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Articles avec #geologie tag

Il y a 330 millions d'années, le Boulonnais avait des airs de Bahamas...

Publié le par REVEL Stephane

Comme chaque été, des visites guidées de carrières boulonnaises sont proposées aux touristes (*). L'occasion pour nous de braquer les feux sur la passionnante géologiedu Boulonnais. En l'occurrence pour ce 3e volet, sur la physionomie du territoire il y a 330 millions d'années, à l'ère primaire. Avec l'aide de Jean-Pierre Geib, directeur adjoint du Parc naturel régional des caps et marais d'Opale.

 > A l'échelle géologique, l'époque primaire est celle des calcaires exploités dans les carrières du Boulonnais.

À l'époque, notre région se trouve les tropiques (eh oui !), sous les eaux. Inutile de souligner que la région a beaucoup bougé depuis, à la suite de nombreux glissements tectoniques. Sa physionomie n'avait rien à voir avec l'actuelle... « La mer était un peu comme celle des Bahamas maintenant, sourit Jean-Pierre Geib, et elle était peu profonde. » Les eaux sont alors très chargées en particules calcaires qui constitueront « les couches qui deviendront les marbres » exploités à Rinxent et Ferques. La flore est constituée principalement d'algues, « en forme de volutes de fumée par exemple. » On en retrouve d'ailleurs de gros bouquets dans les marbres du Boulonnais.

Des animaux en forme de plantes...

Au niveau de la faune, il n'y a pas encore grand chose si ce n'est des coquillages, « notamment des ancêtres des oursins  ». Il y avait aussi des animaux qui ressemblaient à « des espèces de plantes » car ils avaient l'apparence de fleurs attachées aux fonds marins par un pédoncule. Ils portent la jolie appellation de crinoïdes... •

E.Dx

Prochain volet de notre série sur la géologie du Boulonnais : le Boulonnais au temps du carbonifère : arbres géants et prolifération des amphibiens.

 >  (*) Prochaine visite : jeudi 26 août à 14 heures. Durée : 1h15. Réserver 24 heures avant à l'office de tourisme au 03 21 824 800.

Adultes, 3,50 E, enfants 2 E (+ de 5 ans). Prévoir de bonnes chaussures.

 

La Voix du Nord

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Le Boulonnais, un territoire remarquable au plan géologique

Publié le par REVEL Stephane

Comme chaque été, des visites guidées de carrières boulonnaises sont proposées aux touristes. L'occasion pour nous de braquer les feux sur la géologie du Boulonnais, passionnante à étudier. Interview de Jean-Pierre Geib, directeur adjoint du Parc naturel régional des caps et marais d'Opale, pour un premier volet consacré aux caractéristiques de la boutonnière du Boulonnais.

PAR EMMANUELLE DUPEUX

boulogne@lavoixdunord.fr PHOTO « LA VOIX »

 > Peut-on dire que la géologie du Boulonnais est remarquable ?

« Le Boulonnais est une structure géologique à part. C'est l'extrémité d'une grande boutonnière appelée ainsi à cause de sa forme en amande - qui commence dans le Kent, en Angleterre, traverse le détroit et se termine par le Boulonnais, à Lottinghen (derrière Desvres). C'est une sorte d'échancrure dans la surface de la terre (...) liée à une érosion particulière de certaines couches géologiques, en l'occurrence de craie. Des couches plus anciennes sont apparues, datant du jurassique (150 millions d'années, ère secondaire. NDLR, l'époque du Gris-Nez *). Il y a aussi des couches encore plus anciennes qui, dans la région de Marquise, font le bassin carrier. (...) On retrouve la même structure topographique côté anglais. »  > Cette boutonnière est délimitée par un coteau... « Oui, d'où qu'on vienne, pour se rendre vers Boulogne, on franchit un coteau. En venant de Montreuil, il se trouve à Samer ; en venant de Lille il est à Escoeuilles ; en venant de Calais, à Saint-Inglevert... Ce relief en forme d'amande qui fait tout le tour du Boulonnais est cette couche de craie qui a disparu. Tout ça fait un paysage particulier. De tous les côtés du Boulonnais, on peut surplomber l'ensemble de la boutonnière. Voilà pourquoi on dit qu'il y a un bas Boulonnais (on parle même de fosse boulonnaise) et un haut Boulonnais, qui en fait le tour. »  > Ce relief a d'ailleurs une incidence sur la météo... « Le vent dominant, de sud-ouest, ramène l'humidité vers le coteau contre lequel elle vient buter. D'où l'expression de "pot de chambre" pour les environs de Desvres où on note les plus fortes précipitations. On a 600 mm de pluie par an autour de Boulogne et 1000 mm à Desvres ! »  > Il influe aussi sur les cultures ?

