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La mine expliquée aux élèves de l’école de la Cantonade

Publié le par REVEL Stephane

Préalablement à la commémoration des 150 ans de la catastrophe de Lalle, le directeur de l’école primaire de la Cantonade Laurent Bonnefoy a demandé à un spécialiste Michel Wienin de venir décrire aux écoliers les grands principes d’une exploitation minière et les circonstances particulières qui ont causé l’inondation de la mine et la mort de 106 mineurs.

Chercheur chargé, pour le compte du conseil régional Languedoc Roussillon de l’inventaire du patrimoine industriel, directeur de la mine témoin d’Alès, responsable de la partie « paléontologie » du musée de l’école des Mines d’Alès, aujourd’hui retraité mais encore activement passionné par le sous-sol et notamment par la spéléologie, Michel Wienin a participé à la création du parc national des Cévennes.

Son exposé vivant et précis complété par quelques croquis simples a fait comprendre aux enfants intéressés et participatifs ce qu’était un puit d’extraction, ainsi que les galeries, les travers bancs qui le desservaient et comment des poches d’air salvatrices se sont constituées comprimées par l’eau qui les a inondées en quelques minutes.

Par delà ce dramatique épisode les conditions de travail imposées aux hommes, aux femmes et aux enfants ont également vivement impressionné les écoliers qui ont appris avec effroi qu’à leur âge certains travaillaient déjà plus de 10 heures par jour.

 

Midi Libre le 19/10/2011

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Mine de grès

Publié le par REVEL Stephane

Rothbach Grès : après la carrière, la mine Fondées en 1975 à Rothbach, les carrières Loegel se modernisent. L'entreprise familiale de 24 salariés s'oriente vers l'extraction souterraine du grès. Depuis l'origine, la carrière bas-rhinoise est exploitée au moyen d'explosifs. Une technique qui produit beaucoup de matériaux de remblai. En 2001, l'entreprise a entamé un virage en s'orientant vers l'extraction souterraine.

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À la Maison de la mémoire : « Femmes à la mine, portrait au XXe siècle »

Publié le par REVEL Stephane

Vendredi, à la Maison de la mémoire, a eu lieu le vernissage de l'exposition « Femmes à la mine, portrait au XXe siècle ».

 

Une exposition extraordinaire, nostalgique et très émouvante de ces travailleuses à la mine, qui sera visible jusqu'au 30 novembre. Une exposition réalisée par le Centre historique minier de Lewarde, la Maison de la mémoire et le service culturel et centres sociaux de la ville de Liévin. Le ruban a été coupé par Dominique Massin, adjointe au maire, en présence de d'André Dubuc, directeur du Centre historique minier de Lewarde, Jean-Marie Lequint, président de l'Office de la Maison de la Mémoire, Frédéric Talaga, directeur du service culturel et centres sociaux, Guy Dubois, poète patoisant, et de l'association des Gueules Noires et leur président Lucien Laurent ainsi que la chorale La joie de vivre, sous la baguette de Marie-Laurence Hecquet, qui interpréta Les Lampistes et Ça se passait à Liévin.

 

Les « culs à gaillettes »

Basée sur une enquête ethnologique menée sur le rôle et la place de la femme au sein de la société minière du Nord - Pas-de-Calais, cette exposition propose une série de clichés du début du XXe siècle aux années 1960, pris dans le but d'illustrer des documents de communication tels que des cartes postales ou des journaux d'entreprise. Il s'agissait de différentes images de femmes inscrites dans la société minière : image de la femme au travail, au triage, dans les lampisteries etc. La plupart travailleront au triage, protégées de vieux vêtements. Les « culs à gaillettes » (elles s'essuyaient les mains charbonneuses sur leur pantalon) manipulent chaque jour des tonnes de charbon, dans le froid, la chaleur, le bruit et la poussière, sous la surveillance des contremaîtres. Seule coquetterie, la coiffe ou « béguin » qu'elles attachent différemment selon les fosses. À partir des années 1960, la mécanisation du triage et la modernisation des lampisteries écartent les femmes du travail à la mine. Les images sont alors centrées sur les écoles ménagères créées par les Houillères où la jeune fille est préparée à son futur rôle d'épouse et de mère de mineur.

