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Articles avec #divers infos tag

La mine de fond en comble

Publié le par REVEL Stephane

RUMELANGE Le musée national des Mines de fer organise un week-end consacré au monde chtonien.

Le musée des Mines de Rumelange propose à ses visiteurs de découvrir de manière originale le monde souterrain, les 18 et 19 septembre prochains.

De notre journaliste Salomé Jeko

Chtonien? Un drôle de nom mis à l'honneur le troisième week-end de septembre à Rumelange. Cet adjectif désigne en fait tout ce qui est relatif au monde souterrain, comme la mine, le minerai et les fossiles: un univers à découvrir les 18et19septembre prochains, lors desjournées chtoniennes organisées par le musée national des Mines de fer luxembourgeoises.

Les festivités débuteront samedi, avec une marche gourmande de 10km ponctuée de sept pauses repas. «La balade commencera à ciel ouvert pour se finir au fond de la mineoù les participants pourront tester la gamelle du mineur. La brasserie du musée a concocté une série de petits plats qui seront accompagnés de vins mosellans issus des caves de Bernard Massard à GrevenCôté pratique

Réservations au 565688 pour la marche gourmande ou en envoyant un courriel à
info@mnm.lu
(200 places disponibles).
Tarifs : 45 euros pour un adulte, 15 euros pour un enfant.
Cinéma Kursaal, projections de 20h à minuit.
Dimanche, ouverture de la bourse de 10 à 18h, sur le carreau de la mine Walert.
macher. Nous avons vraiment voulu mettre en avant les produits régionaux», explique Jean Villemin, à l'origine de l'évènement.

Une découverte qui se poursuivra dans la soirée, au cinéma Kursaal,où une projection de films consacrés au monde souterrain est prévue : «Mais attention, ce ne sera pas du cinéma industriel et ennuyeux. Les films ne célèbrent pas les mineurs morts, le travail et la sueur, au contraire! C'est une programmation tout public, plutôt drôle, burlesque et pleine de suspense», promet Jean Villemin.

Lampes de mineurs, outils, fossiles...

Dimanche, le sous-sol sera toujours en haut de l'affiche avec une bourse internationale aux objets de mine et aux minéraux organisée sur le carreau de la mine. «Ça va surtout tourner autour de la lampe de mineur, je pense. C'est un peu l'objet emblématique du monde de la mine. Nombreux sont ceux qui la collectionnent: il faut dire que sa forme a beaucoup varié au cours des âges. Et puis, il y aura bien sûr les outils de travail et les souvenirs du fond. Les exposants viennent majoritairement de la Grande Région. Certains présenteront aussi leur collection de fossiles minéraux qui font eux aussi partie de notre patrimoine.»

En parallèle, diverses activités seront proposées aux visiteurs. Ils pourront notamment découvrir l'atelier d'Albert Hames, un sculpteur rumelangeois du siècle dernier, situé rue de la Bruyère. Ils pourront aussi assister aux démonstrations de la confrérie des maîtres forgerons Héphaïstos, présents pour l'occasion sur le site. Enfin, le musée des Mines de fer sera accessible à demi-tarif et des stands de restauration, tenus par les pompiers de la commune, seront proposés sur place.

 

Le Quotidien le 03/08/10

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Du bassin minier au Louvre-Lens : un circuit pour redécouvrir l'histoire

Publié le par REVEL Stephane

L'Office de tourisme et du patrimoine de Lens-Liévin vous invite, samedi 7 août, ...

 

à un circuit De la Mine au Louvre-Lens.

Cette visite guidée en autocar vous propose d'entrevoir, dans l'horizon des chevalements et des terrils, l'âme du bassin minier.

À travers différents éléments du patrimoine minier de l'agglomération lensoise, vous pourrez découvrir l'incroyable reconversion d'un territoire façonné par l'épopée minière.

Ce circuit qui traversera les villes de Lens, Liévin et Loos-en-Gohelle vous conduira des anciens Grands Bureaux des Mines de Lens au site de la future implantation du Louvre-Lens, en passant par la base du 11/19 et ses terrils jumeaux et par le chevalement Saint-Amé. La visite s'achèvera par une découverte de la Maison du projet du Louvre-Lens et un commentaire du chantier depuis le belvédère.

