiment et les frais que cela occasionnerait pour le budget communal.

Seule subsistera l’armature métallique du puits. Et comme une mauvaise nouvelle n’arrive jamais seule, les anciens mineurs ont appris que l’harmonie municipale serait absente du défilé de Sainte-Barbe. Cette dernière a, en effet, choisi de défiler contre rétribution dans une autre localité. À la décharge du groupe musical, le prix des partitions, qui grève sévèrement le budget de l’harmonie, oblige cette dernière à trouver de nouvelles ressources.

Une journée à oublier bien vite pour les mineurs. Leur patrimoine se résumera désormais dans les livres. Ceux déjà parus et ceux à venir.

Le Republicain Lorrain le 14/11/2015

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A Varangeville, près de Nancy, la dernière mine de sel en France prépare l'hiver

Publié le par REVEL Stephane

Elle est la dernière mine de France encore en activité et elle produit du sel de déneigement. La mine de Varangeville se prépare pour l'hiver. Le gisement est inépuisable puisqu'en 150 ans d'existence, seuls 200 kilomètres de galeries ont été exploités.

Le seul accès au fond du puit s'effectue par la "cage", une sorte d'ascenseur plutôt étroit, c'est grâce à cet appareil que descendent les mineurs. Ils sont cinquante à travailler chaque jour à 160 mètres au fond, dans un dédale de galeries sombres où l'air est vif et la température est d'environ 15 degrés. En bas, point de gueules noires mais des hommes manifestement satisfaits de leurs conditions de travail, "ce n'est pas Germinal" souligne Dominique, 55 ans dont 18 passé au fond, "on travaille en deux postes à raison de huit heures par journée de travail et ici, tout est mécanisé".

Ici, aucun risque de coup de grisou, le sel ne dégage aucun gaz "on utilise la méthode de l'explosif" explique Didier Casanova, le responsable de la mine "les charges sont positionnées dans des trous que l'on a percé au préalable et à chaque tir, on abat 500 tonnes de de sel", commence alors le ballet des chargeurs, de véritables monstres d'acier pesant plusieurs tonnes et dont on se demande comment ils ont pu être descendu au fond. En fait, les pièces les plus imposantes des engins ont été découpées en pièce détachées et ressoudées une fois arrivées au fond.

Durant les hivers les plus rigoureux, la mine de sel de Varangeville produisait jusqu'à 500 000 tonnes par an mais depuis deux ans et des hivers plutôt doux, la production tourne au ralenti et les stocks sont pleins. "en 2010-2011, on a compté jusqu'à 500 camions par jour" explique Thierry Chevrier, le directeur du site "on était même incapable de répondre à la demande, il y avait de la neige partout, jusque dans la plaine" mais depuis deux ans rien de tout cela "notre activité est très dépendante de la météo" soupire un mineur, obligé de remonter à la surface en raison du manque d'activité au fond.

France Bleu

Par Mohand Chibani, France Bleu Sud Lorraine et France Bleu dimanche 8 novembre 2015

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Thil : découverte historique dans une galerie de mine murée

Publié le par REVEL Stephane

Dans les dédales des mines du syndicat de Tiercelet, les bénévoles de l’Association d'histoire industrielle de Hussigny-Godbrange viennent d'effectuer une découverte... historique ! En s'introduisant dans une galerie murée au milieu des années 1970, les passionnés sont tombés sur une imposante bétonneuse allemande datée de 1939. Abandonnée à 2 km de l'entrée de l'exploitation, côté Thil, cette machine a été utilisée, durant la Seconde Guerre mondiale, pour couler les dalles des ateliers de montage des fusées V1. Des bombes volantes que les soldats du IIIe Reich n'ont jamais eu le temps d'assembler dans les entrailles du Pays-Haut, en raison de l'arrivée des Américains en septembre 1944.

Le Republicain Lorrain

http://www.republicain-lorrain.fr/edition-de-longwy/2015/11/05/photo-thil-decouvert-dans-une-galerie-une-machine-allemande

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La Sentinelle: sur les traces de la mine, qui a marqué la commune

Publié le par REVEL Stephane

L’association « Il était une fois La Sentinelle », avec son président Gilles Alexandre, partage ses recherches en dévoilant une petite tranche d’histoire sur le passé de la commune, à l’époque de la mine.