André Dubuc met l'accent sur l'importance de cette exposition : « C'est important aujourd'hui de rendre hommage à la vie des mineurs et particulièrement aux femmes qui ont travaillé dans la mine et sont même descendues au fond jusqu'en 1892. Ensuite la loi l'interdisait. Puis elles ont travaillé au triage et à la lampisterie, ici nous avons exposé quelques photos de ces moments parmi les 500 000 que nous avons dans les archives, les 3/4 des images de la France », précisa-t-il.

Quant à Guy Dubois, il retraça parfaitement le rôle des femmes, mineurs, épouses et mères avec quelques anecdotes pleines d'émotions. L'exposition se déroulera jusqu'au 30 novembre. L'entrée est libre.

 

dimanche 16.10.2011, 05:19  - BERNARD KACZMAREK (CLP)

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L'ancien carreau de mine se tourne vers le solaire - Soumont-Saint-Quentin

Publié le par REVEL Stephane

André Louvard, propriétaire du terrain et initiateur du projet de centrale photovoltaïque, en voie de création sur un site de 12 ha occupé jusqu'au début des années 1990 par les installations de surface des mines.

Quelle est la génèsede ce projet ?

Depuis plusieurs années, j'avais l'idée de réhabiliter le site. Je me suis renseigné auprès d'opérateurs et j'ai pu entrer en contact avec Énergie Europe service, un spécialiste de la production d'énergies renouvelables, dont le directeur commercial réside à Caen. Il est venu voir sur place et le projet s'est enclenché. Le fait que le terrain est une friche industrielle constitue un atout car cela ne consomme pas de terre agricole. De plus, il existe un raccordement proche à un poste électrique.

Comment le dossier évolue-t-il ?

Une étude d'impact a été réalisée en mars 2010. Parallèlement, j'ai obtenu auprès de la DDA l'autorisation de commencer à déboiser et à dessoucher. Il y a eu ensuite le dépôt de permis de construire à la DDTM pour instruction par les différents services de l'État. La procédure est en phase finale aujourd'hui puisque l'enquête publique a commencé il y a quelques jours et se terminera fin octobre.

Que se passera-t-il après l'enquête publique ?

Si le permis est accordé, des fouilles archéologiques auront lieu. Ensuite, Énergie Europe service devra répondre à un appel d'offres national pour revendre son courant à EDF.

A quand le débutde la construction ?

Les travaux pourraient démarrer au printemps 2012 pour une durée d'environ un an. Ils comprennent le terrassement, la mise en place des panneaux photovoltaïques, le raccordement à EDF.

Avant cela, il faudra terminer le déboisement.

Quelles sont vos relationsavec Énergie Europe service ?

Le porteur de projet est la société Solaire Soumont, filiale d'Énergie Europe service. En tant que propriétaire, je vais signer un bail d'une durée de trente ans.

Au bout de cette période, soit les installations sont démontées, soit j'en deviens propriétaire.

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Carmaux. Le souvenir de la mine toujours vivace

Publié le par REVEL Stephane

L'ASPICC (Association de Sauvegarde du Patrimoine Industriel Carmaux-Cagnac), Histocarm (Association pour l'Histoire du bassin houiller Carmaux-Cagnac), et les Gueules Noires d'Inde (LGNI), participaient aux journées du patrimoine, en partenariat avec la mairie de Blaye et le CMPro Bellevue (ex école des mineurs), où les associations avaient installé expositions et matériels.