« On a de grandes terres de culture derrière la "cuesta", sur le plateau qui borde le Boulonnais car la craie est restée et a formé avec le temps de bons limons et de bonnes terres pour des cultures de grands champs. En plus, cette couche de craie est pleine d'eau (c'est une zone aquifère) et elle alimente la plus grande partie du Nord-Pas-de-Calais en eau potable. Par exemple Calais, une partie du Dunkerquois, une partie de Lille.... »  > La géologie a même une influence sur les villages et chemins !

« Tous ceux qui se sont développés sur le haut Boulonnais sont fort groupés car ils s'étaient réunis autour de puits où il fallait chercher l'eau à plus de 100 mètres de profondeur. Autour, on a des prairies bocagères pour les vaches et autour encore, de grands champs. C'est le cas par exemple à Senlecques.

À l'intérieur du Boulonnais, on est par contre sur les terrains du jurassique : surtout des argiles et des grès. L'élevage et le bocage boulonnais s'y sont développés car les terres y sont de mauvaises qualités... Dans les argiles l'eau ne s'infiltre pas bien, il y a de petites sources partout... On a donc un habitat dispersé et beaucoup de chemins qui, pour la plus grande partie, ont au bout du compte été largement macadamisés. On a donc très peu de chemins de randonnée dans cette partie. C'est très difficile d'en créer. »  > Une autre particularité à souligner ?

« Oui, elle concerne les zones boisées. Quand César est arrivé dans le Boulonnais (54 avant J.C.), il y avait de la forêt partout. On a défriché ensuite au fur et à mesure (souvent les abbayes). Les forêts qui restent - celles de Desvres, de Boulogne, d'Ecault, de Neufchâtel-Hardelot - sont toutes situées sur certaines zones précises. Les zones d'affleurement du crétacé inférieur (de 146 à 140 M d'années), caractérisées par des terrains sableux et pas intéressants au niveau agricole. » •  

(*) Le Blanc Nez est lui, l'expression du crétacée (autour 90 millions d'années).

 

La voix du Nord le

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Ne pas hésiter à exploiter le gaz de la mine

Publié le par REVEL Stephane

Francis Melliez est géologue à l'université de Lille I. Il a énormément étudié le sous-sol du bassin minier et pose un regard d'expert sur l'exploitation des gaz piégés dans les entrailles de la Terre.

- Gaz de schiste, gaz de mine, quelle est la différence ?
« Dans toute cette histoire, il y a un énorme problème de vocabulaire parce qu'il y a des gens qui ont intérêt à faire du flou. Derrière ces appellations, il n'y a qu'un seul mécanisme : l'évolution de la matière organique. Tout être vivant, à partir du moment où il n'est plus vivant, se décompose au contact de l'oxygène. Si la matière organique est enfouie, à l'abri de l'oxygène de l'air, cette transformation se fait plus lentement à l'aide de bactéries. C'est ce qui va donner le pétrole, le gaz, le méthane, le propane... »

- Il y a tout de même des différences dans les techniques d'exploitation...
« Le gaz de schiste, on va le chercher dans les couches d'argile où les molécules les plus légères, les plus gazeuses ont été piégées. Comme ces molécules ne sont pas rassemblées, les exploitants font appel à la fracturation hydraulique et envoient de l'eau sous très haute pression et des produits chimiques pour séparer les molécules gazeuses de leur substrat minéral. Avec le gaz de mine, ils n'ont pas besoin de fracturation hydraulique parce que les roches sont déjà fracturées naturellement. »

