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La fin des mineurs en France

Publié le par REVEL Stephane

Le dernier mineur de France va remonter du puits en 2004

Vendredi, en fermant la mine de la Houve, la France fera une croix sur son charbon. Une croix de Lorraine.

On y est, tout est presque poussière, souvenirs, crassier. Tout est classé. Vendredi, en fin de journée, la dernière tonne de charbon extraite du sol français sera remontée du puits de la Houve. Elle aura paradé sa noirceur sur le tapis roulant de Porcelette devant 2 500 invités. Suivie par l’ultime équipe de jour portant à bout de bras la statue de Sainte-Barbe qui nichait dans son alcôve à 500 mètres sous terre. Et voilà. Terminus, tout le monde remonte.Ainsi s’achèvera une longue aventure industrielle qui aura duré trois siècles ou peu s’en faut. Le Nord – Pas de Calais avait ouvert les veines de la terre au temps de Germinal. La Lorraine, terminal de cette saga, referme la dernière faille.

Depuis l’automne dernier et les derniers jours de Merlebach, les Houillères de Lorraine préparaient l’ultime jour de l’ultime puits. La Houve a eu le redoutable honneur de clore une histoire souterraine qui s’achève à Creutzwald, pays de Moselle, terre de Lorraine : « Toutes les industries savent qu’elles sont mortelles. Nous, nous savions la date », commentent, dignement, les hommes des entrailles.

Car tout le monde était prévenu là-bas. Tout le monde savait, depuis dix ans, que le Plan charbonnier, signé en 1994 avait programmé la fin du charbon français. Trop cher, trop difficile à extraire, trop dangereux, trop profond. De plein gré, les mineurs ont signé l’arrêt de mort de leur métier. Dans les vallées de Moselle, aujourd’hui, on trouve des retraités de 42 ans qui doivent se réinventer une seconde vie.

« Ça fait quoi ? Un vide, un grand vide à combler », lâchent ces hommes qui ont tapé dedans jusqu’au dernier jour avec, en tête, l’idée que « depuis des générations, on a tous tété la même mère qui n’a plus de lait à nous offrir aujourd’hui ». Là-bas, la cokerie qui emploie encore 600 personnes vient d’être cédée à un groupe allemand. Les Houillères vendent tout ce qui peut l’être : les logements, 300 km de voies ferrées, les chevalets. Mais pas les souvenirs : un musée va ouvrir au bord de la frontière allemande et tout le monde est d’accord là-dessus : « On prendra le temps et on se donnera les moyens de faire notre deuil. »

Le week-end prochain, après l’intense moment de la dernière remontée et un spectacle donné par les mineurs eux-mêmes vendredi soir, le puits de la Houve ouvrira ses grilles aux gens du pays. On viendra en famille, le dimanche, déambuler là où des anciens ou des pères ont travaillé dur et dignement. On viendra respirer cette odeur du travail qui traîne encore dans les couloirs et la salle des pendus où ne s’accrocheront plus les bleus.

Vendredi, la dernière douche réunira le dernier carré des costauds du fond. Ils feront comme ils font à chaque fois : ils chanteront des chants qui viennent du fond des âges. Ils se frotteront mutuellement le dos car les mineurs, en surface, comme au fond, ont porté un monde où la solidarité épaule, où la camaraderie était la loi. Où chacun faisait en sorte que tout le monde remonte vivant.

Puis, à 900 mètres sous la terre, les nappes de Lorraine vont envahir doucement les boyaux. A raison de 20 m3 par mois, la Houve va se remplir en deux ans. En 2006, et pour la fin des temps, un lac souterrain se sera formé dans les galeries du courage…

François SIMON Ouest France

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Aubagne-Aix : des secousses sismiques dans le bassin minier

Publié le par REVEL Stephane

Publié le dimanche 28 mars 2010 à 16H24 La Provence

 

Les vibrations de ces derniers jours seraient dues à la montée des eaux dans les galeries.