Expositions magnifiques et riches sur les lampes, dont la lampe de Carmaux, les théodolites, une expo photo retraçant l'aventure des Gueules Noires d'Inde, et dans la cour la fameuse galerie reconstituée par LGNI, avec films vidéos, tout le matériel, et les gueules noires comme guides.Patrick Trouche, historien de la mine, devait multiplier par 4 sa conférence sur la formation des mineurs, succès oblige, pendant que du côté de la lampe haute de 20m qui domine la cour de l'établissement, les files d'attente se sont succédées 2 jours durant, pour une visite exceptionnelle, avant d'admirer le bureau du directeur, resté tel qu'il avait été construit.

Du beau, des souvenirs, de l'Histoire et des histoires de mine et de mineurs, un patrimoine minier inoubliable, mais aussi du bruit avec la démonstration des 2 camions chargeurs ST2B 2500, que les mineurs manœuvraient en étant assis latéralement.

Bruit et feu enfin lorsqu'était déclenché le fameux coup de poussier, tant redouté par les mineurs.Devant ce déluge de feu sortant de la galerie, le public médusé et effaré comprenait combien la danger encouru par les mineurs était à la fois imprévisible et surtout ne leur laissait aucune chance de s'en sortir.

3 journées et un succès énorme, avec 285 scolaires le vendredi, et pas loin de 2000 visiteurs ravis le samedi et le dimanche.

Autre temps fort, avec la remise par le Crédit Agricole d'un chèque de 1300€, en présence du président de la caisse locale Raymond Rouquet, du directeur Benoît Valette, et de Jean-François Kowalik, adjoint à la mairie de Blaye et vice-président de la 3C.

Prochain rendez-vous pour l'ASPICC, l'assemblée générale qui se tiendra samedi 8 octobre à 14h, à la maison de la musique à Cap-Découverte.

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Montceau-les-Mines : Il y a chti et chtit

Publié le par REVEL Stephane

D’où vient le mot « ch’tis », mis en avant il y a quelques années par Dany Boon ? Explications.

Il n’y a pas de doute : il y a « chti » et « chtit » ! Mais encore ? Eh bien, l’actualité cinématographique récente, avec le film Bienvenue chez les Chtis, avait mis au goût du jour le parler picard, sa syntaxe, son vocabulaire, et son accent. On s’était alors demandé, dans le Bassin minier de Montceau-les-Mines, s’il n’y avait pas la possibilité d’une deuxième version, Bienvenue chez les Chtits : tout, la frustration et la fierté montcellienne, tenait dans ce – t final, qui fait la différence !

Mais, finalement, ces « Chtis », pourquoi ? Durant la Première Guerre mondiale, de 1916 à 1919, de nombreux mineurs originaires des régions du Nord envahies par l’ennemi ont travaillé à la mine du bassin de Blanzy ; près de 3000, notamment, durant la période de 1917-1919. Fut-ce en ce temps-là que naquit le mot « Che-ti-mi », vite orthographié « Ch’timi », puis « Chtimi », et enfin « Chti » ?

De surcroît, le souvenir d’une lectrice du Journal de Saône-et-Loire, lectrice attentive du billet de Blaise et de l’Echo du Choûtot, a écrit un jour au journal qu’elle se souvenait de la présence, pendant la guerre de 1914-1918, d’un baraquement de Poilus établi sur un terrain qui deviendra le Jardin du Chtit Bois. Est-ce la rencontre de ces Poilus et de ces mineurs nordiques qui a permis au mot « Chtimi » de se forger lors de leurs rencontres, puis, une fois le régiment reparti, de s’exporter dans l’armée combattante, et de là dans tout l’Hexagone ?

Montceau à l’origine des « Chtis » nordiques ?

Car on sait, grâce à une enquête du grand linguiste Albert Dauzat ( L’Argot en guerre, 1918 ; réédité chez Armand Colin en 2007) conduite auprès des officiers et des soldats pendant la Grande Guerre, que le mot « Chetimi » est apparu durant cette époque, alors qu’auparavant, il était totalement inconnu.

