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La carrière Barrois dévoile ses charmes à Freyming-Merlebach

Publié le par REVEL Stephane

La carrière Barrois possède une histoire, une faune et une flore. Ce canyon de Freyming-Merlebach a été creusé par les Houillères du Bassin de Lorraine qui ont extrait 120 millions de m³ pour remblayer des galeries de mine.

L’office de tourisme communautaire de Freyming-Merlebach organise régulièrement des visites guidées de la carrière Barrois. Le site est devenu une curiosité typique du Bassin houiller. Il s’agit d’un canyon artificiel creusé à deux pas de la ville.

Une vingtaine de membres de l’association des officiers de réserve (AOR) des arrondissements de Boulay et Forbach, présidée par Armand Prince, a justement découvert l’endroit cette semaine.

Cette randonnée, inondée de soleil, a permis de renouer avec l’histoire du canyon mais aussi de découvrir sa faune et sa flore.

Trois spécialistes ont accompagné les marcheurs. Claude Bohler, président de l’association ornithologique Le Chanteur fidèle, Gérard Wack, président de l’association des Amis de l’Histoire du pays de la Merle, et Denis Hilt, un des membres-fondateurs du musée de la mine sur le carreau Wendel.

Au départ de la cité Sainte-Fontaine, on peut se rendre au cœur de la carrière, où les Houillères du Bassin de Lorraine ont extrait, en leur temps, 120 millions de m³ pour remblayer les chantiers de dressants et semi-dressants.

« Les deux points d’eau que vous voyez sont formés par les eaux d’exhaure de la mine , a rappelé Gérard Wack. Le plus grand est réservé à la pêche dite sportive », a précisé Claude Bohler.

Autour et sur les hauteurs du site, les randonneurs ont pu apercevoir différentes espèces d’arbres, dont des bouleaux, des pins sylvestre, des peupliers et des pins de Douglas. Ces derniers ont été plantés par les HBL et ont servi au boisage des chantiers de charbon. « Ces arbres ont à peu près une quarantaine d’années », a commenté Denis Hilt.

Si la carrière a servi de ressources naturelles aux Houillères, elle a également servi de cadre aux prisonniers de guerre. « Deux camps de prisonniers russes, puis allemands ont été installés dans cet endroit , a signalé M. Wack. Depuis la fin de l’épopée minière, la nature a repris ses droits. On rencontre beaucoup d’oiseaux, des grèbes huppés, on peut entendre des butors étoilés ou apercevoir des choukas des tours (corbeau choucas) ou encore des blangios nains et, avec un peu de chance des faucons pèlerins », a raconté le spécialiste des oiseaux.

Autour de la mare, ceinte de roseaux d’Australie et autres plantes de milieux humides, les randonneurs ont pu découvrir des crapauds, des pélobates, des libellules bleues, des patineurs (araignées d’eau) et de nombreux têtards. Au terme de cette balade enrichissante, un dernier coup d’œil vers les falaises, dans lesquelles se sont formées des cheminées de fée. « Vous pouvez voir la fameuse demoiselle coiffée de son chapeau rouge », a montré du doigt M. Hilt. Pour les promeneurs, à noter qu’à l’entrée de la forêt du Warndt on peut accéder à un belvédère. Pour une vue imprenable de la carrière.

Le Republicain Lorrain le 24/07/2016

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