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Articles avec #patrimoine industriel tag

Le barrage du Ternay

Publié le par REVEL Stephane

La construction du barrage du Ternay a commencé en 1862, par l'ingenieur Bouvier, l'inauguration aura lieu le 19 mai 1867.
Ce barrage fut construit sur l'idée de l’industriel papetier Etienne de Canson afin d'assurer une alimentation régulière en eau des usines papetières de Saint Marcel les Annonay.
Mais ce projet initial prendra d'autres proportions en effet la réserve d'eau devant servir à alimenter les fontaines de la ville d'Annonay en eau potable.
De plus le barrage devait servir à protéger la ville des inondations et ainsi réguler le cours de la Deume.
L'ouvrage finale à une hauteur de 41m est une capacitéde 2600000m3 d'eau s'etendant sur une superficie de 30 hectares.
Un chemin ombragé permet de faire le tour de la retenue.

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Les moulinages dans les Boutieres

Publié le par REVEL Stephane

Les Boutieres furent une terre de moulinage, la présence de cours d'eau favorisant l'implantation de cette industrie.
Celle-ci emploiera au maximum 4 000 ouvriers essentiellement des femmes en 1860
Le premier moulinage sera crée en 1670 dans la région à Dornas.
Le canton de St Pierreville comptait pas moins de 37 moulinages, dont 16 étaient situés à Marcol les Eaux.
La vallée de la Dorne jusqu'au Cheylard en compte elle une dizaine, le canton de Saitn Martin Valamas en comptait une vingtaine.
Mais la course à la productivité fera taire ces moulinages dont il ne subsistent aujourd'hui que quelques cheminées pointées vers le ciel.

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Vestige des industries du passé à Riouperoux

Publié le par REVEL Stephane

Les premières industries de la vallée de la Romanche s'installeront à Riouperoux.
La première industrie à s'installer en 1829 est fondée par Jacques Milleret Lavauden il s'agit d'un haut fourneau produisant de la fonte.
Le minerai ainsi que le combustible (charbon de bois) était issu de la production locale.
Emile Gueymard ingénieur des Mines à Grenoble effectuera de nombreux perfectionnement et fera installer quatre fours à griller le minerai pour augmenter le rendement du haut fourneau.
Celui-ci fermera en 1861 il restera avec ceux de St Vincent de Mercuze et Forges d'Allevard comme le modèle de la sidérurgie dauphinoise au bois.
L'industrie suivante sera une papeterie installée par Jean Baptiste Neyret industriel stephanois.
La présence d'eau et de bois en abondance justifie l'implantation de cette industrie en 1870.
La force hydraulique sert à entraîner les défibreurs et autres machines à papier.
La démolition des bâtiments en 1993 mettra à jour les restes d'une ancienne conduite forcée datant de 1869 seul vestige de cette époque.
L'année 1893 verra l'arrivée du chemin de fer des Voies Ferres du Dauphiné assurant la ligne Vizille Le Bourg d'Oisans permettant ainsi un transport plus facile des matières premières et produits finis.
Au début du XXe siècle Riouperoux se transformera avec l'arrivée de l’industrie électrométallurgie et électrochimique sur les sites des Clavaux et de Livet.
La papeterie fermera ses portes en 1912 laissant sa place aux installations de production d'aluminium et ferro-alliage grâce à la production électrique de la Romanche.
Aux Clavaux notamment les fours électriques furent un lieu d’expérimentation et d’amélioration pour la production d'aluminium.
Le site fermera brutalement en 1986 puis il sera rayé de la carte en 1993.
Aujourd'hui on peut voir quelques vestiges de trémie sur les bords de la route.

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La fonderie des Chartreux à Fourvoirie

Publié le par REVEL Stephane

Histoire des fonderies des chartreux

- Chartreuse, de 1700 à 1725 exploitation par les Chartreux des mines de Bovinant et des hauts fourneaux bergamasques des gorges du Guiers Vif sur Saint Pierre d'Entremont (ruines), et depuis 1683 à Fourvoirie sur le Guiers Mort.
 
