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Jusqu'à la moitié du XXè siècle, la mine de Champleix, à Vendes, a été en exploitation

Publié le par REVEL Stephane

En 1924, Louis Lampre a racheté la moitié du château de Vendes, l'autre étant occupée par les ingénieurs de la mine.
Fin du XIXe siècle. Les sieurs Brun et Biraben sont propriétaires des mines de Champleix. Deux puits sont en exploitation, celui d'Audiffred et celui de la Gineste. Une cinquantaine d'ouvriers y travaillent et la production moyenne est de 20 tonnes de minerai par jour.

Si le problème de l'acheminement a été réglé par l'ouverture de la ligne ferroviaire Eygurande-Miecaze, une difficulté reste d'actualité : la traversée du Mars entre le carreau de la mine et la gare. Les propriétaires vont avoir une idée de génie, novatrice et quasiment unique pour leur époque.

Ils imaginent un porteur aérien, sorte de téléphérique qui franchit la rivière en une seule portée de 200 mètres, à une hauteur de 40 mètres au-dessus du Mars. Deux câbles, à distance horizontale de 2 mètres l'un de l'autre, servent de rails permettant la circulation des chariots sur lesquels sont fixés les bennes remplies de charbon. De chaque côté, deux constructions à la solide charpente abritent chargement et déchargement sans qu'aucun transbordement soit nécessaire.

En 1906, l'entreprise devient Compagnie des charbonnages du Champleix et c'est l'année suivante qu'elle achète à Paul Peyrac, chanoine à Ydes, la moitié du château de Vendes pour y loger les ingénieurs. Les ouvriers, quant à eux, sont hébergés dans une cité de quinze pavillons, construite à proximité du site de production. Cinquante et un logements peuvent héberger jusqu'à deux cents personnes.

La suite de l'histoire de la mine connaît des hauts et des bas et, de 1919 à 1926, l'activité est sporadique. La création de la SA des Houillères de Vendes, cette année-là, ne changera pas la donne et l'exploitation est stoppée en 1931, le charbon ne s'écoulant plus. Après quelques autres soubresauts de fonctionnement, l'activité de la mine s'arrête définitivement en mai 1953.

En 1924, Louis Lampre, entrepreneur de travaux publics et négociant en bois, a racheté la moitié du château de Vendes, ainsi que plusieurs terrains de l'exploitation houillère. L'un de ses fils, Georges, entre aux mines de Champagnac et sera "gueule noire" toute sa vie. L'autre, René, prend la suite de ses parents au château et y passe son existence, rachetant la seconde moitié en 1953 à la Société des mines de Champleix. Un arrangement familial ramène finalement la propriété à Georges Lampre, qui la laisse en legs à sa fille, Yvette.

Sources. Archives d'Yvette Lampre. Champleix, mémoire d'un site d'André Avrard.

Yveline David La Montagne Publié le 06/11/2016

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