 

Il est un peu plus de minuit. Isabelle et son mari sont couchés, quand soudain ils entendent un bruit sourd. "Nous avons senti, en même temps, le lit bouger. On s'est très vite levés, on a ouvert les portes pour pouvoir sortir rapidement". Prudent, le couple reste éveillé encore une heure "en cas de nouvelle secousse". "C'est vrai qu'on a eu un peu peur, car ça ne ressemblait pas aux secousses causées par la mine"."On a senti un bruit sourd qui venait du sol, ajoute Christine. Encore secoués par la catastrophe d'Haïti, on est sorti rapidement sur la terrasse". Le lendemain, on ne parlait plus que de "l'incident" dans les rues de Saint-Savourin.

D'autres secousses ont suivi depuis dix jours, de faible magnitude, "entre 0 et 1 sur l'échelle de Richter", précise Karim Ben Slimane, directeur adjoint du département de prévention et sécurité minière au sein du Bureau de recherches géologique minières (BRGM). Ce département, depuis que Charbonnage de France a renoncé à sa concession, a été missionné par l'État pour surveiller le secteur de Saint-Savournin, Cadolive, Peypin, Mimet et Fuveau : "Le principal risque est l'affaissement", précise le scientifique. Sur chacun de ces points, des capteurs sismiques sur trois niveaux (deux en profondeur, un en surface) ont été installés, pour une surveillance effective tous les jours 24h/24.

Les secousses ressenties par les habitants du secteur de Saint-Savournin à Mimet "ne présentent aucun risque, insiste Karim Ben Slimane, et n'ont généré aucun dommage, seulement des désagréments". Au temps de l'exploitation de la mine, les secousses pouvaient être de 2 ou 3 sur l'échelle de Richter. "Nos capteurs ont enregistré ces secousses depuis plusieurs semaines, il s'avère que leur origine n'est pas liée au secteur sous surveillance, mais vient d'une zone plus au nord à 2 ou 3 kilomètres. Là aussi aucun risque d'affaissement n'est à craindre".

Pompage

Les scientifiques vérifient actuellement l'hypothèse selon laquelle ces secousses sont provoquées par la montée des eaux dans les anciennes galeries minières. "Avec l'arrêt de l'exploitation, l'eau a cessé d'être pompée. Elle retrouve désormais sa place naturelle et envahit les galeries. La raison des secousses tient surtout au sous-sol de ce secteur. Au-dessus de la couche de charbon se trouve une bande de calcaire qui, avec la présence de l'eau, libère une énergie, faisant bouger les blocs. Cela cessera lorsque le niveau de l'eau sera stabilisé", explique Karim Ben Slimane. Une eau venant des nappes phréatiques, dont les épisodes pluvieux de cet hiver ont peut-être accéléré la montée. "C'était juste une question de temps, sans ces pluies on aurait connu le même phénomène dans quelques mois", assure encore l'expert.

Pour que cette eau conserve un niveau constant, elle devra être pompée depuis le Puit Gérard à Mimet, puis évacuée dans la Méditerranée (dans les bassins de la Joliette à Marseille) par la fameuse galerie de la mer, construite au XIXe siècle et qui, pendant des décennies, a permis de maintenir la mine au sec. La pompe est en cours d'installation, et devrait fonctionner à la fin de l'année. Les faibles secousses devraient de toute évidence persister toute l'année 2010. Pas de quoi affoler les habitants du secteur, surtout pas Marcel, 86 ans et ancien mineur: " Ici on a l'habitude, on sait que le dessous est creux, c'est comme ça dans tout le bassin minier, de temps en temps ça craque !"

Monique REYNIER et Marjorie MOLY

 

Le maire de mimet a demandé au préfet de "le tenir informé"

La fin soudaine de l'exploitation de la mine dans le bassin gardannais, en janvier 2003, s'était traduite par un arrêt du pompage de l'eau de ruissellement dans les milliers de kilomètres de galeries souterraines. Cet "ennoyage" -c'est le terme technique- laisse donc l'eau progressivement reprendre ses droits dans le sous-sol du bassin minier.