- Les Chartreux ont subsisté dans un premier temps grâce à l’élevage (ce qui peut paraître paradoxal quand on sait qu’ils font vœu de ne pas manger de viande) et à l’agriculture (dans le vallon de Chartrousette).
Sans doute les débouchés pour le bois étaient-ils trop minces et les voies de communications trop incertaines pour l’exploiter correctement.
Le cheptel est composé d’une majorité de brebis, de chèvres, d’agneaux et de quelques vaches.
Les annales du monastère nous apprennent que dans un premier temps les troupeaux hibernaient dans la montagne.
En 1248 les moines obtiennent de faire hiberner leurs bêtes à l’extérieur du massif (sur les pâturages de Couz, des Echelles et de St Cassin), pratiquant une transhumance inverse qui restera un fait unique dans l’histoire économique du massif.
A partir du 13ème siècle ils peuvent étendre leurs possessions hors du Désert, et percevoir les rentes de ces biens sans avoir recours au travail des convers (ce sont les frères qui sont chargés, par leur travail, d’assurer la subsistance des pères pour leur permettre de se consacrer à la prière et à la méditation).
Ils acquièrent des terres dans le Grésivaudan, la cluse de Chambéry et le Bas Dauphiné dont ils tireront désormais le gros de leur revenus.
 
Vers la fin de cette période on voit la métallurgie se développer : des fourneaux (où le minerai est fondu sous forme de barres de fontes : les gueuses) et des martinets (la fonte y est transformée en barres d’acier) apparaissent.
Le fourneau de Fourvoirie est construit en 1334, le martinet de Domène en 1444.
On parle de l’exploitation de mines de fer à Bovinant depuis le début du moyen âge.
 
Les Chartreux, soucieux de leur indépendance construisent au 15ème siècle la route de pont Parent (ou du Grand Logis) reliant le Désert à St Laurent du Pont
Par cette route les Chartreux se ravitaillent en nourriture et alimentent leurs installations de Fourvoirie en charbon.
Il s’agissait d’une voie privée, fermée en amont et en aval par des barrières ; les visiteurs se rendant au monastère pouvaient l’emprunter avec l’accord des moines

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Une roue Pelton à Allemont

Publié le par REVEL Stephane

Nous allons vous parler aujourd'hui d'une roue Pelton visible à Allemont.
Cette roue a servi dans la centrale de Baton, elle est maintenant exposé au bord d'un parking à l'entrée du village.
Cette roue a était fabriquée en 1949 dans les Atelier de Neyret Beylier à Grenoble.
Elle sera mise en service en 1950 pour être démontée en 1982 ce qui fait qu'elle a connu 187 000 heures de fonctionnement.
Il faut dire que l'eau qui alimente la centrale de Baton est extrêmement pauvre en sédiments ce qui évite une usure rapide des augets, il faut dire que dans certaines centrales une roue de ce type dure parfois 2 semaines.
La roue d'un diamètre de 1965 mm possède 16 augets pèse 1800 kg et développe une puissance de 5200CV avec une hauteur de chute de 375 m et vitesse de rotation de 500 tr/mn
Au cours de ces années de fonctionnement cette roue a produit pas moins de 200 000 MWh.