Un récit vient corroborer le soupçon que Montceau est à l’origine de ces « Chtis » nordiques. Ce récit est rapporté par un amateur de l’Académie d’Arras, Marius Lauteur, dans son Lexique du parler populaire et ouvrier des régions minières d’Artois (1951). C’est un Poilu qui parle : « En 1916, en descendant à la gare de Montceau-les-Mines, un monsieur s’écrie en me voyant : « — Voilà encore un « Ch’timi » ! un gars du 33 e ! » Je n’ai pu m’empêcher de lui demander en souriant ce que je savais déjà : « — Pourquoi nous appelez-vous de cette façon ? » Il me répondit : « — N’êtes-vous pas toujours avec vos « ti » et « mi » pour dire « toi » et « moi » ? » Et, en m’obligeant d’aller boire un verre de bienvenue avec lui, au café d’en face, il m’affirma que les habitants de Montceau aimaient beaucoup les gens du Nord et que le surnom de « ch’timi » nous avait été donné par eux. » (p. 74)

Si le soldat a bien rapporté ce qu’il a vécu à Montceau-les-Mines, il appartenait à un régiment de Poilus, le 33 e RI, stationné sur l’emplacement du jardin du Chtit Bois. Notre Bassin minier a ainsi créé le mot — il s’agit d’un « mot valise » : « che » (= ce) + « ti » (= toi) + « mi » (= moi) – et le concept de « Gens du Nord » sous l’appellation de « Ch’timi » finalement abrégée en « Chti » ! Comment ce mot a-t-il pu faire le tour de l’Hexagone ? Il y a été aidé par le succès, dès 1919, du roman de Roland Dorgelès, paru cette année-là et qui reçut alors le prix Fémina, Les Croix de Bois : ce roman fit connaître le mot dans le grand public avec son personnage de Broucke, « le gars de ch’Nord, le ch’timi aux yeux d’enfants »…

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Gaz de mine : une future ressource pour la Wallonie ?

Publié le par REVEL Stephane

Le grisou, encore présent en grandes quantités dans les anciennes mines de charbon, intéresse de plus en plus les producteurs d’énergie. Aux Etats-Unis, mais aussi en France, il est déjà exploité à l’échelle industrielle et pourrait aussi l’être un jour en Wallonie. Mieux encore: l’exploitation du gaz de mine peut se combiner à la séquestration de CO2 dans le sous-sol.

Le grisou n’est rien d’autre que du méthane, emprisonné de manière diffuse dans le charbon, dont il partage les origines. Tous deux sont le produit de la décomposition de matières organiques, il y a plusieurs millions d’années. Redouté des mineurs, toujours placés sous la menace du «coup de grisou», le gaz de mine apparaît aujourd’hui comme une nouvelle ressource prometteuse. Avec le gaz de schiste, que l’on trouve piégé dans certaines roches, le gaz de mine fait partie des gaz «non conventionnels», qui intéressent beaucoup les producteurs d’énergie.

Jusque dans un passé récent, leur coût d’extraction décourageait l’exploitation mais, depuis quelques années, la hausse des prix de l’énergie améliore les perspectives de rentabilité. Les réserves mondiales sont difficiles à évaluer, mais à coup sûr très importantes: peut-être entre 60 et 250% des réserves de gaz conventionnel, selon Petroleum Economist. Aux Etats-Unis, la production de gaz non conventionnels a atteint 142 milliards de m3 en 2009 (dont 54 milliards de m3 pour le gaz de mine), soit environ 22% de la consommation américaine de gaz naturel.

Potentiel wallon

Comme d’autres régions minières, la Wallonie offre de réelles perspectives d’exploitation du grisou, principalement dans le Hainaut, qui présente un terrain favorable. Différentes études convergent pour évaluer ces réserves entre 40 et 80 millions de m3 récupérables par km2, voire plus, en fonction des incertitudes géologiques et techniques. Des chiffres qui peuvent paraître impressionnants, mais qu’il convient de relativiser, en les comparant à la consommation belge de gaz naturel: 18 milliards de m3 par an.