Départ à 15 heures, de la Maison du Projet Louvre-Lens, rue Bernanos, Lens. Durée du circuit 2 h 30.

Tarifs : 6 et 3 E. •

Renseignements et réservations : Office de tourisme de Lens-Liévin, 26, rue de la Paix, Tél : 03 21 67 66 66 ou info@tourisme-lenslievin.fr

 

La Voix du Nord le 03/08/10

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BLANZY : Journée d'animations au Musée de la Mine

Publié le par REVEL Stephane

Elle aura lieu le dimanche 15 août prochain. Découvrez le programme de la journée, marquée notamment par la mise en marche des machines.



En 1992, l'extraction souterraine cessait dans le bassin de Blanzy; l'année suivante, les chevalements des puits Darcy étaient abattus. A la fin de l'année 2000, la dernière tonne de charbon était extraite de la découverte de Saint-Amédée, mettant fin à près de deux siècles d'exploitation du charbon dans le bassin de Blanzy.
Un seul chevalement est encore debout dans le Bassin Minier, c'est celui du puits Saint-Claude, siège du Musée de la Mine de Blanzy. Quelques anciens mineurs bénévoles, aidés de guides salariés, ont décidé de faire à nouveau tourner les molettes, symbole vivant du travail de la mine.
Ils accueilleront les visiteurs, le Dimanche 15 août, de 14h à 17h (départ de la dernière visite), pour leur faire revivre, le temps d'une visite, quelques moments phares de la journée du mineur : le passage à la lampisterie, l'arrivé sur le carreau, dominé par le chevalement : les bennes remontant du fond, manœuvre rendue possible par la mise en marche de la machine d'extraction du 19ème siècle, aux bruits et à l'odeur si caractéristiques. Puis c'est l'entrée dans les galeries : un cheminement de 200m dans les travaux souterrains, de la galerie en bois à celle avec soutènement métallique, sans oublier le soutènement marchant équipé du plateau-rabot, machine ultramoderne qui a été en service au puits Darcy jusqu'à la fin de l'exploitation et que le Musée de la Mine de Blanzy est le seul en France à posséder. Les anciens mineurs feront fonctionner différents matériels.
Témoignages d'anciens mineurs, gestes techniques d'une autre époque, celle de l'âge d'or du charbon, tableau vivant de mémoire technique et sociale offert aux visiteurs.

A savoir
Musée de la Mine : 34 rue du Bois Clair à Blanzy
fonctionnement des machines : de 14h à 17h
Tarifs : adultes 5 € - enfants de 10 à 18 ans : 2,50 €. Gratuit pour les moins de 10 ans accompagnés d'un adulte.
Renseignements : 03 85 68 22 85

Le Musée de la Mine


Au Musée de la Mine, plongez dans l'atmosphère que vivaient au quotidien ceux qui ont exercé le métier fascinant de mineur.
Découvrez d'abord les installations du "Jour" : lampisterie, puits et chevalement, salle de la machine d'extraction. Descendez ensuite au "Fond", explorer les galeries de l'époque de Germinal aux années 1990, où les méthodes d'exploitation, mais aussi les moyens de transport, de communication, d'aération et de sécurité sont exposés. Vous serez impressionnés par le plateau-rabot à soutènement marchant, machine  ultramoderne unique en France.
Le chevalement du Puits Saint-Claude est le seul encore debout dans le Bassin Minier. Il témoigne ainsi de 200 ans d'exploitation du charbon dans la région.
Faire connaître le travail qui a forgé ce patrimoine, accomplir un travail de mémoire, c'est l'objectif que poursuivent les bénévoles de l'association La Mine et Les Hommes depuis 1975.
Les installations, bâtiments et machines, mais aussi les expositions témoignent du quotidien des habitants et de l'histoire de la Mine dans le Bassin Minier. Les commentaires des anciens mineurs bénévoles et des guides salariés enrichissent la visite.
Venez vivre au Musée de la Mine un moment passionnant !