Si cet envahissement naturel est moins rapide qu'envisagé lors des simulations de 2003, il progresse constamment et on estime aujourd'hui que l'eau se trouve à -500 mètres (la "surverse" de la galerie de la mer est environ 300 mètres plus haut). Et après avoir englouti les galeries les plus profondes, le niveau grimpe vers les plus anciennes c'est-à-dire les plus proches de la surface. Celles-là mêmes qui étaient soutenues par des étais en bois. Et c'est précisément ce bois qui pourrit, à cause de son immersion et qui cause des effondrements de galeries. Ces "foudroyages", fréquents et bien connus des mineurs, ont provoqué d'importants affaissements, notamment dans le Nord, où des maisons se sont effondrées. Pas de tel risque, a priori, dans le bassin gardannais qui n'a pas la même structure.

Principe de précaution

Mais les brèves secousses de ces derniers jours n'en sont pas moins réelles. Notamment à Mimet où c'est le maire, Georges Cristiani, qui a écrit le 17 mars au préfet pour l'informer de "secousses à caractère sismique fréquemment ressenties" et lui demander de le "tenir informé afin d'en informer ses administrés". De son piton rocheux dominant le bassin minier, la commune est en effet aux premières loges et se sent particulièrement concernée.

Pour le maire, pas question évidemment de "céder à un quelconque affolement" car il ne s'agit-là que de phénomènes bien connus, parfaitement intégrés à la culture minière. Mais pas question non plus de baisser le niveau de vigilance. En 2003, dès l'arrêt de l'exploitation du charbon, le conseil municipal de Mimet avait émis un "avis favorable l'arrêt définitif des exploitations minières de HBCM". Mais les élus mimétains, au nom du "principe de précaution", avaient également émis des réserves, demandant au préfet une vigilance particulière: "Les conséquences de l'arrêt des travaux miniers, particulièrement sur l'instabilité des sols et les risques éventuels qui peuvent en résulter, notamment pour la stabilité des édifices publics et privés, devraient être communiqués à la commune par l'établissement d'une cartographie comprenant des zonages précis", stipulait la délibération.

Nicolas REY

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La coupellation

Publié le par REVEL Stephane

La Coupellation est un type d'épreuve pour tester les métaux précieux (orfèvrerie ou monnayage ; contexte historique : République de Venise).

Vers la fin du XIIIe siècle se diffuse une technique élaborée, en provenance de France, la coupellation ou coupelle (à Venise : il sazzo, parfois nommé "essai par le feu" : sazzo per via di foco).

Elle est en fait connue depuis des lustres, Theophilus Presbyter (pseudonyme d’un moine de l’abbaye bénédictine de Helmarhausen) décrivant clairement la coupellation de l’argent dès 1110-1140, dans un traité technique rédigé à l’intention des monastères.

En vérité cette méthode semble avoir été pratiquée en Chine plusieurs siècles avant notre ère. Elle aurait été introduite dans le bassin méditerranéen par les Phéniciens et serait attestée dans la Grèce antique, par exemple dans les mines argentifères du Laurion.

Il s'agit cette fois d'une véritable opération de métallurgie, destinée à isoler par oxydation les divers métaux d'un alliage en fusion.

Elle se fonde sur une caractéristique commune de l'or et de l'argent, celle de ne pas s'oxyder aux températures élevées, alors que le cuivre présent dans un alliage s'oxyde complètement. L'opérateur utilise un creuset en phosphate de chaux nommé coupelle, fait de cendres d'os d’animaux.

Il convenait en premier lieu de les calciner jusqu’à obtention de résidus blancs, réduits en une poudre passée au tamis.

Celle-ci, placée dans un linge, était ensuite mise à tremper dans un baquet plein « d’eau de rivière ».