Dans le bassin du Nord-Pas-de- Calais tout proche, le grisou est exploité de manière industrielle depuis les années 1980 par la société Gazonor, qui extrait environ 80 millions de m3 de gaz par an sur trois sites. Début 2008, Gazonor a été rachetée par le groupe European Gas Limited (EGL) avec le soutien de Transcor, filiale de la Compagnie Nationale à Portefeuille (CNP) d’Albert Frère. Ensemble, les mêmes partenaires ont monté une joint-venture qui s’est portée candidate pour deux permis d’exploitation en Hainaut, couvrant environ 500 km2. Au total, les réserves pourraient se chiffrer en dizaines de milliards de m3.

De là à l’exploitation industrielle, il y a encore de la marge et beaucoup d’incertitudes. Dans quelle mesure les réserves seront-elles accessibles, en fonction de quelles techniques et à quel coût? L’exploitation sera-t-elle rentable à long terme? Et comment le projet sera-t-il reçu par le public? Les investisseurs espéraient, semble-t-il, bénéficier de «certificats verts» pour le grisou hennuyer. La CWaPE (Commission wallonne pour l’énergie) a toutefois estimé que le gaz de mine ne pouvait être considéré comme une énergie verte: c’est une ressource fossile, disponible en quantités finies.

Extraire du méthane pour stocker du CO2


Et cependant, selon certains experts, le gaz de mine offre de véritables atouts écologiques. D’une part, la combustion du méthane rejette moins de CO2 que celle du pétrole ou du charbon — mais cet avantage est fonction de la méthode d’extraction, plus ou moins énergivore, voire polluante (lire l’encadré). D’autre part, la récupération du méthane pourrait se combiner avec l’injection et la séquestration de CO2 dans le sous-sol. En quelque sorte, il s’agit de remplacer un gaz par un autre. Cela se pratique déjà dans certaines exploitations gazières ou pétrolières: le CO2 y est utilisé comme gaz propulseur pour faire remonter les hydrocarbures. Ainsi, plus de 10 millions de tonnes de CO2 ont déjà été enfouies dans le champ de gaz du Sleipner, au large de la Norvège. Coup double: l’exploitation de l’énergie va de pair avec une limitation de l’empreinte carbone. Le potentiel de séquestration est actuellement étudié par un projet belgo-néerlandais, le PSS-CCS, auquel participe Jean-Marc Baele, ingénieur civil en mines-géologie de l’université de Mons. Ce groupe évalue les capacités de stockage dans le Hainaut à 500 millions de tonnes de CO2 (et autant dans le bassin de la Campine).

«C’est une piste à explorer, estime Jean-Marc Baele. Ce n’est certainement pas suffisant pour absorber toutes nos émissions industrielles, mais cela pourrait être un élément important pour limiter les excédents, qui risquent de coûter très cher à nos industries. Je suis conscient que ce n’est pas une solution durable — cela revient à cacher la poussière sous le tapis — mais ce pourrait être une bonne solution de transition, en attendant que les énergies vertes soient davantage développées.» Il plaide pour la poursuite des recherches: «Nous avons besoin de données objectives, or nous n’avons pas de vision claire des ressources de notre sous-sol. Contrairement à d’autres pays européens, nous n’avons toujours pas réalisé d’essai pilote sur le terrain.» Cependant, la Région Wallonne semble se diriger vers une interdiction du stockage industriel de CO2, qui ne semble pas non plus entrer dans les projets de Transcor et EGL.

EMMANUEL ROBERT

mercredi 28 septembre 2011 à 18h25 Trends.BE

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Carcassonne Lastours : la mine antique livre ses secrets

Publié le par REVEL Stephane

Déjà célèbre grâce à ses châteaux cathares, le village de Lastours sera-t-il bientôt connu pour sa mine antique de cuivre ? C'est ce que laissent entrevoir les fouilles menées depuis 2009 sur le site des Barrencs, aux portes de la commune, par une équipe toulousaine du CNRS. La seule partie qu'ils ont explorée a révélé un réseau vertical de 120 mètres de haut et 300 mètres de galeries. Le tout, antérieur à l'époque romaine.