Ouverture
De 14 h à 17 h : les samedis et dimanches du 16 mars au 11 novembre, tous les jours sauf mardi en juillet et en août
Toute l'année sur rendez-vous pour les groupes.

Entrée : 5 € pour les adultes, 2,50 € pour les enfants de 10 à 18 ans, gratuit pour les moins de 10 ans accompagnés des parents.
Boutique : boissons fraîches, lampes de mine, cartes postales, livres, souvenirs.

Site et collections
Musée labellisé "Musée de France" par la Direction des Musées
Pour respecter la mémoire du lieu, la restauration a été faite à la taille de l'ancien carreau de mine, sachant qu'il n'y avait qu'une centaine de mineurs sur le puits Saint-Claude à l'époque de sa pleine activité.
Les installations et les constructions s'échelonnent entre leur période d’origine (vers 1860) et la période contemporaine des années 1950 à 2000.
Ainsi, la salle des machines a gardé son architecture de 1877 et abrite une machine d'extraction de 1885, tandis que le chevalement et la cage sont des années 1920. Les berlines du modèle 1967 sont adaptées au culbuteur date lui, de 1952. Quant au matériel ferroviaire à voie normale situé en contrebas, il date de 1925 à 1960. Ceci s’explique par le fait que le matériel a été récupéré et installé sur le site en plusieurs fois.
Originalité
Cas exceptionnel en France, le tube du puits creusé en 1857 est conservé jusqu'à la profondeur de 30 mètres, ce qui permet occasionnellement la mise en marche de la machine d'extraction et la circulation réelle de la cage dans le puits. Beaucoup d'autres matériels ont ainsi été restaurés par les bénévoles ; ils sont régulièrement entretenus et en grande partie aptes à fonctionner.
Autre spécificité du site, la taille dire à plateau-rabot et soutènement marchant installée sous terre est unique en France.
Exposition permanente : La mine et les mineurs
L’exposition « Mineurs du Bassin de Blanzy » donne une approche chronologique de l’exploitation houillère locale échelonnée de 1750 à 2000. Reproductions de photographies, gravures, documents officiels, lettres, cartes et maquettes décrivent l’évolution de l’exploitation, sans trop aborder les aspects techniques. La vie du mineur y est évoquée notamment dans trois vitrines consacrées à l’intérieur d’une maison, le bistrot et la musique.
La formation du charbon est expliquée au rez-de-chaussée par une projection vidéo, la présentation de coupes géologiques et de fossiles.
Objets et collections
Ils se rattachent à l’exploitation du charbon dans le bassin de Blanzy avec une certaine exhaustivité ; seuls manquent des éléments de la "préparation mécanique" (triage, lavage et expédition des produits).
Les collections sont présentées sur le site du musée ou rangées dans les réserves, en attente d'expositions temporaires. Ce sont près de 1000 objets, pièces, documents, inventoriés en 17 rubriques