- Le recours à la fracturation hydraulique, interdite récemment par l'Assemblée nationale, n'était donc pas envisageable dans notre région ?
« Non. Il y a des habitants partout dans notre région. On ne peut pas s'amuser à faire ça. »

- Que faut-il penser de l'exploitation du gaz de mine ?
« Il faut savoir que dans le bassin minier, l'eau monte dans les galeries et pousse le gaz (du méthane autrement appelé grisou) vers le haut. Ce gaz ressort par des fissures naturelles, il sort par tous les anciens puits de mine. Le risque, c'est qu'il ressorte dans des égouts ou dans une cave et que quelqu'un, par exemple, se mette à souder. Là, c'est l'explosion et ça s'est déjà produit. Tant que l'on n'a pas saturé les vides miniers, il ne faut pas hésiter à exploiter le gaz qui est dans la mine. Je dis bien dans la mine. »

- Êtes-vous inquiet face au projet de Gazonor d'exploiter du gaz qui se trouve dans des veines de charbon qui n'ont pas encore été exploitées ?
« Je ne suis pas inquiet a priori mais il faut rester vigilant. »

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Les belemnites

Publié le par REVEL Stephane

Les bélemnites sont des mollusques à coquille interne (rostre),  abondantes au jurassique et au crétacé (dont ce sont des fossiles typiques et fréquents) mais actuellement complètement disparus.
L’aire de répartition des Bélemnites est mondiale.
Leurs fossiles ont une forme caractéristique en "balle de fusil".
Le nom de ces fossiles vient du grec belemnon signifiant : semblable à un javelot.
Leur vraie nature n'a été identifiée qu'en 1765, par Jean-Louis Alléon-Dulac, dans son Mémoire pour servir à l'histoire naturelle des provinces de Lyonnais, Forez et Beaujolais.
Les belemnites sont des céphalopodes dibranchiaux apparentés aux seiches actuelles.
Leur squelette interne comporte deux parties : le rostre plein, en balle de fusil, il se termine soit en pointe aiguë, soit par une protubérance appelée mucron ou enfin soit par une partie arrondie.
Et le phragmocône, partie cloisonnée de la coquille dans laquelle vivait l’animal.
Le phragmocône se prolongeait par une lame cornée, le proostracum, rarement conservé.
Les belemnites possédaient une poche à encre, comme les seiches.
Leurs bras ne portaient pas de ventouses, mais de petits crochets pour capturer leurs proies.
Elles étaient elles-mêmes consommées par certains Ichthyosaures.
La taille des Bélemnites était très variable. La plupart des espèces mesuraient entre 30 et 50 cm. Cependant, certaines espèces, comme  Megateuthis pouvaient mesurer 2 à 3 m de long.
Elles sont apparentées aux calmars , aux pieuvres et plus particulièrement aux seiches dont elles avaient l'allure générale et certainement un style de vie proche.
Un remarquable fossile du toarcien de Holzmaden (Allemagne) montre en empreinte, outre le rostre, le muscle palléal, l'alvéole brisé, l'encre versée et une couronne de 10 tentacules identiques avec des ventouses garnies de crochets chitineux.
En dehors de cette exception, on ne retrouve que le rostre, partie dure plus facilement fossilisée.
Les Bélemnites possédaient une partie dure interne en calcite dont une part présentait une forme rappelant une balle de fusil.
Elle correspondait à la coquille classique des mollusques, présente normalement à l’extérieur de l’animal, mais ayant dans ce cas migré à l’intérieur.
La partie en forme de balle de fusil était formée d’un seul cristal de calcite, et agissait comme un contrepoids pour que l’animal garde une certaine position pendant qu’il nageait.
Les Bélemnites étaient des chasseurs actifs. Selon leur taille, le menu se composait d’animaux planctoniques, de poissons ou de crustacés.
Au début du Jurassique, les mers recouvraient la plus grande partie de l’Europe. Des bancs d’Ichtyosaures nageaient et bondissaient dans les eaux peu profondes à la poursuite de poissons et de bélemnites.
Les Bélemnites étaient également très appréciées des requins du Jurassique et des plésiosaures d’après des restes fossiles retrouvés dans l’estomac de ces animaux.
Le terrible Liopleurodon ne dédaignait pas les Bélemnites.
Les Bélemnites étaient particulièrement répandues au Jurassique et au Crétacé. Elles s’éteignirent en même temps que les Ammonites, les dinosaures, les reptiles marins et plus de la moitié des différentes familles planctoniques dans la mers.
Elles ont laissé la place aux Seiches actuelles et aux Teuthoïdes, leurs descendants probables, dont une grande partie est encore vivante actuellement.