"Il s'agit d'une mine de très grande taille, très bien organisée. Il n'existe pas de site semblable dans la région", observe Jean-Marc Fabre, l'un des spéléo-archéologues engagés sur ce chantier. Dernièrement, l'analyse au carbone 14 de cha.

rbons de bois découverts dans la mine, a permis d'établir que le site était exploité avant la fin du IIe siècle, donc avant même l'arrivée des Romains.

"Cette découverte sur la chronologie du site est une des surprises de la campagne de fouilles qui se termine", poursuit le scientifique, confiant et enthousiaste dans la suite des recherches, dans cet environnement pourtant difficile de calcaires et de schistes. Pas moins d'une heure de progression est nécessaire pour rallier le chantier, depuis l'entrée de la mine. "A ce jour, nous avons prospecté sur 10 à 15 % du site seulement. Il y a encore plusieurs années de travail".

Vers un musée ?

Un travail archéologique qui appelle des investigations historiques. A quoi était destinée la très grande quantité de cuivre extraite aux Barrencs ? Un habitat s'était-il développé autour ? Ces questions restent à élucider.

Depuis trois ans, la mission est subventionnée par la Direction régionale des affaires culturelles (Drac), la Région et la mairie de Lastours. Celle-ci a déjà fait partager le résultat des fouilles à la population en organisant une conférence. Le maire, Max Brail pense déjà à "un retour économique pour la commune", par exemple grâce à la création d'un musée. La municipalité a déjà acquis le terrain où se situe l'entrée du site, sur la route de Fournes-Cabardès.

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Découverte majeure à la mine de Lastours

Publié le par REVEL Stephane

C'est une découverte majeure autant que surprenante que vient de faire l'équipe « Traces » constituée de scientifiques du CNRS et de l'université de Toulouse le Mirail. La mine antique de cuivre des Barrencs, à Lastours, qu'ils fouillent depuis 2009, ne daterait pas des Romains mais serait antérieure. La datation au carbone 14 des charbons de bois recueillis et analysés dans le filon dit du Mourral de la Grave, à l'ouest du site exploré, est formelle : elle atteste d'une activité minière remontant à avant l'arrivée des Romains dans la région, c'est-à-dire antérieure à la fin du IIe

siècle avant notre ère.

Et c'est une véritable surprise car, explique Jean-Marc Fabre, l'un des scientifiques, tout, jusqu'ici, laissait à penser que l'exploitation datait des Romains : « Les abords des fosses sont jonchés de débris d'amphores, de fragments de lampe à huile, céramiques fabriquées dans le sud de l'Italie au IIe siècle avant J.-C. Par ailleurs, le gigantisme de la mine, l'organisation de l'exploitation, la gestion des déblais, l'évacuation du minerai à l'extérieur, tout cela porte la signature d'une mine romaine. » Et quoi qu'il en soit démontre que le gisement des Barrencs « s'impose comme un site minier de premier plan dans le paysage minier du sud de la Gaule ».

Gaulois ou pas Gaulois ?

Cette découverte chronologique inédite revêt d'évidents intérêts scientifique et technique - de l'abattage au feu qui consistait à allumer un feu au pied de la paroi pour rendre la roche friable aux outils en fer tels que pic à deux têtes ou pointerolle mis au jour - historique, mais aussi, à plus long terme, économique, voire touristique. Ainsi, souligne Max Brail, le maire de Lastours, l'idée d'un musée des mines et de la métallurgie (1) n'en apparaît que plus justifiée. En tout cas, à défaut de pouvoir ouvrir au public la visite de la mine antique en raison de la dangerosité du site, la volonté de « restituer les découvertes » est manifeste.