Histoire du Musée
L'association La Mine et les Hommes
L’exploitation du charbon dans la région de Blanzy est attestée dès le 16ème siècle, mais il faut attendre la fin du 18ème siècle et la mise en service du Canal du Centre pour qu’elle prenne son véritable essor.
De 1810 à 2000, ce sont plus de 200 millions de tonnes de charbon qui seront extraites dans le Bassin de Blanzy. Les derniers puits ont cessé leur activité en 1992, l’exploitation du charbon en carrière s’est terminée en 2000.
Le Musée de la Mine est le dernier témoin de l’activité minière souterraine aujourd’hui disparue.
En 1973, le Conseil Municipal de Blanzy approuve l’idée de la création d’un Musée de la Mine sur le territoire de la commune. En 1974, le carreau du puits Saint-Claude est retenu comme site du futur musée. En 1975 est créée l’association « La Mine et les Hommes », association de bénévoles fortement motivés, prêts aux tâches les plus diverses, et qui, à ce jour, ont fourni plus de 200 000 heures de travail.
Le Musée de la Mine quitte l’Ecomusée de la CUCM en novembre 1981. En 1982 est officiellement créé le « Musée de L'association La Mine et les Hommes ». Il est développé en collaboration avec les Houillères de Blanzy, la Ville de Blanzy et les principaux partenaires que sont l'Union Européenne, l'Etat (Direction Régionale des Affaires Culturelles, Musées de France) et la Région Bourgogne.
Le puits Saint-Claude n°1, en activité de 1857 à 1882, a été conservé jusqu’à moins 30 mètres ; il est équipé d’une cage et d’une benne. Le chevalement métallique, remonté sur ce puits en 1981, domine le carreau de ses 20 mètres de hauteur ; entourant le puits, un bâtiment de recette a été construit en 1999. Au sol, le circuit de roulage et de culbutage des berlines permet de comprendre l’activité d’un puits d’extraction. On compte sur le site plus de 600 mètres de voies ferrées étroites, une soixantaine de wagonnets, berlines et chariots divers, ainsi que 4 locomotives de mine. La voie normale accueille un locotracteur électrique, un wagon plate-forme et un wagon trémie dans lequel se déverserait le charbon remontant du puits.
La salle des machines, construite en 1877 et restaurée en 1982, a retrouvé son aspect et sa vocation d’origine. La machine d’extraction à vapeur date de 1885 (aujourd’hui, l’air comprimé a remplacé la vapeur). Dans cette salle sont également exposés différents modèles anciens de pompes d’épuisement, de moteurs électriques dont une machine Gramme de 1885…
La lampisterie abrite une collection de lampes qui permet de retracer l’histoire de l’éclairage individuel en usage au fond de la mine.
Le visiteur parcourt aussi plus de 200 mètres de galeries, de la traditionnelle galerie en bois à celle avec soutènement métallique. Les différents modes d’exploitation du charbon sont représentés, du pic Blanzy au marteau piqueur, sans oublier le soutènement marchant équipé du plateau-rabot, machine ultramoderne qui a été mise en service en 1982 et utilisée jusqu’à la fin de l’exploitation souterraine en 1992.
Le bâtiment principal, construit en 1987 dans le style des bureaux centraux de la Compagnie, présente dans une exposition la trame historique du Bassin Minier. Une projection vidéo permet de se familiariser avec les méthodes contemporaines de travail.
En tout, ce sont plus de 600 objets, outils, documents et machines relatifs à la mine qui sont exposés ; ce matériel est, pour la plupart, en parfait état de marche, et il est montré en fonctionnement plusieurs fois par an.

 

Creusot Infos le 30/07/10

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DIFFERDANGE La mine commence à faire son trou

Publié le par REVEL Stephane

Ouverte depuis le début du mois, la mine Grôven se présente déjà comme une attraction touristique incontournable dans la commune. Les visiteurs commencent à affluer.
L'échevin Roberto Traversini (à g.) a improvisé ici un petit cour d'histoire en compagnie d'un groupe de visiteurs partis à la découverte de leur patrimoine local. Ouvert depuis quelques jours, ce musée dans la pierre attirera les touristes durant tout l'été.