On obtenait ainsi une pâte à laquelle, grâce à un moule ad hoc, on donnait la forme d’une coupelle.

À ce point se déroulait la partie délicate du travail : trop pressée dans le moule, la pâte n’aurait pas été assez poreuse ; insuffisamment pressée, elle aurait laissé passer la totalité du métal testé.

Il était ensuite procédé à la dessiccation des coupelles sur une planche située à proximité d’un feu ; alors seulement, intervenait leur cuisson, dans un four « modérément chauffé ».

Point de recette exacte, par conséquent, seulement des conseils empiriques et un tour de main dont on devait se transmettre le secret de maître à disciple, sinon de père en fils.

Comment l’essayeur utilise-t-il la coupelle ?

Il prélève deux petits échantillons du métal à soumettre à l'expérimentation (il s'agit par conséquent d'un contrôle destructif, impossible sur certaines pièces).

Il les pèse tous deux soigneusement ; il en conserve un comme témoin et place l'autre dans une coupelle qu'il introduit dans son four.

Afin de pouvoir aisément et rapidement traiter des quantités minimes de métal, ce four est de petite dimension, environ 20 x 50 cm, parfois moins.

L'essayeur porte l’échantillon à son point de fusion après avoir ajouté du plomb, dans une quantité qui dépend du poids et de la qualité supposée du métal à tester (il existe pour cela des tables à respecter) ; sous l’effet de la chaleur, ce plomb s’oxyde -on parle de litharge- et il emporte avec lui l'oxyde de cuivre à travers le creuset poreux.

Il ne reste au fond de la coupelle que du métal pur non oxydable ; une fois refroidi, celui-ci est pesé et sa masse comparée à celle du premier échantillon.

À dire vrai, ce que l'opérateur emploie ici à des fins de contrôle, est un authentique procédé d'affinage de l'or et de l'argent.

À quelque écart infinitésimal près (évaporation, déperdition au passage du creuset poreux), le procédé est fiable.

Cependant, un problème d’envergure demeure. Il n'est possible de pratiquer la coupellation que sur l'argenterie ou sur les soudures (or et cuivre).

En effet, si l'argent fait partie de l'alliage d'or se pose le problème de la séparation des deux métaux nobles.

Ils ne s'oxydent ni l'un ni l'autre et finissent au fond du creuset, encore étroitement mêlés.

Or justement, les alliages de bijouterie sont constitués grâce à un apport additionnel de métal dur destiné à compenser la malléabilité de l’or pur, et éventuellement à réduire le coût de la pièce.

À Venise, cet apport est généralement constitué d’un mélange de deux tiers d’argent et d’un tiers de cuivre.

On ne peut donc pas utiliser la coupelle pour tester l'or.

De fait, l’essai n’est pratiqué que pour l’argenterie, et c'est la raison pour laquelle à Venise, les contrôleurs de l'argent seront traditionnellement appelés sazzadori (de sazzo).

Pour que ce problème de séparation soit résolu, il faut attendre 1518 et la découverte de la méthode dite de l'inquartation.

L'alliage demeurant après coupellation est enrichi d'une quantité soigneusement mesurée d'argent, chauffé puis soumis à l’action de l’eau forte jusqu’à dissolution de tout l’argent ; il convient d’enrichir le métal testé, car si la proportion d’or est trop élevée, la solution acide est incapable d’attaquer l’alliage.

Au terme de ces opérations, le métal qui subsiste est de l'or pur.

Cependant l’argent a disparu dans la solution acide ; pour l’heure il est perdu.

Et c’est pourquoi au XIIe siècle, Theophilus Presbyter recommande déjà la séparation des ateliers travaillant l’or et l’argent, afin d’éviter que les deux métaux ne se mêlent accidentellement.

Précaution élémentaire : c’est d’ailleurs ainsi que la Zecca procédera durant toute son histoire.

Dans son traité, l’auteur médiéval consigne en outre une méthode pour raffiner l’or en éliminant l’argent.