En 1830, des fosses viennent d’être creusées à La Sentinelle, dès que la compagnie a pu se rendre maîtresse du torrent d’Anzin, de 1820 à 1826. « On savait qu’il existait un lac souterrain, le torrent, à demi ensablé, qui empêchait toute recherche de houille entre Saint-Waast et Denain », précise Gilles Alexandre. Dès 1819, la compagnie d’Anzin creuse pendant quatre ans une longue galerie pour le drainage de ces eaux.

En 1826, on peut extraire le charbon des nouvelles fosses. C’est à cette époque qu’Anzin entreprend l’exploitation houillère dans le Denaisis. « Certes, nous n’avons à La Sentinelle qu’un reflet amoindri du pays noir qui se développe autour de Denain », indique le président. Mais quand on considère les rythmes de l’implantation minière à La Sentinelle, le phénomène n’est pas négligeable. Cinq fosses sont mises en route sur ce territoire, de 1825 à 1833. Gilles Alexandre : « La fosse Vedette démarre en 1828 et fournit 2 500 tonnes annuelles en 1830. Elle arrive à son maximum de 9 000 tonnes de 1834 à 1836. La fosse Ernest entre en exploitation en 1825, reprend de l’activité en 1839 pour plafonner aux alentours de 52 000 tonnes en 1860. La fosse Pauline débute en 1828 à 200 tonnes. La fosse Demezière, mise en route en 1825, atteint 13 000 à 15 000 tonnes entre 1834 et 1836. La fosse La Sentinelle est située quant à elle au-dessous du lieu-dit : le nouveau monde ouvre en 1825 et fournit 10 à 14 000 tonnes de houille entre 1826 à 1827. » Figurent aussi, sur le cadastre de Trith et sur la carte des concessions des mines d’Anzin, la fosse de Bone Air et la fosse de la Réussite, entrée en production en 1828.

« Le choix de la profession de mineur est l’attrait d’un salaire beaucoup plus régulier que dans l’agriculture et le textile de l’époque. De plus, dans les houillères, les crises sont moins amples. Signe tangible de l’importance de la mine », indique notre historien. En 1860 fonctionne à La Sentinelle l’école des Dames de la Sainte Union pour les enfants employés aux fosses. Animé par quatre religieuses, l’établissement compte alors 200 élèves.

Publié le 31/10/2015

B. F. (CLP)

La Voix Du Nord

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La mine de charbon la plus ancienne de Roumanie ferme après 156 ans

Publié le par REVEL Stephane

Petrila est aussi la mine la plus profonde d'Europe avec des puits descendant jusqu'à 940 m

La mine de charbon la plus ancienne de Roumanie, ouverte à Petrila (sud-ouest) en 1859 sous l'empire austro-hongrois, a fermé vendredi dans le cadre des promesses de Bucarest de liquider les mines non rentables.

"C'est un moment triste pour la vallée du Jiu (première région minière du pays, NDLR), qui va marquer pour la vie tous ceux qui, comme moi-même, ont travaillé ici", a déclaré lors d'une brève cérémonie Aurel Anghel, directeur d'une société d'Etat chargée de la fermeture de trois grandes mines, d'ici janvier 2018.

Petrila, qui est aussi la mine la plus profonde d'Europe avec des puits descendant jusqu'à 940 m, employait ces derniers mois à peine quelque 300 mineurs, contre 5.000 à son heure de gloire, sous le régime communiste.

Elle avait connu un pic de production en 1983, lorsqu'elle avait livré 1,2 million de tonnes de houille. L'année dernière, elle en a fourni 110.000 tonnes. Depuis la chute du régime communiste en 1989, les mines de la vallée du Jiu ont avalé des centaines de millions d'euros de subventions.

Mais en 2012, la Roumanie s'est engagée auprès de Bruxelles de mettre un terme graduellement aux aides de l'Etat versées aux mines non rentables et de se tourner davantage vers des sources d'énergie non polluantes.