Pour la section locale du CIGL, à qui l'on doit la renaissance de l'ancienne mine Grôven, et pour la Ville de Differdange, il s'agit sans doute du principal projet de mise en valeur du patrimoine historique local. La Ville souhaite faire de cette galerie un lieu d'expositions temporaires dans un cadre unique. Explications.
De notre journaliste Bruno Muller
Pour l'échevin Roberto Traversini, la seconde vie de l'ancienne mine Grôven représente l'un des plus beaux exemples d'un patrimoine à valoriser dans les esprits de nos jeunes et moins jeunes concitoyens.
Car n'oublions pas que la dernière mine du pays, précisément celle du Thillenberg, a fermé en 1984. Les mémoires n'échappant pas à l'érosion du temps, il apparaissait comme d'utilité publique de redonner vie à un certain passé. Celui de milliers de mineurs qui ont travaillé dans ce souterrain aujourd'hui transformé en musée. Pour la commune, il ne s'agit peut-être que d'un autre projet de restauration doit être dévoilé aujourd'hui en conseil communal.
Dans l'immédiat, les visiteurs sont déjà bien accaparés avec cette nouvelle attraction. Pour le moment, les visites ne sont possibles que sur réservation mais la Ville réfléchit à la création d'une permanence sur le site. Les détails relatifs à la mise en place de cette permanence font l'objet d'une discussion.
Des expositions temporaires
Même s'ils n'ont pas réservé pour une visite, les promeneurs du chemin de la mine pourront se consoler des grilles closes en pressant sur l'un des trois boutons déclenchant un système sonore qui permettra d'écouter un historique de la mine sur une bande son d'une durée de cinq minutes. Il suffit de faire le choix de sa langue entre allemand, français et luxembourgeois. Environ 80 000 euros ont été nécessaires pour l'ensemble de la restauration. Une somme relativement modeste au regard des aménagements réalisés au cours d'une année de travail. Avec une longueur de 107 mètres, la galerie abrite 46 panneaux réalisés à partir de photographies d'époque. La galerie est divisée en deux parties grâce à la vieille grille anciennement placée à l'entrée de la mine et restaurée elle aussi. La municipalité a l'idée de consacrer cet endroit en un lieu pouvant accueillir des expositions temporaires, un peu sur l'exemple du bâtiment H20 à Oberkorn! «Une partie de l'exposition, soit 14 panneaux, restera en tant qu'exposition permanente. Le reste sera utilisé pour des expositions temporaires. Quasiment tous les panneaux ont pu être réalisés grâce à des particuliers», précise l'échevin. Les archives de l'association des Amis de l'Histoire de Differdange y sont pour beaucoup.
Tout ce travail n'aurait pas pu être réalisé sans les compétences des ouvriers du CIGL, lesquels ont été formés sur le chantier. «Il ont appris sur place toutes sortes de techniques comme la taille et l'assemblage des pierres par exemple. Les membres du CIGL bénéficient par ailleurs de 6 000 heures annuelles de formation», ajoute Roberto Traversini. Tout un pan de mur a notamment été restauré selon ces techniques. À l'avenir, il risque bien d'y avoir encore du pain sur la planche.
Informations pour les visites au 26 58 00 20

 

Le Quotidien 23/07/2010

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Des mines wallonnes au patrimoine de l'Unesco ?

Publié le par REVEL Stephane

Les candidatures de sites miniers wallons, dont le Bois du Cazier, sont examinées en ce moment même par le jury de l'Unesco, en vue de leur éventuel classement au titre de patrimoine mondial. D'après ce que l'on sait, c'est plutôt mal parti.

Quel est le point commun entre les îles Bikini, les bagnes d'Australie et les anciens sites miniers de Wallonie ? Le Bois du Cazier, Bois-du-Luc, le Grand-Hornu et Blégny-Mine figurent, comme une trentaine d'autres sites, sur la liste qu'examine en ce moment le jury de l'Unesco, en vue de leur éventuel classement au titre de patrimoine mondial. Le comité du patrimoine de l'Unesco est en ce moment réuni au Brésil pour examiner ces candidatures. Mais les charbonnages wallons ont peu de chances d'être classés cette fois-ci.

Le jury de l'Unesco n'attribue pas le titre de patrimoine mondial à la légère. Il y a quelques mois, des experts de l'Icomos, International council for Monuments and Sites, sont venus visiter les quatre sites miniers wallons. Ils ont été séduits par les lieux mais il manquait encore quelques petites choses pour que tout soit parfait. Daisy van Steene, directrice de l'Ecomusée de bois du Luc : "Il y a une demande d'étendre la zone tampon - sorte de zone de protection définie autour du site. Pour Blégny par exemple, il s'agit de prévoir l'affectation d'un responsable technique en permanence à l'exploitation touristique du site."