Rien d’étonnant à cela ; durant le haut Moyen Âge, les recherches des alchimistes orientaux ont considérablement enrichi les connaissances en matière de métallurgie ; ainsi Jabir Ibn Hayyan qui œuvre à la cour du calife Haroun al Rashid découvre, dès le VIIIe siècle, un procédé pour fabriquer commodément l’acide nitrique indispensable aux essais.

On ne parviendra que plus tard à récupérer les deux métaux.

De fait, à la fin du XVIIIe, dans la comptabilité de la Zecca relative aux opérations de fabrication du sequin (monnaie d’or) apparaît une ligne intitulée : argent trouvé dans les fusions.

Quant à l'argent perdu lors des essais, il est récupéré en immergeant dans la solution acide des plaques de cuivre, sur lesquelles l’argent précipité vient se déposer.

Par immersions répétées et lavages successifs, on obtient une poussière qui, traitée au salpêtre et au borate de soude, fondue en creuset, donne de l’argent presque pur.

 

Article extrait de Wikipedia

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Le ressuage

Publié le par REVEL Stephane

Le ressuage, c’est ainsi qu’on nomme l’opération par laquelle le cuivre doit passer pour achever de se dégager du plomb qui peut être resté avec lui au sortir du fourneau de liquation. Après que le plomb chargé d’argent s’est séparé par la liquation du cuivre, les gâteaux ou pains de liquation se sont affaissés, ils sont devenus entièrement poreux et spongieux, il y reste encore une portion de plomb qu’il est nécessaire d’achever d’en séparer, avant que de raffiner le cuivre.

On se sert pour cela d’un fourneau construit de la manière suivante.

On commence à former des évents en croix pour dégager l’humidité ; le sol du fourneau doit aller en pente par-devant, et être garni de carreaux ou de briques ; on forme plusieurs rues ou voies par des murs parallèles placés près les uns des autres, traversés par des barres de fer, de fonte, destinées à soutenir les pièces de liquation qui doivent ressuer.

Ces murs sont recouverts par une voûte, ce qui fait un fourneau de réverbère dont le devant se ferme avec une porte de tôle que l’on enduit intérieurement de terre grasse.

On place de champ sur ces murs et ces barres les pièces ou les pains de liquation ; on les chauffe jusqu’à ce que le cuivre rougisse obscurément sans se fondre ; par cette opération qui dure vingt-quatre heures, le cuivre achève de se dégager du plomb et de l’argent avec qui il était encore joint.

On appelle épines de ressuage, les scories qui se forment du cuivre dans cette opération : en se servant de bois pour faire la liquation, et en la faisant dans un fourneau de réverbère, on se dispensera de faire passer le cuivre par l’opération du ressuage.

Au sortir du ressuage le cuivre est porté au fourneau de raffinage.

Le ressage servait aussi pour extraire l'argent des creusets.

Quand un creuset de fer n’est plus en état de servir, on le met le fond en haut, sur les barreaux d’un fourneau à vent ; et on fait grand feu, afin de faire fondre l’argent qui est attaché au creuset ; ce que l’on appelle faire ressuer le creuset.

Après quoi on le retire tout rouge du feu, et on l’exfolie à coup de marteau ; c’est-à-dire, que l’on en fait tomber la superficie, en feuilles que l’on pile ensuite, pour en faire les lavûres, afin d’en retirer jusqu’aux moindres parties d’argent.

Quand on veut séparer les métaux des culots, ce que l’on appelle faire ressuer les culots, on fait un feu de charbon pour bien recuire la casse, on fait une grille au-dessous du ressuage : cette grille n’est pas de fer, parce que l’ardeur du feu ferait que le cuivre du culot s’y attacherait.

On met les culots sur cette grille : on fait un feu clair dessous, qui fait allumer le charbon qui est lardé entre les pavés dont le ressuage est composé, et on modère le feu clair autant que l’on peut ; car bien que le cuivre soit plus difficile à fondre que l’argent et le plomb, il pourrait être aussi fondu ; et ainsi ces trois métaux que l’on veut séparer, se trouveraient mêlés dans la casse.

