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Aubin : une cité au passé riche et pluriel

Publié le par REVEL Stephane

Aubin a gardé les traces de son passé minier. Un musée rappelle le quotidien des mineurs.

Aubin est l'une des plus anciennes villes du Rouergue, fondée vers l'an 193 par Claudius Albinus, général romain qui légua lui son nom. La ville possède une histoire insoupçonnée, aux multiples strates. Les Romains, soucieux de protéger les richesses naturelles de la vallée de l'Enne édifient une forteresse qui deviendra par la suite le château des seigneurs d'Albin comptes du Rouergues. Avec la révolution industrielle, la localité prend un essor fulgurant. En 1848, la société Riant-Frères créée le quartier du Gua ou se dressent les forges et les aciéries. Aubin a conservé de superbes emblèmes de cette période faste : les cheminées des forges, le plan d'eau du Gua près duquel siégeait la direction de la compagnie, la grande école Jules-Ferry ainsi que l'église Notre-Dame des Mines, à Combes. La visite du musée de la mine Lucien-Mazars est incontournable, faisant face à la statue du mineur, place Jean-Jaurès.

Au hasard, le visiteur qui s'aventurera dans le vieille Aubin ne sera pas déçu : maisons à colmbages, la halle aux grains… Sur le piton rocheux, il s'émerveillera de la formidable position du vieux fort, avec sa tour carré et son four à pain. À découvrir aussi, l'église, le chemin de croix et la statue de la vierge à l'enfant. Après avoir visité Aubin et Cransac on peut partir à la rencontre des pittoresques villages de la vallée du Lot : La-Roque-Bouillac, Boisse-Penchot, Livinhac, Almont-les-Junies, Saint-Pathem, Saint-Santin ou La Vinzelle. Tous autant pétris de charme et de secrets patrimoniaux.

Tout public, gratuit

Diverses scènes permettent de revivre le quotidien des gueules noirs, et même le fameux coup de grisou.


Cransac, le renouveau thermal

L'histoire de Cransac est intimement liée aux thermes et au charbon. Au début du XIXe siècle, la localité développe le thermalisme, dont la renommée atteint Paris. Puis l'exploitation de la houille, comme partout dans le Bassin de Decazeville, chamboule les terrains, stoppant la production de ses eaux bienfaisantes. De 1967 habitants en 1861, la population grimpe à 8 000 en 1906. Au début des années 1960, la fermeture des mines porte un coup à la commune qui misera à nouveau sur le thermalisme. Depuis, Cransac-les-Thermes soigne son cadre, à l'image de son magnifique bâtiment thermal, accueillant près de 4 000 curistes.

L'office de tourisme propose plusieurs circuits qui permettent de découvrir le patrimoine de Cransac. Tél : 05 65 63 06 80.

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