Au reste, la datation antérieure aux Romains pourrait ne constituer que le début d'un filon de découvertes. L'équipe Traces prospecte le Mourral de la Grave, une portion de 300 mètres sur 150 mètres de hauteur. C'est-à-dire très peu, sur les 2,5 km de galeries topogaphiées.

L'année prochaine, la dernière phase de campagne de fouilles (chacune dure un mois par an) pourrait également déboucher sur une exploration du plateau recouvrant la mine antique. Les traces d'habitats permettront peut-être et par exemple de savoir si la mine a été exploitée par les Gaulois ou une autre peuplade.

(1) Un projet tué par le conseil général en 2005, après 7 ans de travail, en raison de la position hostile de la commune de Lastours à l'installation d'un centre d'enfouissement des déchets à Lassac.

La datation au carbone 14 de fragments de charbon de bois fait apparaître que la mine antique de cuivre des Barrencs, à Lastours, était exploitée avant l'arrivée des Romains dans la région. Une véritable surprise.

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Sous la friche PO, une poudrière des Houillères exhumée par un bulldozer

Publié le par REVEL Stephane

ON EN PARLERACHANTIER DE LA FRICHE PO1/2 |

Ça n'est pas un village de potiers gaulois mais la découverte d'une poudrière des Houillères sous Plastic Omnium est un événement qui méritait une petite visite. Les pelleteuses, sur le chantier de l'écoquartier, ont exhumé l'entrée d'un sous-terrain. Des escaliers qui mènent au coeur d'une poudrière où les boutefeux fabriquaient la dynamite utile aux mineurs.

 

PAR MATTHIEU BOTTE

 

bruay@info-artois.fr

Serge Gouillart a débuté sa carrière de mineur à la Fosse 4 en 1959. Plus de cinquante ans plus tard, il a redécouvert avec émotion sur son ancien lieu de travail, un vestige qui a échappé à la démolition dans les années 80 quand Plastic Omnium a pris ses quartiers.

Dix mètres sous terre

À deux pas de la rue Leroy, on peut descendre à dix mètres sous terre dans un lieu chargé d'histoire, dans un état de conservation exceptionnel.

Sous ces voûtes, transitait chaque jour la dynamite que le boutefeu et ses collègues fabriquaient et préservaient des flammes et des étincelles mais aussi des envieux : « On savait exactement ce qui sortait de cette poudrière, tout était numéroté. Pour en voler, il fallait y aller.

 » Alain Wacheux est attentif aux explications de son élu aux travaux. Le maire a grandi à deux pas de la Fosse 4 : « Je suis tout de même de ceux qui ont vécu Bruay au rythme de la mine. » Il a aussi perdu un cousin, boutefeu justement. « On a ici redécouvert un lieu à part. Avec un guide comme Serge qui avait les yeux allumés en redescendant, c'est passionnant et émouvant. » L'ancien mineur explique comment était stockée et répertoriée la dynamite, à quoi servaient tous ces culs de sac dans cette cave aux murs de béton... Il s'émerveille de voir comme les lieux sont encore sains. « Ça prouve que ça a été bien pensé à l'époque. Il y a même un air renouvelé en permanence, » Même l'éclairage est encore intact. Il ne manque que l'électricité. « L'interrupteur était à l'extérieur.

 » Il n'en reste rien bien sûr.

Mais que faire d'un tel site ? L'ensevelir à nouveau, l'ouvrir au public ? Alain Wacheux et l'architecte ont déjà leur idée sur la question. Évidemment, « on ne pouvait faire table rase du passé » selon l'expression de Serge Gouillart. « On ne peut pas non plus laisser ce lieu ouvert au public pour des raisons évidentes de sécurité », précise le maire. L'entrée de ces sous-terrains va donc être intégrée au projet urbain avec pourquoi pas une vitrine et des accès au public temporaires lors des Journées du patrimoine par exemple. Et pour guider les visiteurs, il ne faudra pas chercher bien loin pour trouver un volontaire. •

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