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La cimenterie du Genevrey

Publié le par REVEL Stephane

En 1812 pour la construction du pont de Souillac (Lot) Louis Vicat ingénieur des Ponts et Chaussées met au point une chaux hydraulique mélange et de chaux prenant dans l'eau en quelques jours.
Cela provoquera une ruée vers la pierre a ciment qui sera favorable à la région grenobloise qui offre des gisements de calcaire argileux de bonne qualité.
En 1817 Louis Vicat polytechnicien découvre le dosage precis entre calcaire et argile pour obtenir un ciment faisant prise sous l'eau.
Dans les années 1850 son fils Joseph Vicat fonde la société qui portera son nom et fabrique un ciment qu'on appellera ciment prompt qui se caractérise par une prise rapide et sa couleur particulière.
Ce ciment s'exportera dans le monde entier.
Il doit cette découverte aux essais de cuisson de calcaire argileux qu'il effectue en 1853.
La montagne d'Uriol étant constitué de d'un mélange de calcaire et d'argile dans des proportions correctes pour fabriquer du ciment.
L'année 1857 au mois de février verra la construction d'une usine sur le site de Genevray à Vif par Louis Vicat fils de Joseph Vicat.
Le calcaire est extrait de la carrière de Champrond, celui-ci est transporté dans des tombereaux jusqu’à l'usine du Genevray.
Là la pierre est cuite par la méthode de la double cuisson mis au point par Louis Vicat dans les fours biberons.
Une batterie de 42 fours à chaux sont chargés à la main avec une couche de calcaire une couche de briquette d'anthracite de la Mure.
La cuisson dure 8 jours le défournement ayant lieu au bout de ce laps de temps.
La pierre cuite est ensuite broyé finement dans 8 moulins qui utilisent la force de la Gresse
Louis Vicat fera construire de nombreuses maisons en effet il fallait bien loger les ouvriers nécessaires au fonctionnement et à l'approvisionnement de son usine.
Des mineurs pour extraire la pierre à chaux, des personnes pour la transporter et des ouvriers pour la travailler.
De tout cela il ne reste plus grand chose aujourd'hui l'ancienne maison du directeur de l'usine ayant squatté et surtout vandalisé, sur le site on peut voir aussi une batterie de fours biberons, a ce jour le site est inaccessible.
En 1909 les fours biberons sont abandonnées au profit de 2 fours plus modernes produisant 30 tonnes par jour de ciment.
Le transport par tombereaux du calcaire ne pouvant plus convenir un transporteur aérien par câble ou télébennes sera construit en 1911 entre la carrière de Champrond et l'usine Nord le calcaire étant ensuite transportée par voie étroite jusqu’à l'usine.
L'année 1928 verra l'installation d'un four rotatif en voie humide ce qui augmentera la capacité de production.
Pour répondre a la demande toujours croissante de calcaire un nouveau téléphérique sera construit cette fois entre la carrière de Champrond et l'usine du Genevray en 1928
En 1953 puis 1958, on construira encore des fours droits, des broyeurs sécheurs 
Les habitants du Genevray se souviennent encore de la poussière de ciment l'usine sera finalement démantelé en 2000.
Il ne faut pas croire que Vicat fut le seul à exploiter les gisements de la vallée de la Gresse.
Entre 1850 et 1860 on dénombre pas moins de 4 centres de fabrication mais en 1880 il n'en restera plus que deux.
Le premier est celui dont on vient de parler avec son suisne de Genevray qui fournissait des ciments artificiels à prise lente dit ciment Portland
Le second est Anatole Berthelot qui s'installera n 1882 à Champa ou il exploiter une carriere souterraine depuis 12 ans.
Républicain de la première heure (il est l'ami des Poulat et Edouard Rey), il arrive dans ce village avec toutes ses convictions démocratiques et sait les faire passer puisqu'en 1884 (deux ans seulement après son installation au Champa), il est élu maire du Gua.
Toujours choisi comme délégué sénatorial, il sera aussi dès 1890 délégué cantonal,
puis en 1901 conseiller général.
Plus populaire que jamais auprès de ses administrés auxquels il se mêle volontiers (il est le président d'honneur de la plupart des sociétés du Gua dont il est souvent le fondateur et le généreux donateur), Anatole Berthelot sera reconduit régulièrement en tête de la municipalité, et cela jusqu'à la fin de sa vie.
Cependant sa vie publique ne lui fera pas négliger l'exploitation familiale qu'il dirige avec paternalisme
(il y fonde une caisse de secours immédiat gérée par les ouvriers et entretenue par lui seul).
Travailleur acharné, bon administrateur, il donnera de l'expansion à la cimenterie (150 ouvriers en 1882) et sera près de 40 ans plus tard le concurrent le plus sérieux de Vicat qui finira par l'absorber en 1920.
A partir de cette date Vicat qui vient de modifier son statut juridique pour devenir une société anonyme devient le numéro un du ciment dans la région.
La société surmontera la crise mondiale de 1931 comme en temoigne la construction d'une usine ultra moderne en 1937 au Genevray.
Un deuxième essor viendra après 1945 en effet il faut reconstruire la France dévastée par quatre années de guerre.
En 1960, on dénombre 220 employés travaillent à la cimenterie et à la carrière de Champrond.
A partir de 1973, la société abandonne progressivement l'usine du Genevrey devenue vétuste pour investir dans les usines de Voreppe et de Saint-Egrève.
La fermeture a lieu en 1976 et les 170 ouvriers du Genevrey et du Gua sont répartis dans les usines citées précédemment.
A ce jour la société Vicat maintient des droits d'exploitation sur la carrière de Champrond.

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Sauver une chaufferie des Mines

Publié le par REVEL Stephane

C'est « sans doute la dernière chaudière du genre ». Une association lutte pour que la chaufferie des anciens établissements Foulon, rue Evrard, soit préservée.