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La bournonite

Publié le par REVEL Stephane

 

La bournonite est un sulfure de plomb, de cuivre et d’antimoine de formule PbCuSbS3, cristallisant dans le système cristallin orthorhombique.
Ses cristaux sont souvent maclés, de couleur gris acier à noire et opaques.
La bournonite contient environ 42 % de plomb, 13 % de cuivre, 25 % d’antimoine et 20 % de soufre.
Tout d’abord appelée endellione suite à sa découverte à St Endellion – sa localité type, elle sera dédiée plus tard au Comte Jacques Louis de Bournon, naturaliste français, également cristallographe et minéralogiste, par Robert Jameson en 1805 qui l’a décrite et fut appelée bournonite.
Elle fut mentionnée pour la première fois par Philip Rashleigh en 1797 comme étant un minerai d’antimoine…
Dans les veines hydrothermales formées à temprérature moyenne.
Conditions de formation et/ou de gisement : On trouve fréquemment la bournonite dans les filons BGPC (blende = sphalérite, galène, pyrite, chalcopyrite) mésothermaux à épithermaux de types divers .
En France, elle est surtout répandue dans ceux de ces filons à gangue barytique ou fluorée, passant aux dépôts de fluorite (Le Barlet, Haute-Loire) ou de baryte (Les Malines, Gard).
Propriétés optiques et autres : Opaque. Trés altérable aux affleurement, elle donne des mélanges d’oxydes jaunes de plomb et d’antimoine (bindheimite) avec des carbonates bleus ou verts de cuivre, d’où des masses compactes ou terreuses de couleur bleu à vert plus ou moins jaunâtre pseudomorphosant (voir : pseudomorphose) souvent complètement les cristaux originels.
Couleur : Gris acier, gris de plomb. Souvent ternie en gris noir en surface.
Éclat du minéral : Métallique, mat, brillant. Pouvoir réflecteur de 33,6 à 35,5 %.
Trace : Gris acier.
Utilisations : Appréciée des collectionneurs, la bournonite ne l’est guère des métallurgistes car elle introduit dans les concentrés plombeux des quantités peu désirables d’antimoine et de cuivre.