L'Icomos a donc recommandé aux sites wallons d'apporter ces améliorations d'ici la prochaine session de classement en 2012. Pourtant, leur candidature figure toujours sur la liste examinée en ce moment par le jury. Est-ce à dire que ces sites ont quand même une petite chance d'être classés ? Daisy van Steene : "Non, nous ne pensons vraiment pas que l'Unesco ira contre l'avis des experts de l'Icomos. Ce que veut l'Unesco, c'est vraiment garantir la sauvegarde des sites qu'elle reprend sur sa liste."

Le dernier monument belge à avoir été classé par l'Unesco est le palais Stoclet, à Bruxelles.

 

Stéphanie Vandreck

RTBF.BE info le 26.07.10

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Aubin Un musée en mémoire des gueules noires

Publié le par REVEL Stephane

Insolite, inédite et émouvante , en trois mots tout est dit sur la visite guidée au cœur de l'univers des mineurs, surnommés ici les «gueules noires», et plus largement sur l'épopée minière et industrielle du Bassin.

Au hasard de la balade agrémentée par Isabelle Usanos, incollable dans son job de guide,

les visiteurs appréhendent la vie et les conditions de travail dans les entrailles de la terre.

A travers une collection extrèmement riche et variée de documunts anciens, pas moins de deux siècles d'exploitation du minerai de charbon, et de fer, se dévoilent au fil des trois niveaux du musée.

Récits de dur labeur, de tragédies saisissantes constellées de nombreuses victimes ou de glorieuses conquêtes sociales acquises à force de courage et de ténacité, tout est relaté avec moult détails et photos de l'époque.

Avec, en guise de dénouement , une plongée dans une galerie de mine reconstituée à l'identique par d'anciens mineurs, « pour vivre, l'espace d'une heure, le temps de la visite, le quotidien de ces travailleurs de la pénombre qui évoluaient à des dizaines de mètres sous la surface de la terre», explique Isabelle.

A l'extrémité de la galerie, la reconstitution, à grands renforts d'effets scéniques et de planchers vibrants, d'une terrible explosion surnommée ici , «le coup de grisou» , rappelle le difficile, et dangereux, métier de mineur de fond.

 

La Depeche 27/07/10

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Sites miniers belges deux cents ans d'histoire attendent le verdict

Publié le par REVEL Stephane

En attendant la décision du Comité du patrimoine mondial, le Grand Hornu, un des quatre sites miniers de Wallonie candidats à une inscription au patrimoine mondial de l'Unesco, prépare les célébrations de son bicentenaire.

Début juillet, Icomos, consultant de l'Unesco pour l'inscription au patrimoine mondial, rendait son rapport sur la candidature des quatre sites miniers wallons de Blegny-Mine, Le Grand-Hornu, Bois-du-Luc et Bois du Cazier en préconisant le report de leur inscription. Un report qui devrait être confirmé par le Comité du patrimoine mondial, réuni à Brasília pour sa 34e session (voir ci-dessus).
Il devrait demander à ces sites, dont Icomos a reconnu la « valeur universelle exceptionnelle », des efforts supplémentaires de préservation des lieux, notamment pour le site de Blegny-Mine.


La candidature des sites miniers wallons pourrait alors être réexaminée lors de la 35e session prévue en 2012 et pour laquelle le Bassin Minier du Nord - Pas-de-Calais postule également (lire ci-dessus). Loin d'entrer en concurrence, les dossiers belge pour les sites miniers et nordiste pour le « paysage culturel évolutif » du Bassin Minier, souligneraient, estime-t-on côté belge, la dimension universelle du charbon comme catalyseur d'activité dans ces deux régions et dans l'histoire de l'Humanité.
Classé ou non dès cette année à l'Unesco, le patrimoine belge sera de toute façon mis à l'honneur lors des célébrations du bicentenaire du Grand Hornu, prévu pour le week-end des 11 et 12 septembre 2010. Au programme, parution d'un livre sur l'histoire du site, lancement du projet de rénovation des 450 maisons du coron et journée portes ouvertes avec visites guidées des expositions, conférences, performances musicales et un programme dédié à Ludwig Van Beethoven, exécuté par les solistes du Conservatoire Royal de Mons.
MAUD DEMO
N Renseignements : www.grand-hornu.be

 

La Depeche 24 juillet 2010

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« Héros ou martyrs » au Centre historique minier de Lewarde : après l'expo, le livre

Publié le par REVEL Stephane

Le Centre historique minier de Lewarde vient de publier « Héros ou martyrs ». ...