«on ne veut surtout pas qu'elle parte à la ferraille, comme on peut le voir sur d'autres sites miniers ». Sébastien Glaubert croise les doigts : il a soumis à la Drac (Direction régionale des affaires culturelles) une demande de classement aux monuments historiques. Un dossier visant à sauvegarder une ancienne chaufferie des Mines située sur le site des établissements Foulon à Bruay. Président de l'APPHIM (Association pour la protection du patrimoine historique industriel et minier), il se passionne pour tout ce qui touche au bassin minier, qu'il s'agisse d'éléments du patrimoine ou d'architecture. « Cette chaudière date de la fin du 19e siècle, elle est quasi-unique », affirme l'intéressé. Installée dans ce qu'on appelait à l'époque les "ateliers centraux", elle faisait partie du service d'entretien de la compagnie des Mines de Bruay. Les établissements Foulon ont ensuite racheté les lieux. Mais ils ont fermé au début des années 2000, d'où l'état d'abandon. « Aujourd'hui, ce site de quatre hectares, pourtant fermé, est régulièrement vandalisé, y compris le matériel resté sur place.
On craint que l'EPF (Établissement public foncier), propriétaire, ne décide de démolir ».
D'où l'urgence d'intervenir, estime Sébastien Glaubert : « Cette chaudière de cinq mètres sur sept comprend deux réservoirs d'eau et deux trappes. Un "chauffeur" était chargé de mettre du charbon dans le foyer, ça servait à chauffer l'eau des réservoirs dont la vapeur, via les tuyaux, permettait de chauffer les bureaux et des machines comme les perceuses ou les perforatrices. C'est sûrement la dernière du genre ». Conscient du coût d'entretien du patrimoine minier, le jeune président propose deux solutions en cas de non-classement : « On peut la laisser sur place, ou alors la démonter et la remonter, pourquoi pas pour l'exposer. On a d'ailleurs un projet de musée sur le traitement industriel du charbon et sur son devenir après extraction. C'est volontiers que l'on peut acquérir cette chaudière exceptionnelle. Au pire, on essayera d'en faire une reproduction... »
Un riche patrimoine local
Sébastien Glaubert espère être soutenu dans son combat : « Bruay a un riche patrimoine minier, avec son musée de la mine et son dépôt d'explosifs, récemment découvert. » De son côté, Alain Wacheux, maire, est également sensible à la préservation du patrimoine minier. « Je ne savais pas que cette chaudière était menacée et qu'une association luttait pour sa sauvegarde. » Le maire pense que l'obtention du classement « va être difficile. On a déjà des sites classés, comme la Cité des Électriciens, l'Hôtel de ville, ou encore l'ensemble art déco du Stade-parc et de la piscine Salengro. Ce ne sera pas évident d'allonger la liste ». Quant au démontage et remontage de la chaudière, il n'y croit guère plus : « Sous réserve d'une étude technique de faisabilité, il est peut-être préférable de la maintenir sur place et de l'intégrer au projet urbain qui sera un jour engagé sur le site ». Un site industriel qu'il faudra sans doute dépolluer et dont certains éléments devront disparaître : « Les bâtiments vieux et dégradés seront forcément détruits, mais on évitera que la chaudière ne le soit également ».

Christine CERDEIRO

 

L'avenir de l'Artois jeudi 10.11.2011, 14:00 Bruaysis

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Le moulinage en Ardeche

Publié le par REVEL Stephane

Le moulinage, est la deuxième étape du travail de la soie.
Celui-ci c'est développé en Ardèche à partir du XVIIe et surtout du XVIIIe siècle.
Situé entre entre les régions productrices de soie (Languedoc, Vaucluse) et la soierie lyonnaise le département de l’Ardèche est parfaitement situé pour cette activité.
Duranr deux siècles la sériciculture puis le moulinage se développèrent au point de permettre à l'Ardèche de tenir, au XIXe siècle, un rôle de tout premier plan.
En 1909, 590 moulinages emploient 13 000 ouvriers, soit 45% de l'effectif national relatif à cette industrie.
 