Quand les culots sont bien échauffés, le plomb et l’argent fondent presque en même temps, et coulent dans la casse.

Mais comme le cuivre est plus difficile à fondre, il reste sur la grille, et on voit les restes des culots percés comme des éponges aux endroits dont le plomb et l’argent ont été détachés par l’action du feu.

On retire après cela les restes des lingots, on les fait fondre, et on les met en lingots.

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La liquation

Publié le par REVEL Stephane

La liquation est un processus métallurgique de séparation des métaux.

On s'en est servi notamment pour l'extraction de l'argent de cuivre.

L'argent étant un produit très demandé, le cuivre par exemple au moment de l'adoption de l'artillerie de bronze.

La découverte d'un nouveau procédé métallurgique, sûrement en Allemagne, rend possible l'extraction de petites quantités d'argent contenu dans les minerais de cuivre.

Les données archéologiques sur ce processus existent mais sont très rares.

D'autre part, on peut trouver des livres célèbres rendant capables de la compréhension de ce nouveau processus appelé "saigerprozess" ou liquation (Biringuccio, 1540; Agricola, 1556).

Le cuivre est chauffé dans un four ou une coupelle avec une plus grande quantité de fils  d'argent.

Lors du chauffage l'argent émigre dans le fil.

Le fil est ensuite laissé à refroidir puis martelé.

Le chauffage de la masse de cuivre au rouge entraine la migration de l'argent qui a un température de fusion plus basse et à l'apparition d'argent liquide qui coule laissant derriere elle une masse poreuse de cuivre.

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La liquation

Publié le par REVEL Stephane

La liquation est un processus métallurgique de séparation des métaux.

On s'en est servi notamment pour l'extraction de l'argent de cuivre.

L'argent étant un produit très demandé, le cuivre par exemple au moment de l'adoption de l'artillerie de bronze.

La découverte d'un nouveau procédé métallurgique, sûrement en Allemagne, rend possible l'extraction de petites quantités d'argent contenu dans les minerais de cuivre.

Les données archéologiques sur ce processus existent mais sont très rares.

D'autre part, on peut trouver des livres célèbres rendant capables de la compréhension de ce nouveau processus appelé "saigerprozess" ou liquation (Biringuccio, 1540; Agricola, 1556).

Le cuivre est chauffé dans un four ou une coupelle avec une plus grande quantité de fils  d'argent.

Lors du chauffage l'argent émigre dans le fil.

Le fil est ensuite laissé à refroidir puis martelé.

Le chauffage de la masse de cuivre au rouge entraine la migration de l'argent qui a un température de fusion plus basse et à l'apparition d'argent liquide qui coule laissant derriere elle une masse poreuse de cuivre.

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Recherche de galeries au Perailler et à La Baume

Publié le par REVEL Stephane

Nous venons d'avoir une information concernant le barrage de Monteynard , celui-ci étant en basse eaux en ce moment cote -45 mètres par rapport à la cote théorique.

Ce qui fait que l'ancien lit du Drac est parfaitement visible cela nous amène à envisager une prospection du coté du Perailler afin de voir si on peut voir des restes des installations de pompage alimentant les thermes du chateau de La Motte les Bains.

De plus on va aller chercher du coté de la Baume pour voir là aussi si on peut voir la galerie qui normalement est inondé en effet il y a une exhaure qui sort sous la cote theorique du barrage.

Nous avons des recherches à mener diligemment avant que les eaux ne remontent.

Nous vous tiendrons au courant des évolutions et de nos éventuelles découvertes.