 

Il s'agit du 10e numéro de sa collectionMémoires de Gaillette.

Héros ou martyrs : identités, conditions et statuts des mineurs du Nord - Pas-de-Calais. Cet ouvrage reprend l'intégralité du contenu de l'exposition du même nom qui est proposée au centre jusqu'au 31 décembre, ainsi que la reproduction de la plupart des documents présentés.

Dans sa préface, André Dubuc, directeur général du CHM, évoque la caractéristique du travail des mineurs : leur descente dans les entrailles de la terre, et leur confrontation aux dangers permanents. Cette descente dans les enfers distingue les héros des simples mortels et fait du mineur cet ouvrier hors du commun. Victime aussi de ces dangers parfois plus forts que lui, le mineur devient alors martyr, celui qui risque sa vie pour le bien des autres.

Ainsi, la condition des mineurs a toujours beaucoup marqué l'opinion. L'histoire de l'extraction du charbon débute en 1720 dans le Nord - Pas-de-Calais.

Leurs conditions sociales vont beaucoup évoluer selon les époques, les lieux et les métiers : compagnies privées ou entreprise nationalisée, travail au jour ou au fond, hommes, femmes, enfants ou cadres de l'entreprise... Elles dépendent de rapports complexes entre patronat et ouvriers, rapports bientôt régulés par les interventions de l'État et des syndicats. Le statut du mineur, obtenu en 1946 par l'ensemble de la corporation, fixe les droits des ouvriers : embauche, licenciement, durée du travail, rémunération, droit syndical, sécurité sociale et avantages acquis.

Des ateliers pour les enfants

Grâce à ce hors-série des Mémoires de Gaillette, tous les aspects de la question sociale dans les mines du Nord - Pas-de-Calais, abordés dans l'exposition temporaire, sont donc désormais conservés intégralement et de façon pérenne.

Le Centre historique minier propose en outre un site Internet dédié à cette exposition (www.heros-ou-martyrs.com). Il a aussi mis en place des ateliers pour enfants sur le thème de la question sociale. Ils auront lieu au CHM les 4 et 25 août. Pour les Journées du patrimoine, le dimanche 19 septembre, des visites commentées et gratuites de l'exposition auront lieu à 11 h, 14 h 30, 15 h 30 et 16 h 30 (sur réservation). •

« Héros ou martyrs », 116 pages, 18 E, en vente à la boutique du Centre historique minier.

 

La voix du nord le 20/07/10

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Aubin. Un film sur la tragédie du Gua

Publié le par REVEL Stephane

Le film documentaire commandité par l'ASPIBD (Association de sauvegarde du patrimoine industriel du Bassin de Decazeville) se construit petit à petit.

Rappelons qu'il consiste à retracer les grands moments du riche passé humain et industriel du Bassin. Il débutera avec la formation du charbon en des temps très reculés et s'achèvera avec la fermeture des mines.

L'équipe de tournage, dirigée par Jérôme Gardes et assistée par Albertine Baeza, s'est récemment focalisée sur la fusillade tragique de 1869, au plateau des Forges, au Gua. Le tout sous le regard expert de Francis Mazars, du musée de la mine d'Aubin, pour éviter les anachronismes.

Situons rapidement le contexte socio-historique : les salaires trop bas accordés aux mineurs et une rivalité entre forçats de la houille et forgerons, pourtant voisins, mettent le feu aux poudres. L'excitation atteint son paroxysme le 8 octobre lorsque les mineurs appellent les employés des forges et des ateliers à la grève. Les soldats, appelés à séparer les deux entités professionnelles, ne résistent pas à la pression d'environ 1 500 personnes, femmes et enfants compris. La troupe est « arrosée » de boulons, cailloux, etc. Les mouvements de foule et les cris font peur aux soldats, que des révoltés tentent de désarmer. Soudain, un officier, sans doute inexpérimenté, autorise l'utilisation des armes. Les coups de feu partent et la cohue est indescriptible. Cet événement fera 17 morts et 41 orphelins.