Le bâtiment :
Celui-ci est constitué d'un bâtiment allongé, en fond de vallée, et éclairé d'étroites fenêtres régulières.
On trouve un canal acheminant l'eau de la rivière qui sert a fournir la force motrice. 
Le moulinier, le contremaître ainsi que les bureaux se trouvent au rez de chaussée du batiment généralement du coté route.
Les ouvrières ont leurs chambres ou leurs dortoirs à l’étage.
Le travail s'effectue au sous sol ou se trouve la fabrique avec ses moulins et ses banques.
Le sous sol est une vaste pièce à demi enterrée afin de maintenir une température de 25°C et une humidité de 85% nécessaires au travail du fil de soie.
 
Le travail du moulinage :
La filature consiste a dévider le cocon et à réunir plusieurs fils ensemble afin d'obtenir un calibre suffisant, permettant de consolider le fil et d'obtenir plusieurs qualités de fil (organsin, crêpe, voile…).
Cela s'effectue en plusieurs étapes.
Étape 1 : Trempage de la soie dans un liquide légèrement huileux pour l'assouplir.
Étape 2 : Le dévidage consistant à enrouler le fil d'une flotte placée sur une tavelle (sorte de roue légère en bois) sur une bobine horizontale appelée roquet.
Étape 3 : Le doublage consistant à assembler les fils de deux roquets différents sur une même bobine.
Étape 4: Le moulinage qui imprime à un ou plusieurs fils un certain nombre de torsions par mètre pour consolider le fil et permettre la fabrication ultérieure de différents types de tissus.
 
Evolution du moulinage entre le XVIIe au début du XXe siècle :
Sur la zone du moyen et haut Eyrieux ainsi que sur le canton de Lamastre et de Vernoux il existait deux moulinages en 1720 l'un aux Ollieres et l'autre a Lamastre
En 1785 on en recensera 11 dont 1 à Saint-Christol, 1 à Saint-Pierreville, 3 à Gluiras, 5 à Saint-Albon d'Ardèche (Albon et Marcols) 1 à Saint-Etienne-de-Serre.
Le travail de la soie quittera le domaine artisanale pour passer au stade industriel au cours du XIXe siècle avec un pic de prospérité de 1820 à 1855.
La pébrine, maladie du ver à soie anéantira cette prospérité en 1853 décimant les élevages, afin de ne pas disparaître les moulinages arde chois commenceront à travailler des soies importées de Chine et du Bengale.
En 1868 on recensera 63 moulinages sont en activité dans les Boutières dont 6 à Dornas, 6 aux Ollières, 7 à Saint-Pierreville, 4 à Gluiras, 4 à Saint-Sauveur-de-Montagut et 16 à Albon-Marcols.
L'ouverture du canal de Suez en 1869 favorisera les importations.
En 1920 on recensera 75 moulinages dont 4 au Cheylard, 6 à Dornas, 4 à Vernoux, 5 à Saint-Pierreville, 6 à Gluiras, 11 à Marcols-Albon, 6 à Saint-Sauveur-de-Montagut.
La main d'oeuvre employé dans cette industrie etait essentiellement feminine celle-ci etant abondante et surtout peu exigeante.
 
Evolution du moulinage du XVIIe au début du XXe siècle :
Les années 1920 voient apparaître la rayonne puis le nylon dans les années 1950 qui viennent concurrencer fortement la soire naturelle, le coup fatal sera porté par le nylon.
De nos jours les ateliers de moulinage n(utilisent plus la force des cours d'eau, et la main d’œuvre est sans commune mesure avec ce qu'elle a était.
Cependant une culture et un savoir faire industrielle dans la soie naturelle fait qu'une petite vingtaine d'entreprise travaille encore dans le domaine du moulinage en Ardeche mais sur des fils synthétiques.
 
- le moulinage Jouanard installé sur le Talaron à Beauvène est l'un des cinq moulinages de Rhône-Alpes à ne travailler que la soie naturelle. L'entreprise date de 1835 et combinait alors la filature qui occupait une centaine d'ouvrières et qui est arrêtée depuis 1930 et le moulinage avec trente personnes. Les moulins étaient entraînés par une roue de pêche et aujourd'hui ils sont animés par deux turbines. En 1960 le moulinage occupait encore vingt ouvriers. Aujourd'hui M. et Mme Jouanard travaillent en famille avec leur fille. Ils doublent et tordent 1000 à 1500 kilos de soie par mois. La matière première vient de Chine et du Brésil. L'atout de l'entreprise est sa capacité à travailler les organsins (fil de soie formé de deux fils grèges tordus chacun dans le même sens puis retordus ensemble dans le sens contraire). Ce fil permet des ouvraisons délicates tel le crêpe Georgette ou des fils fantaisie. Le principal débouché est la haute couture et les grandes marques. L'irrégularité des commandes impose des horaires et un emploi du temps à la demande.
 