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La biotite

Publié le par REVEL Stephane

La biotite (dédiée au physicien français J-B Biot) est un minéral important et plutôt commun de la famille des micas que l'on trouve dans les milieux intrusifs, effusifs,sédimentaires et métamorphiques. 
La biotite est un mica noir contenant du fer et du magnésium.  .
Comme tous les micas, la biotite possède un clivage parfait permettant de se séparer en minces feuillets.
Ces feuillets transparents d'éclats vitreux, résistants, flexibles et élastiques offrent des propriétés thermiques et électriques intéressantes.
On utilise la biotite dans la fabrication d'équipement électrique et   électronique, des matériaux d'isolation, des peintures, des ciments et des plastiques.
Elle se présente le plus souvent en lamelles élastiques dépourvues de contour cristallins, en lamelles irrégulières ou en agrégats lamellaires. 
Moins souvent, on peut trouver la biotite en cristaux tabulaires pseudo-hexagonaux. 
Il existe de nombreuses variétés de biotite suivant les différents éléments chimiques qui la composent. Exemples : lépidomélane, annite, méroxène, manganophyllite etc... 
Ce mica est attaqué par l'acide sulfurique, il fond au chalumeau, mais difficilement sur les bords, il s'altère facilement en se transformant en chlorite (vert), ou muscovite (presque incolore).
Elle n'est plus reconnue depuis 1998-99 comme une espèce à part entière par l'Association internationale de minéralogie.
Le terme biotite peut être vu comme un synonyme incluant le phlogopite, la siderophyllite, l'annite (Fluorannite, Tetra-ferri-annite) et l'eastonite.
Le terme est empoyé par le commun pour désigner les micas de couleur sombre à noire.
C'est un des principaux composants des granites, du gneiss et des micaschistes.
La biotite est un des minéraux constituant des roches plutoniques (granites, diorites, syénites, surtout dans les familles intermédiaires calco-alcalines), des roches métamorphiques (schistes,gneiss et micaschistes), et plus rarement dans les roches volcaniques (ryolites, dacites, trachytes, andésites).
La biotite s'hydrate en vermiculite ou en chlorite, souvent avec reste de Ti sous forme de microcristaux de rutile.

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Les types de gisements

Publié le par REVEL Stephane

Nous avons tous visité le site infoterre et quand on consulte les fiches on est tous tombés sur les informations suivantes notamment dans les gîtes gisement disséminé sans toujours comprendre ce que cela peut vouloir dire.
Alors regardons ces termes avec leur définition
Gisement alluvionnaire,
gisement superficiel dont la substance exploitable est un minéral lourd.
Les gisements alluvionnaires sont des sédiments dus à l'action des cours d'eau dans un bassin continental. Tous les dépôts continentaux sont des matériaux détritiques plus ou moins arrondis ; Ils sont le produit de diverses formes d'érosion telles que l'érosion éolienne, glaciaire, fluviale, etc.
Gisement disséminé,
gisement dans lequel le minerai est réparti dans la roche de façon diffuse.
Gisement éluvionnaire,
gisement minéral exploitable grâce à la désagrégation de la roche qui le renferme, évitant ainsi le broyage.
Gisement filonien,
gisement dont les parties minéralisées sont constituées de filons.
Gisement fissural,
gisement composé d'une concentration de fissures minéralisées.
Gisement stratiforme,
gisement dont l'une des dimensions est faible par rapport aux deux autres et dont le plan moyen est conforme à la stratification.

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L'hématite

Publié le par REVEL Stephane

L'hématite est un minerai de fer très commun apparaissant dans des contextes géologiques variés.
Ce minéral se forme dans les environnements ignées, métamorphiques et sédimentaire.
D'origine primaire il se forme dans les fumerolles, il peut former des concentrations dans les gites de contact.
On peut le trouver en gite important avec limonite et sidérite dans les roches sédimentaires.
Il peut aussi être un produit de l'oxydation de la limonite, sidérite et magnétite.
Dans les environnements sédimentaires, l'hématite précipite et cimente les grès rouges et les shales rouges.
C’est un minéral très courant, de couleur noire à gris argenté, brun à rouge, ou rouge, avec de nombreuses formes cristallines.
L’hématite, est une espèce minérale composée d’oxyde de fer(III) de formule Fe2O3 avec des traces de titane Ti, d'aluminium Al, de manganèse Mn et d'eau H2O.
C'est le polymorphe α de Fe2O3, le polymorphe γ étant la maghémite.
Son existence est rapportée par Pline l'Ancien dès 77. Le nom de l’hématite est emprunté au latin haematites, lui même emprunté du grec αίματίτης, dérivé de αίμα qui signifie « sang ».
La poudre d’hématite était d’ailleurs utilisée comme pigment rouge.
L'hématite peut être utilisée comme granulats (taille comprise entre 0 et 25 mm) dans les bétons dits lourds, destinés à la fabrication de contrepoids et d'écrans de protection anti-radiations.
Broyée finement, elle peut servir de pigment et entre dans la composition d'émaux et d'engobes pour la céramique.
Certaines pierres peuvent être taillées comme pierres fines.