Les scènes ont été rejouées à plusieurs reprises, cherchant le meilleur angle, la lumière naturelle la plus appropriée, avec en fond un mur d'époque et ses briques rouges.

 

La Depeche 19/07/10

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Dans les pas des mineurs de la Rodde

Publié le par REVEL Stephane

Entre Lavoûte-Chilhac et Ally, à la mine de la Rodde, les visiteurs peuvent avancer dans les pas des mineurs, équipés de la tête aux pieds.

 

Cindy Bochard

«ici ce n'est pas un musée, mais une vraie galerie », précise d'emblée Sébastien Bénistant, animateur de l'association Action Ally 2000. Une précision qui justifie l'équipement nécessaire à la visite, qui n'a rien à voir avec du folklore, même s'il plonge rapidement les visiteurs dans l'ambiance. Ainsi, casques vissés sur la tête, bottes en caoutchouc aux pieds, K-Way sur le dos et lampe torche à la main, voilà le petit groupe de dix personnes, accompagnées d'un guide, prêt à découvrir la mine de la Rodde, entre Ally et Lavoûte-Chilhac.

En l'occurrence, 250 mètres de boyaux creusés dans la roche, une portion réhabilitée et mise en sécurité d'un réseau de 4 kilomètres, et qui plongent à 14 mètres de profondeur. Mais si les visiteurs descendent dans les entrailles de la terre, c'est pour mieux remonter le temps ! D'abord jusqu'à celui des gallo-romains, les premiers à avoir gratté la montagne pour en extraire de l'argent. Les traces trouvées sur les parois, ainsi que des objets récoltés à l'extérieur (céramiques, tuiles, mortier, lampes à huile, etc.) le prouvent. « Durant les visites, nous partons à la recherche de ces traces vieilles de plus de 2.000 ans, explique Sébastien Bénistant. Par exemple, ces petites niches dans les parois où se logeaient les lampes à huiles pour faire office d'éclairage ».

Puis, plus la visite s'enfonce au coeur de la colline, plus le temps s'écoule pour s'arrêter au XIXe siècle. L'ère industrielle a profité à la mine de la Rodde, qui s'est alors développée jusque dans les années 20. Et l'antimoine a remplacé le plomb argentifère sous la pointe des pioches des mineurs.

L'association Action Ally 2000 a d'ailleurs choisi de mettre un peu plus l'accent sur ce métal, si caractéristique de la région, lors d'une spéciale « nocturne » cet été (*). « Il y a encore cent ans, la France était le premier producteur au monde d'antimoine et l'essentiel de l'activité se concentrait dans un triangle entre Brioude, Langeac et Massiac », rappelle l'animateur.

Les quelques vestiges qui restent de cette ère industrielle ont donc été illuminés pour la nocturne. « Une fois dans la mine, qu'il fasse jour ou nuit ne change pas grand-chose, admet Sébastien Bénistant. Mais nous voulions profiter de l'ambiance qui règne à l'extérieur ». Chaque espace sert alors de décor pour revenir de façon différente sur l'histoire de la mine de Rodde. Autour du puits, les visiteurs revivent la chute d'un mineur avec la lecture d'un procès verbal d'accident de l'époque, tandis que les souvenirs d'une petite fille de 10 ans, enfant de mineur, sont racontés un peu plus loin au milieu des arbres. Enfin, l'intérieur de l'ancienne laverie accueille des contes, vantant les vertus (sans doute imaginaires !) de l'antimoine.

Une autre façon de s'immerger dans l'histoire et les galeries, en gardant la tête au grand air !

(*) La première visite nocturne de la mine de la Rodde s'est déroulée jeudi 17 juillet. D'autres pourraient être organisées pendant l'été.

 

La Montagne le 18/07/2010

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