- La société de moulinage Riou occupe deux usines : l'une qui existait déjà au siècle dernier à Extramianoux (difficile d'accès) et qui a été agrandie, ainsi qu'une construction datant de 1985 au Pont de Chervil. L'entreprise appartient depuis plusieurs générations à la même famille. A l'apogée, elle occupait 13 employés qui produisaient 7 à 8 tonnes de soie par mois. Maintenant il n'en reste plus que 3 (la famille) qui produisent 1 tonne de soie par mois et 2 à 3 tonnes de synthétiques (la visite est exclue car la sécurité n'est pas assurée).
 
- L'entreprise Peyraverney est une société familiale, originaire de Saint-Julien Molin-Molette qui a installé un moulinage à Saint-Sauveur en 1951. En 1979, elle reprend un moulinage à Albon : le moulin du Cros qui est très ancien mais possède du matériel pour travailler la soie naturelle. A l'époque, il existe des débouchés pour ce marché.
En 1995-96 : reprise du moulinage de Paul Fournant aux Ollières (anciennement établissements Ducros, qui comptaient 180 ouvriers dix ans plus tôt).
L'usine d'Albon est transférée aux Ollières en juin 1999. Elle occupe 13 personnes au 1er janvier 1999, fin juin il y en a 22 et l'activité pourrait occuper 35 employés dans un an. 70% de la production est exportée notamment vers des pays européens.
 
- L'entreprise Bruno Durand est une entreprise locale qui a choisi de s'installer au Moulinon, près de Saint-Sauveur-de-Montagut pour bénéficier de personnel formé. Les établissements Ducros du Moulinon avaient été repris en 1983 par M. Fournant. Puis Bruno Durant, qui possède deux autres usines à Annonay et à Saint-Priest a repris l'activité en 1993. Il fait actuellement parti du groupe Scharzenbach. Il fabrique du textile pour l'habillement haut de gamme, notamment du lycra. 60% de la production part pour l'étranger (Italie, Allemagne).
Les établissements Durant employaient 189 personnes fin 1988 sur leurs trois sites. Il n'en reste plus que 150 fin juin 1999 dont 27 au Moulinon.

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Ruhr et Nord - Pas-de-Calais riches de leurs friches

Publié le par REVEL Stephane

AMÉNAGEMENT

Les charbonnages, la sidérurgie, ça vous dit quelque chose ? De l'autre côté du Rhin, dans la Ruhr, on a aussi un lourd passé industriel. Les Allemands ont fait le choix d'exploiter au maximum ce patrimoine. Et nous, qu'avons nous fait de nos friches ?

 

Chez eux, on dit les kumpel, les copains. Chez nous, on préfère parler des gueules noires. Sur les photos, ils ont les mêmes regards translucides de ceux qui ont brassé le charbon toute la journée. Bienvenue sur le site Zollverein à Essen. Puits de mines, briques rouges, chevalets et même ce petit cocktail pluie-vent froid qui n'est pas sans rappeler la maison. Voilà pour les ressemblances.

 

Pour le reste, on entre dans une nouvelle dimension. Sur ce site de 13 km² où on a exploité jusqu'à 12 000 tonnes de charbon par jour, on a pris un virage radical. La mine a fermé ses galeries le 23 décembre 1986 ? Qu'à cela ne tienne, ce sont d'autres galeries qui ont vu le jour : elles constituent le musée de la Ruhr et celui du Design.

Le site (étonnamment préservé) abrite aussi des restaurants, des salles de danse, une piscine, des pépinières d'entreprises... On peut même se marier en plein coeur de l'ancienne usine. Un vrai petit miracle : le site abrite 1 300 emplois. Peu ou prou le nombre de mineurs présents au moment de la fermeture.

« Cercueil à euros »

Cette reconversion a un coût : 250 millions d'euros. Ce qui incite certaines mauvaises langues teutonnes à parler de Zollverein comme le « cercueil à euros ». Mais quand on envoie une carte postale d'Essen, c'est souvent Zollverein qui est représenté.