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La bournonite

Publié le par REVEL Stephane

La bournonite est un sulfure de plomb, de cuivre et d'antimoine de formule PbCuSbS3, cristallisant dans le système cristallin orthorhombique.
Ses cristaux sont souvent maclés, de couleur gris acier à noire et opaques.
La bournonite contient environ 42 % de plomb, 13 % de cuivre, 25 % d'antimoine et 20 % de soufre.
Tout d'abord appelée endellione suite à sa découverte à St Endellion - sa localité type, elle sera dédiée plus tard au Comte Jacques Louis de Bournon, naturaliste français, également cristallographe et minéralogiste, par Robert Jameson en 1805 qui l'a décrite et fut appelée bournonite.
Elle fut mentionnée pour la première fois par Philip Rashleigh en 1797 comme étant un minerai d'antimoine...
Dans les veines hydrothermales formées à temprérature moyenne.
Conditions de formation et/ou de gisement : On trouve fréquemment la bournonite dans les filons BGPC (blende = sphalérite, galène, pyrite, chalcopyrite) mésothermaux à épithermaux de types divers .
En France, elle est surtout répandue dans ceux de ces filons à gangue barytique ou fluorée, passant aux dépôts de fluorite (Le Barlet, Haute-Loire) ou de baryte (Les Malines, Gard).
Propriétés optiques et autres : Opaque. Trés altérable aux affleurement, elle donne des mélanges d'oxydes jaunes de plomb et d'antimoine (bindheimite) avec des carbonates bleus ou verts de cuivre, d'où des masses compactes ou terreuses de couleur bleu à vert plus ou moins jaunâtre pseudomorphosant (voir : pseudomorphose) souvent complètement les cristaux originels.
Couleur : Gris acier, gris de plomb. Souvent ternie en gris noir en surface.
Éclat du minéral : Métallique, mat, brillant. Pouvoir réflecteur de 33,6 à 35,5 %.
Trace : Gris acier.
Utilisations : Appréciée des collectionneurs, la bournonite ne l'est guère des métallurgistes car elle introduit dans les concentrés plombeux des quantités peu désirables d'antimoine et de cuivre.

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Les couches d’anthracite du plateau matheysin

Publié le par REVEL Stephane

La répartition de la ressource en anthracite sur le plateau matheysin de découpe en plusieurs couches distinctes.

On distingue 5 couches on les numérotera dans l’ordre de la plus récente à la plus ancienne.

La couche N°1 de faible puissance elle mesure entre 50 et 60 centimètres on ne la rencontre que dans très peu d’endroits.

Elle est séparé d’une distance de 8 à 10 mètres de la couche N°2 et part endroit les 2 couches semblent se réunir.

La couche N°2 est la principale on l’appelle la Grande Couche en effet la puissance de celle-ci est en moyenne de 6 a 7 mètres elle peut s’élever par endroit à 12 à 15 mètres.

Cette couche est exploité sous divers noms suivant les concessions GrandDraye, Combe Ramuse, Peychagnard

La couche N°3 est la couche Henriette d’une puissance moyenne de 1 mètre elle est séparé de la Grande Couche d’environ 50 mètres.

La couche N°4 est appelé couche du Bois de Bataille celle-ci est séparé en trois sous couches avec des bancs de grès intercalés entre.

Sa puissance moyenne est de 2 mètres réduite a 1,50 mètres si l’on ne tient compte que de l’anthracite.

La distance entre la couche Henriette et Bois de Bataille oscille entre 25 et 40 mètres.

La couche N°5 a une puissance de 60 centimètres elle est situé à 20 à 25 mètres de la précédente.

Sa faible puissance la fait considérer comme inexploitable.

Sous cette dernière couche on trouve une couche d’environ 150 mètres d’épaisseur de grès extrêmement dur avant d’arriver sur des schistes talqueux.

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