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Ales. MÉMOIRE Au temps de la mine, à Vialas

Publié le par REVEL Stephane

MÉMOIRE Au temps de la mine, à Vialas L'association Le filon des anciens , la municipalité de Vialas et la Parc national des Cévennes lancent une étude de faisabilité d'un sentier d'interprétation sur le site minier de la Planche.
Afin de stopper la dégradation du site et de valoriser un des éléments majeurs de l'histoire de Vialas et des Cévennes, une étude de six mois est confiée à Cécile Coustès, étudiante de l'université Paul Valéry, en deuxième année de master valorisation et médiation des patrimoines.
Pour proposer un travail le plus complet possible, l'association, lance un appel à témoin pour mener à bien cette étude.
Toute personne disposant d'informations ou de documents relatifs à la mine de la Planche, compoix, documents, plans, récits, souvenirs d'enfance, parents
ayant travaillé à la mine, etc., peut donc contacter Cécile Coustès au 04 66 41 05 95 ou au 06 66 09 53 85.

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Recherche de carrieres souterraines au Sappey

Publié le par REVEL Stephane

Nous voici parti ce jour pour tenter une premiere recherche d'une ancienne carrière souterraine du coté du Sappey en Chartreuse, pour des raisons de sécurité nous ne situerons pas exactement l'endroit de nos recherches

Car d'après nos informations cette carrière est encore ouverte.

Donc nous partons en voiture pour profiter de la chaleur printanière mais une fois passé le col de Vence là tout change.

Route avec de belles plaques de verglas plaques de neige encore abondante dans les champs enfin nous voici de retour dans l'hiver.

Nous ne décourageons pas pour autant notre but étant de faire un premier repérage de l'endroit uniquement.

Donc une fois arrivé nous nous garons puis nous partons mais bien vite la présence de la neige rendra impossible toute recherche en effet nous n'avions pas prévu notre équipement nous pensions que la neige avait entièrement fondu.

Pas grave celà n'est que parti remise pour la prochaine fois.

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2012 : cinquantenaire de la fermeture de la mine - Flamanville

Publié le par REVEL Stephane

Trois questions à...

Lucien Bonamy, président d'Histoire et patrimoine des mines et carrières. Dans deux ans, les anciens mineurs commémoreront le cinquantenaire de la fermeture de la mine de Diélette.

Quel est le but d'une telle association et qui sont les adhérents ?

Le but de l'association est de se retrouver dans diverses animations organisées tout au long de l'année par les anciens mineurs ou leur famille, et de garder la mémoire des anciens de la mine. Les membres d'Histoire et patrimoine des mines et carrières sont d'abord les anciens mineurs et tous ceux qui ont gravité autour de cette entreprise, mais aussi leurs familles, conjoints et descendants. Nous enregistrons pour l'année 2009, 235 adhésions.

Par quels moyens transmettez vous le souvenir et l'histoire de la mine ?

Le musée de la mine situé au Rafiot est ouvert tous les jours, de juillet et août. La municipalité de Flamanville rémunère deux étudiants qui assurent la visite du musée du lundi au samedi ; les dimanches et jours fériés sont assurés par des bénévoles de l'association. L'ancienne cantine de la mine a été rénovée par EDF qui en a fait une maison à vocation sociale. Le premier et le deuxième dimanche de décembre, nous fêtons la Sainte-barbe, patronne des mineurs à Flamanville et à May-sur-Orne où une mine était également exploitée par la même compagnie. Comme subside, en plus des adhésions, nous avons reçu de la municipalité de Flamanville une subvention de 3 000 € qui sera renouvelée en 2010. De plus, le Crédit agricole octroie pour cette année une subvention de 1 600 €.

Quelles sont les prévisions de l'association pour cette année ?

Sur deux propositions, les adhérents ont choisi une sortie à Paris. Neuf visites du musée sont prévues d'avril à septembre avec la participation de l'office du tourisme. En 2012, nous fêterons le cinquantenaire de la fermeture de la mine de Diélette ; dans les mois qui viennent, l'association va devoir prendre des décisions sur ce travail de mémoire.

 

Ouest France Flamanville le 08-03-10

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