Quelques kilomètres plus loin, voici le parc paysager de Duisbourg Nord. L'hallucination nous guette. Cette ancienne usine sidérurgique conservée dans son jus abrite, entre autres, des toboggans comme imbriqués dans le système de tuyauterie de l'usine, des parcours d'escalade, un restaurant et même un espace de concert. Plutôt que de raser, on a choisi d'exploiter.

Des projets comme ceux là, l'équipe d'animation de l'IBA (Internationale Bauaus stellung, exposition internationale d'architecture), a choisi d'en privilégier 90 dans la Ruhr. Avec cinq objectifs majeurs : la restauration du paysage, le renouveau socio-économique et culturel, le développement durable, le changement sans croissance et la valorisation des monuments de l'industrie. Le tout sur un territoire de 80 km de long, de 12 km de large et de 2,5 millions d'habitants.

Et ici ?

 

Qu'en est-il chez nous ? « À la fin des années quatre-vingt, on a recensé 10 000 hectares de friches industrielles dans la région, explique Marc Kaszynski, directeur général de l'Établissement public foncier (EPF) du Nord - Pas-de-Calais. Ça représentait la moitié des stocks de la France et ça nous colle à la peau. » Depuis, 1 500 hectares ont été requalifiées par les collectivités et 5 500 par l'EPF, cet établissement voulu par l'État et la Région pour traiter les friches. Sur ces 5 500 hectares, 3 500 étaient des friches minières. La plupart du temps, le traitement consiste à la démolition des bâtiments et au verdissement des lieux.

« Plus banales qu'en Allemagne »

Pourquoi ne pas conserver la majorité du patrimoine comme dans la Ruhr ? Marc Kaszynski a, semble-t-il, la réponse : « Les installations industrielles du Nord - Pas-de-Calais ont souvent été plus banales qu'en Allemagne en matière architecturale. En dehors des sites de mémoire qui ont été requalifiés, le reste ne présentait pas un intérêt considérable à être sauvegardé. » Il n'empêche, l'EPF comptabilise actuellement 350 opérations de requalification en cours. Parmi lesquelles on peut citer, la zone de l'Union à Roubaix-Tourcoing-Wattrelos, le peignage Amédée à Roubaix, la lainière de Roubaix, une partie d'Arc International à Arques, Stora Enzo à Corbehem ou encore une partie du port de Dunkerque.

Dans la métropole lilloise, l'EPF pourrait prochainement être amené à traiter les Grands Moulins de Paris à Marquette. Un bâtiment imposant qui attend des jours meilleurs depuis une quinzaine d'années. « Dans sa grosse partie, ce bâtiment est classé à l'inventaire des monuments historiques », indique Jean Delebarre, le maire de Marquette. Seulement, la localisation des Grands Moulins, coincés par un site Seveso, et la présence de pyralène, ont longtemps empêché le propriétaire privé des lieux de passer vraiment à l'action.

D'où une (longue) partie de ping-pong entre un maire pressé d'exploiter les lieux et un propriétaire soucieux de revendre la friche au meilleur prix.

Dernièrement, la situation s'est améliorée. Le propriétaire semble prêt à signer avec un aménageur. Et des lofts, des appartements et un restaurant pourraient voir le jour dans ce lieu hautement symbolique. Un soulagement pour le maire de Marquette même si : «  Vous savez, des friches, j'en ai d'autres. »

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Le barrage des Collanges

Publié le par REVEL Stephane

Nous allons aujourd'hui vous parler de la centrale electrique se trouvant sur la vallée de l'Eyrieux.
Il s'agit du barrage des Collanges situé sur la commune de Saint Michel d'Aurance juste après le Cheylard.
De construction récente en effet celui-ci a était construit en 1981 il était exploitée initialement par EDF mais la gestion en revient aujourd'hui a CN'Air pour un bail de 30 ans.
Cette société filiale de Compagnie Nationale du Rhône CNR gère l'ensemble des énergies renouvelables du groupe.
Le barrage comporte trois turbines gérées à distance grâce a des automates raccordés sur un réseau fibré.
A l'origine la capacité du barrage etait de 1,6 million m3 elle n'est plus que de 900 000 m3suite à l'envasement de la retenue.
L'installation d'une quatrième turbine est envisagée pour optimiser la production électrique.

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