"Je pense que l'activité aurait pu continuer sans problèmes ici si nos gouvernants s'étaient intéressés davantage à ce secteur", a déclaré un mineur, Adrian Damian, qui assure que la mine recèle encore d'importantes quantités de houille.

Après le 1er janvier, les équipements, dont un gigantesque moteur Siemens qui a fonctionné sans discontinuer depuis 1945, et les chariots utilisés pour le transport du charbon, seront vendus à la ferraille, tandis que la plupart des bâtiments, remontant pour certains au début du XXe siècle, seront rasés.

(AFP)

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L’épopée des mines de charbon

Publié le par REVEL Stephane

2001 marque la fin de l’extraction du charbon à la Mine Wendel en Lorraine, près de Forbach (trois ans plus tard, la dernière mine de charbon française ferme à La Houve). En arrivant sur le site minier à la Petite-Rosselle, un vaste parc accueille le visiteur. La reconversion n’en est qu’à ses débuts. Mais un bâtiment parfaitement rénové, l’ancien siège administratif de Wendel, invite à pénétrer dans cet univers si particulier que celui des mineurs de fond. Un bloc monumental de charbon indique d’emblée la thématique de ce musée.

Objets et maquettes, documents audiovisuels, photos et documents retracent l’histoire du charbon en Lorraine, la vie quotidienne du mineur et de sa famille. D’anciens mineurs apportent leurs témoignages via des bornes sonores. Au fil de la visite, on découvre la chaufferie des bains douches, les bancs de charge des lampes, l’infirmerie, le local des géomètres, l’atelier de lampisterie, le vestiaire des porions ou encore les douches.

Après cette découverte « théorique », direction les entrailles de la mine. Une curieuse construction rouge ressemblant à un immense livre ouvert, attire les regards et les pas des visiteurs.

En descendant quelques marches, le salut des mineurs est inscrit au-dessus de la porte : Glück auf. Comme des générations de mineurs avant eux, les visiteurs pénètrent dans une cage pour descendre au fond de la mine où sainte Barbe, la patronne des mineurs, les accueille.

L’illusion est parfaite (car en réalité la cage n’est pas descendue sous terre) : en débouchant dans les galeries, on s’y croirait ! Sauf que tout est propre, l’air est sec et ne résonne pas du bruit infernal des machines. Le circuit est parfaitement aménagé. Mais les guides, en grande partie d’anciens mineurs, savent retracer le quotidien des gueules noires, leurs conditions pénibles de travail et de vie… Certains savent si bien raconter, car ils l’ont vécu, qu’on oublie l’environnement muséographique si parfait !

Les engins impressionnants – machines de creusement, d’abattage, haveuses – sont impeccablement entretenus et en état de marche. Si une partie du matériel a été vendu lors de la cessation de l’activité minière, d’autres sont tellement immenses qu’ils resteront au fond. Quelques machines proviennent d’autres sites afin que toutes les différentes techniques d’exploitation du charbon utilisées jusqu’à la fermeture de la dernière mine française soient illustrées à la mine Wendel.

De nombreux outils complètent cet univers sous terre. Machine de creusement, chargeuse électrohydraulique, haveuse et piles ; en tout, des agents de charbonnages de France ont installé l’équivalent de 1500 tonnes en machines, de façon à reproduire fidèlement le travail dans la mine.

Entre les différentes galeries, un espace spécifique permet de mieux comprendre les différentes techniques utilisées. Un film en 3D permet de plonger définitivement dans la journée de travail d’un mineur au fond.

La transformation du site n’en est qu’à ses débuts. Après l’ouverture au public du musée « Les Mineurs Wendel », des projets sont en cours de réalisation afin de sauvegarder les bâtiments et d’ouvrir le site à d’autres activités.

En attendant, l’extérieur du carreau de la mine est accessible gratuitement. Un parcours qui va du parvis du musée jusqu’à la mine, explique l’histoire et l’évolution du site, la fonction des différents bâtiments, la remontée du charbon et son traitement dans le lavoir. De temps à autre, des visites insolites et autres manifestations sont proposées.

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